‹ Travaux sur l'histoire du droit françaisChapitre 65 sur 250 · Coutum. génér. , |>. 1073, 1191 et · texte numérisé non relu

Coutum. génér. , |>. 1073, 1191 et

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tant des dispositions des diverses coutumes que des limites de leur territoire.

La Thauiassibre a observé que toutes les coutumes , dans le Berry , étaient originairement locales : cette remarque , bien comprise, peut s'appliquer avec non moins de vérité à la France entière. Or la coutume a beau , dans son application locale et de chaque jour , offrir une certitude que la législation écrite n égale pas toujours et surpasse rarement : pour le jurisconsulte postérieur, qui ne vit plus de la vie de l'époque et de la localité; pour l'historien du Droit, qui ne |>cul embrasser que les grandes masses, l'insuffisance des monuments et l'autorité toute particulière et locale de ceux qui subsistent, ne permettraient plus de retracer avec une certitude et une précision complètes la \ive image des diversités coutumières, si la rédaction oflicîelle u'était venue les fixer.

Dès avant la rédaction officielle des coutumes, leurs di*|iositions avaient été consignées dans de nombreux et précieux documents. Iudé|)ciidamnicul de Pierre de Fontaines, des Etablissements, de Heaimammh et de quelques autres, les procès- verlwux mêmes de la rédaction des coutumes fout mention d'anciens livres, papiers et registres coutumiers eu Bourgogne, à Chaumont, dans le Bourbonnais , dans l'Auvergne, clans la Saintongc, à Bordeaux, à Sentis, à Clermoiil (en Beauvaisis), eu Normandie et en Bretagne. Ia\s uns étaient des oimages, des soi les île traités, où «1rs |Mi ticuliers s ciaient cfloicés d'exposci des règles cou-

lumières dont ils devaient la connaissance à leur expérience pratique ; les autres étaient ce que Bouteilles appelle le livre coutumier du greffe 1 , c'est-à-dire un recueil des coutumes tenues pour vraies en jugement, et enregistrées par le greffier par forme de mémorial. Ce livre coutumier du greffe n'avait aucune autorité obligatoire ni exclusive, telle que les coutumes rédigées officiellement en ont joui depuis. D'ailleurs c'étaient les coutumes les plus certaines et les plus fréquemment appliquées qui devaient s'y trouver le moins. Quant aux coutumiers rédigés par les particuliers, sous forme plus ou moins scientifique, il n'est que rarement possible de déterminer d'une manière précise dans quels lieux les dispositions qui y sont rapportées étaient ou non en vigueur. II faut donc conclure de là que, si les coutumiers de l'époque féodale sont la véritable source de l'interprétation des coutumes postérieures et le correctif indispensable à l'application inexacte qu'on pourrait vouloir faire de celles-ci aux temps qui les ont précédées , ces contumiers à eux seuls seraient tout à fait impuissants à nous donner des institutions cou lumières autre chose que leurs principes les plus généraux. Les diversités locales nous échapperaient en grande partie, et là même où il en resterait des traces, il serait impossible d'eu assigner exactement le territoire.

Lors de la rédaction officielle des coutumes , au

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