‹ Trente années dans les déserts de l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 109 sur 143 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

nt.Îl n'y jurier ainsi que les soldats et toutes les personnes qui s’approhe ; mais | chaient de fui.

craindre, ë De tous les captifs faits dans ce comptoir,on ne garda que trois vus fîmes hommes en prison ; M. Harshield, le métis Maveen compromis dont les dans le meurtre du gouverneur de la baie d'Hudson, et un comds : nous mis. Les autres s’éloignèrent sans être inquiétés. Joseph Cadotte, us l’inté- le demi-frère de Nowlan, présenta une apologie très humble et terre l’un très soumise de sa conduite ; il promit, si l'or voulait le relâcher, rcher nos de se rendre à son canton de chasse pour ne plus se mêler en rien hommes des affaires des traiteurs : on le mit donc en liberté. Mais, «1 lieu empêcher de tenir sa parole, il partit aussitôt pour le comptoir de Mouse- River, où il réunit quarante métis, avec lesquels il revint pour reà coucher prendre la place.Il n’osa pas toutefois venir jusqu’à nous ; il s’arça sur ses rêta à un mille de distance et y resta campé quelque temps. aciiement | Né és lu. RAA VAN VAS ZA VS VA VAN VA AZ VA VAN Ut NN ON M NN WOW M X # % % % | 4 tel

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D 6 ne L gelé, on CHAPITRE DOUZIÈME. . it : Î] l'UE Ne il COprE ’ Arri.ée de Selkirk. — Terribles rivalités. — Crime sur crime. — Morts Fi mon oubli d2 faim. — En face de l’ennemi. — Lutte atroce. — Péripéties impré- 1 e rochai à vues, — Intolérable persécution. — Horrible guet-apens. — Les suites \à P ? d’une injâme agression. — Nouvelles scélératesses. — Protection proet sur des videntielle. | | ses crimes ii:

à la u : . , GES orsqu'à | U bout de vingt jours, j’allai rejoindre ma faà ma Ca- mille à Pembinah, et je me mis, avec Wage- À e ne VOyaIS tote, à chasser les bisons dans la prairie. On finis voyais pas me dit alors que le plupart des métis du RER LE t brûler à Gpays étaient enragés contre moi, à cause du | 1h ua à m'in- | il

parti que je venais de prendre contre la compagnie du Nord-

Ouest ; quelques personnes m’avertirent même qu’on en voulait à mes jours. Je répondis qu’il fallait tomber sur moi pendant mon sommeil, qu'autrement je ne craignaïis rien. On rôda plusieurs fois autour de moi avec l'intention de me tuer ; mais j'échappai à tout danger. |

Je passai le reste de l’hiver avec les Indiens, et au printemps je retournai à l’Assinneboin.Lord Selkirk arriva, vers le même temps, du fort William.Peu de jours après, M. Cumberland et un autre commis de la compagnie du Nord-Ouest passèrent en canot, remontant la rivière : comme ils ne s’arrêtaient point au fort, lord Selkirk détacha un canot à leur poursuite ; ils furent pris et incar-

cérés.

Les employés du comptoir de Mouse-River, appartenant à la compagnie du Nord-Ouest, descendirent alo:: *:. ‘ère ; mais

effrayés d’avoir à passer devant le fort, ils firent halte et campèrent à peu de distance en deçà. Les Indiens des cantons éloignés, qui n’avaient point entendu parler des troubles et des changements survenus, commencèrent alors à s’assembler ; ils manifestèrent une grande surprise de ne pas trouver leurs anciens traiteurs en possession du fort.

Vers ie commencement de l’été, on publia une lettre du juge Codman, qui offrait deux cents dollars de récompense à qui prendrait et livrerait trois métis gravement compromis de : les derniers troubles ; c’étaient Grant, principal chef des mi: Nord-Ouest, Joseph Cadotte et un naturel.Tous furent pris p. e gens de notre fort, accompagnés de l'interprète Nowlan ; mais on les relâcha sur leur promesse de se représenter à l’arrivée du juge Codman. A peine était-on rentré au fort, que l’indigène vint se rendre, et annonça que Grant et Cadotte avaient pris la fuite dès que Nowlan et les siens avaient eu le dos tourné. Ils s'étaient rendus chez les Assinneboïins, d’où ils ne revinrent que lots: 1'on les

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envoya prendre pour les traduire devant la cour. L'homme qui s'était rendu de bonne grâce obtint sou pardon.

Lord Selkirk attendait depuis longtemps l’arrivée du juge chargé de prononcer sur le sort des accusés de crimes capitaux et d’arbitrer les prétentions des compagnies rivales. Son impatience devenant chaque jour plus vive, il expédia pour Sahgiuk un exprès avec des vivres, des présents et l’ordre de poursuivre sa route jusqu’à ce qu'il eût rencontré le juge. A l’un des comptoirs de la compagnie du Nord-Ouest, au delà de Sahgiuk, cet homme fut fait prisonnier et rudement battu par un agent de la compagnie nommé Black ; mais le juge étant arrivé sur ces entrefaites, Black et un autre commis, nommé Mac-Cloud, prirent la fuite et allèrent se cacher parmi les Indiens. Quand le juge Codman les envoya chercher de la rivière Rouge, on ne put les trouver.

L'instruction judiciaire dura longtemps : beaucoup de prisonniers furent successivement relâchés ; mais M. Harshield et le métis Maveen furent chargés de chaînes et plus étroitement gardés. Le juge avait sa tente à égale distance entre notre fort et le camp de la compagnie du Nord-Ouest : c'était probablement pour ne paraître partial en faveur de personne.

Un matin, comme je me tenais sur la porte du fort, je vis le juge, grand et gros personnage, venir à moi accompagné de M. Mackenzie, d’un métis nommé Cambell, et d’un vieil Indien Naudoway. Ils entrèrent dans le fort, allèrent de chambre en chambre, et parvinrent enfin dans la pièce où se tenait Selkirk. Cambell suivit le juge, et, tenant un papier d’une main, posa l’autre sur l'épaule de Selkirk, en disant quelques mots que je ne compris pas. Il s’ensuivit une longue discussion entièrement inintelligible pour moi, mais je remarquai que M.Mackenzie et Cambell se tenaient près de 1à toute la journée. Vers la nuit, Nowlan me dit que le juge avait condamné la compagnie du Nord-Ouest à une

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