CHAPITRE PREMIER
revint MM seule fois ; un petit bateau passait ; les Indiens m’y conduisirent
var venu | en canot, supposant avec raison que mon apparence misérable | exciterait la compassion des hommes de ma couleur. Je reçus du pain, des fruits et d’autres présents, mais on ne me laissa qu’une la nage. MON pomme.
e en Îles : Deux ans après mon enlèvement, les agents anglais convoquèl’homme ME rent une grande réunion à Mackinac.Il s’y rendit des Sioux (1),
des Winnebagoes, des Menomonees et des Indiens d’autres tri-
nant un ‘1 bus éloignées, aussi bien que des Ojibbeways et des Ottawas. celui de E Quand le vieux Manitoogeezhik revint, j'appris qu’il avait ren- >s nègres, MN} contré à Mackinac sa parente Netnokwa, regardée, malgré son non frère M sexe, comme le principal chef des Ottawas.Cette femme avait vu mes amis Bi mourir un fils, à peu près de mon âge ; on lui avait parlé de moi, diminua et elle voulut m'acheter pour le remplacer. Ma vieille mère insorte dans dienne, la loutre, l'ayant appris, protesta avec véhémence contre 5 pensées ce marché. Je l’entendis dire : « Mon 1ls est mort une fois ; il m'a nt promise été rendu ; je re veux pas le perdre de nouveau ». Mais ses pro-
L s'en sou-M testations ne furent guère écoutées, lorsque Netnokwa vint à P notre camp avec beaucoup d= whisky et d’autres présents. Elle
voulaient fit d'abord porter à notre loge un petit baril de whisky de dis
bois, et je M gallons, des couvertures, du tabac et d’autres objets de grande
. Pendant valeur. Elle connaissait parfaitement les dispositions de ceux
hmment à avec qui elle avait à négocier. Des objections furent faites, jus-
a famille qu'à ce que le contenu du baril eût circulé pendant quelque
temps ; alors un second baril et quelques présents de plus com-
|plétant le marché, je fus remis à Netnokwa.
Cette femme, déjà avancée en âge, était d’un extérieur plus
ez à Ma ses filles, fils, à peil Kwotasht
(1) Ainsi qu'on leverra dans’la suite, cette peuplade des Sioux était belliqueuse, vindica- . Benaiss}
Ltive, entreprenante, parfois d’une audace qui ne reculait devant rien.Dans une circonstance où sans doute la faim les pressait, on vit une bande de Sioux quitter les forêts, se rendre à Eproximité des régions occupées par les Américains et fondre subitement sur la malle-poste à bson passage pour la dévaliser, — absolument comme les plus hardis des brigands en Italie ou .
cs qu'un len Russie,