‹ Treize Motets et un Prélude pour OrgueChapitre 5 sur 39 · P. 681 de la revue, IX du tirage à part · texte numérisé non relu

P. 681 de la revue, IX du tirage à part

écrivit une messe Dulcis amica qu’Attaingnant recueillit dans son troisième livre de messes (1540) 1. Gombert publia en 1532 chez Jacques Moderne une forme à quatre voix du motet. Le thème était si populaire que Dulcis amica entre dans une énumération de chansons profanes qu’on trouve aux suppléments du V® livre de Pantagruel ?.

Quoique fort simple de facture sous sa forme originale, il est douteux que notre motet remonte plus haut que 1470. L’esquisse d’une imitation entre les trois voix qui forme le début, certains détails de l’harmonie (par exemple la dissonance par retard de 14 voix moyenne à la mesure 22 et la forme de la cadence finale) annoncent une époque assez avancée du xv® siècle, sinon son extrême fin.

Plusieurs traits de ressemblance avec le Sicut lilium de Brumel (n° x) permettraient de tenter une attribution de Dulcis amica à cet élève d’Ockeghem. Mais il serait en ce cas étrange que le nom de l’auteur ne nous soit transmis par aucun des manuscrits qui contiennent l’œuvre ou ses formes modifiées.

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