‹ Travaux sur l'histoire du droit françaisChapitre 228 sur 250 · DIVISION EN MORALE ET EN DROIT · texte numérisé non relu

DIVISION EN MORALE ET EN DROIT

La plus simple observation nous oblige à distîu guer deux sortes de prescriptions morales, dont l'accomplissement est, pour les unes, obtenu par la cocrcition de l'Etat; pour les autres, abandonné à la volonté de l'individu. Pour les premières on regarde principalement au fait, à Faction; pour les secondes à l'intention.

Celte distinction avait été négligée par les Grecs. Distinguant la justice de l'Etat de la justice de l'homme, ils n'admettaient la contrainte contre l'individu que pour l'accomplissement de prescription» qui s'adressaient uon à lui, mais à l'Étal, et pour l'accomplissement desquelles l'Etat ne souffrait luimême aucune contrainte. Mais la philosophie abstraite, qui adresse toutes ses prescriptions à l'individu, ne peut se dispenser d'expliquer comment d'un même principe découlent deux ordres de prescriptions contradictoires.

PrrrENDORi divise l'éthique en deux branches: l'une positive, la théologie; l'autre philosophique , le droit naturel, auxquelles correspondent les prescription* du for intérieur et du for extérieur. Cette division, assez arbitraire1, est attaquée par Leirnitz : celui-ci reconnaît que le for intérieur doit rester exclu du

t. Pltfkndorf est d'ailleurs oblige île la compléter par un titre de promisruis qfficiis humatiitatis.

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