‹ Trente années dans les déserts de l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 14 sur 143 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

sorti du M ne succomba. Aux approches de l’hiver ils commencèrent à se rent se M rétablir, et nous arrivâmes enfin à l'endroit où nous avions hiolet, et M verné l’année précédente. Là on m'envoya tendre des pièges à

on nez ; martres comme les autres chasseurs. Le premier jour, je partis de me ins- M bonne heure, je travaillai sans relâche, et je revins fort tard, lable au MN n'ayant établi que trois pièges, tandis que dans sa journée un bon tomber MN chasseur en peut faire vingt-cinq ou trente. Le matin suivant, je > l’arore MM visitai mes pièges et ne tiouvai qu’une martre. Mes essais ne fu- A rent pas plus heureux les jours suivants ; les jeunes hommes se sang, je M moquaient de mon insuccès et de ma maladresse. n pansa Mon père eut pitié de moi, il me dit : « Mon fils, j'irai vous aider par us ME à poser des pièges. » Il tint sa promesse, et passa un jour à faire l’on me un grand nombre de trappes qu’il me donna. Je pris dès lors au- Indiens tant de martres que les autres ; mais les jeunes hommes ne manr. Dans M quaient aucune occasion de me rappeler que je devais la réussite à erdu un MM l'aide que j'avais reçue de mon père. ité avec L'hiver se passa de même que le précédent ; comme je devenais ser pour de plus en plus adroït et heureux à la chasse, au tir et aux pièges,

on n’exigea plus de moi aucune participation à l'ouvrage des femmes.

Au printemps suivant, Netnokwa, selon son usage, se rendit encore à Mackinac. Elle portait toujours un pavillon à son canot, et l’on m'a dit que, toutes les fois qu’elle arrivait à Mackinac, on la saluait d’un coup de feu de la forteresse. J'avais alors environ treize ans. Au moment du départ, j’entendis Netnokwa parler du projet d’aller à la rivière Rouge visiter les parents de son mari. cette nouvelle, plusieurs Ottawas se déterminèrent à partir avec nous. Parmi eux je remarquai surtout Wahkazee, chef du village de Wargunukkezée, ou l'arbre croche. Nous formions un convoi de six canots.

E Au lieu de me laisser cette ‘ois à la pointe Saint-Ignace, les

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