‹ Trente années dans les déserts de l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 12 sur 143 · NN · texte numérisé non relu

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avenant que ma première mère ; elle me prit par la main et me M conduisit à sa cabane, à très peu de distance ; 1à je vis aussitôt 1 que j'allais être traité bien plus doucement ; elle me donna beaucoup à manger, me revêtit de bons habits, et me dit d’aller jouer 1

Un

avec ses enfants. Nous ne séjournâmes que peu de temps à Sau- M genong ; Netnokwa ne voulut point s'arrêter avec moi à Macki- | nac ; nous y passâmes pendant la nuit pour gagner la pointe Saint-Ignace, où elle me confia à quelques Indiens pendant tout le temps de son séjour auprès des agents anglais. Ses affaires ter- ! minées à Mackinac, nous reprîmes notre voyage et peu de jours M nous suffirent pour atteimare Snabawywyagun. Le grain était M mûr alors, et, après une courte station, nous remontâmes la rivière pendant tiois jours ; de l'endroit où nous laissâmes nos canots pour nous diriger par terre, il nous fallut camper trois fois | avant d'arriver au lieu où nous devions bâtir des cabanes pour

l'hiver.

Le mari de Netnokwa était un Ojibbeway de la rivière Rouge, À nommé Tawgaweninne, le chasseur ; plus jeune de dix-sept ans que Netnokwa, il avait répudié une première femme pour s’unir à elle. Il se montra toujours bon et indulgent pour moi, me trai- li tant plutôt comme un égal que comme”un inférieur ; en me parlant, il m’appelait son fils, mais il n’avait dans la famille qu’une importance de second ordre ; tout appartenait à Netnokwa, et elle avait partout et toujours la direction de toutes les affaires. Dans la première année, elle m'imposa quelques tâches ; elle me faisait couper du bois porter du gibier ou de Î’eau,et rendre d’autres Bs services que l’on n’exige pas ordinairement des enfants de mon âge ; mais elle me traitait constamment ‘avec tant de bonté que | je me trouvais content et heureux, en comparant ma condition |

présente au traitement que j'avais éprouvé dans la famille de B

Manitoogeezhik.

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