mitum. géniT. , t. 1, j
nouvelle rédaction des coutumes d'Amiens, celles de Gerberoi ne furent point admises. Le vidamé de Gerberoi est donc resté soumis purement et simplement à la coutume générale d'Amiens , et la rédaction de la coutume de Gerberoi n'a plus été considérée que comme un titre particulier et comme une reconnaissance faite par les vassaux et sujets du vidame des droits féodaux et seigneuriaux prétendus par lui. 1
Au uord de la prévôté de Montreuil-sur-la-mer, du bailliage d'Amiens, s'étendait, entre l'Artois et la mer, le territoire des coutumes générales du comté, pays et sénéchaussée de Boulenois. On y suivait, outre les générales, les coutumes, de la ville, basse ville, bourgage et banlieue de Boulogne-sur-la-mer; celles du lieu et bourgage de Desvrenes, celles de la ville et banlieue d'Elaples-sur-la-mer, celles de la ville de Wissa ni, celles du village de Herly, celles de la terre et seigneurie de Quesques en Boulenois; enfin, celles du bailliage de INédonchel , enclavé dans l'Artois. 2
Si les prétentions élevées par les officiers de la prévôté de Montreuil sur le Boulenois restèrent sans succès, à plus forte raison Calais, ancienne dépendance du comté de Boulogne , mais occupé alors par
1. Voyez, pour tout ce qui concerne le vidame de Gerberoi, les procès-verbaux des coutumes de Senlis et d'Amiens (Cout. gén., t. I, p. 117, 207; t. II, p. 734), les notes sur l'art. 99 de la coutume de Senlis, et surtout une note de Ricari» sur Gerberoi. Coutum. génér. , t. ï, p. 222 et suiv.