CHAPITRE QUINZIÈME
1-dessous ors agent La compagnie américaine des fourrures. — Travail et privatéons parmi les blancs, famine chez les Indiens. — Criantes injustices. — Enfants qu'on ne refusés à leur père. — Abominable machination d’un jeune gredin. xl m° était — :$es paroles hypocrites et ses actes monstrueux. — Une affreuse : ehasse à l’homme sur terre et sur l’eau. — Le plus ,jaudacieux des n qui en assassinats. — Invocalion de Dieu et secours énespéré. — Extraction ir don me d’une balle par un blessé, — Une accumulation d'épreuves. — Espé- À rances eé projets. — Publication des souvenirs de Tanner. iva sur le ( le gouver- oc 2 ; LA K £ à à j 1 porte gTa- lÉPOURVU ainsi de tout emploi, je contracta tard avec M. Stewart, agent de la compagnie n’engager | américaine des fourrures, un engagement en à cette pour accompagner les traiteurs parmi les ir avec lui MON Indiens, avec le traitement annuel de 225 e anglaise dollars. Je devais aussi recevoir des vêtements. Ces conditions me endre que 1 parurent préférables à l’emploi d’ouvrier que l’agent m'offrait Le colonel dans sa forge.
inte-Marie Je mis mes enfants à l’école à Mackinac, et j'allai au saut de probable- k Sainte-Marie avec M. Morrison, l’un des principaux commis de Mackinac, la compagnie. De là, on m’envoya en bateau avec quelques Franbns ; mais, çais à Fond du Lac. Je n’étais point familiarisé avec les habitudes rdonna de de ces gens-là, et j'aurais eu à souffrir du manque de provisions, e donnant peut-être mêine en serais-je mort, si je n’avais pu acheter quelques outes mes vivres de l’équipage. De Fond du Lac, j’allai au lac de la Pluie | une lettre avec M. Cote ; mais mon inexpérience des affaires dans lesquelles | résidence, je m'étais embarqué m’exposa à beaucoup d’inconvénients. aux trai- À J'avais encore avec moi plusieurs de mes trappes, qui me serau saut de À virent à prendre, dans ce voyage, un grand nombre de rats mus-
ité. D qués, et je ne fus pas moins surpris que mécontent d'apprendre
que leurs peaux ne m’appartenaient pas. Non seulement il me fallut les livrer, mais on m’'obligea de conduire seul un canot, pesamment chargé de riz sauvage ; et l’on m'imposa divers autres travaux pénibles, auxquels je ne me soumis que bien à contre-cœur.
A notre arrivée au lac de la Pluie, j’allai chasser, mais sans aucun succès. Bientôt après, on m'envoya aux rapides de la rivière ; et, avant que les glaces fussent assez fortes pour arrêter la pêche, j'avais déjà pris cent cinquante esturgeons. Au commencement de l’hiver, M. Cote me fit partir avec un comrais, quatre Français, et divers objets d'échange, d’une valeur de 160 dollars seulement, pour commercer avec les Indiens.
Nous n'avions d’autres vivres que dix-huit quartes de riz sauvage par tête, et nos instructions nous prescrivaient de ne revenir qu'après avoir échangé contre des pelleteries toutes nos marchandises. Comme je savais qu’il nous faudrait aller très loin avant de rencontrer les Indiens, je sollicitai de M. Cote l’autorisation de rester jusqu’à ce que j’eusse préparé des raquettes à neige, un traîneau et un harnais pour deux bons chiens qui m’appartenaient ; mais il ne voulut pas entendre parler d’un seul moment de retard.
Après quatre jours de marche, il tomba une neige épaisse ; notre riz sauvage était déjà épuisé. Le commis et trois Français me laissèrent là pour retourner au fort ; il ne restait plus avec moi qu’un seul Français, nommé Veiage ; mais c'était un excellent homme, hardi et patient ; nous nous tirâmes comme nous pûmes de la neige avec nos lourdes charges.
Peu de jours plus tard, comme nous étions exténués par suite du manque de provisions, nous rencontrâmes plusieurs cabanes d’Indiens ; mais ils étaient en proie aux mêmes privations. Je laissai Veiage auprès d’eux, et, muni de divers objets d'échange, j'allai visiter, à quelque distance, un autre campement d’Indiess,
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