CHAPITRE DOUZIÈME
amende considérable, je ne sais si c'était trois cents ou trois mille dollars, et que lord Selkirk était relevé de ses arrêts. M. Mackenzie et Cambell partirent alors : les agents de la compagnie de la baie d'Hudson les insultèrent vivement sur leur passage. Le juge resta à dîner avec lord Selkirk.
On parla beaucoup de la paix entre les Sioux et les Ojibbeways. ‘ Le colonel Dickson aimaït à dire que les Sioux ne seraient pas les premiers à violer le traité, parce qu’ils n’oseraient rien faire sans son consentement. Or, un jour, précisément comme il s’en vantait, survint un chef d’Ojibbeways avec quarante hommes portant des flèches ensanglantées, arrachées des corps de leurs compagnons, . ] eflemert tués par les Sioux, auprès d’un comptoir qui appar ziit à M. Dickson lui-même. Cet événement diminua pendant quelque temps son assurance.
Lord Selkirk, à son tour, réunit tous les Indiens vers le même temps et leur distribua beaucoup de tabac, de liqueurs fortes et d’autres présents, en leur adressant un de ces discours longs et paternels, si communs dans les assemblées indiennes.
Les Indiens répondirent à ses paroles de paix par les promesses et les protestations d'usage ; et, au moment de s'éloigner du fort, dans la même soirée, ils volèrent tous les chevaux de lord Selkirk et de son parti. Le matin, pas un cheval ne restait, et la plupait des Indiens avaient disparu.
La chute des feuilles était si avancée, que je ne pouvais retourner, cette année, aux Etats. Lord Selkirk, ayant peut-être entendu dire quelque chose de mon histoire, s’intéressa à ma personne. Il s’informa des événements de ma vie, et je lui en racontai les détails, particulièrement la part que j'avais eue à la surprise du fort. Le juge Codman, qui était aussi resté, parla souvent de moi à lord Selkirk. « Cet homme, dit-il, a guidé notre parti du lac des Bois jusqu'ici, dans la saison d’hiver ; il a puissamment eontri-
rois mille [ackenzie e la baie
juge resta
bbeways. :
nt pas les faire sans n vantait, ortant des mpagnons, ir qui apninua pen-
rs le même rs fortes et rs longs et S.
ar les proe s'éloigner aux de lord estait, et la
ais retourêtre entena personne.
acontai les surprise du ent de moi i du lac des lent eontri-