SES LS M
et dit qu’il voulait mourir. Notre bois servant d’allunette s'était ouillé dans notre passage ; sans moyens d’allumer du feu, et
voyant nos mocassins et nos vêtements se roidir de plus en plus, es no e commençai à croire aussi que nous allions'mourir ; mais je ne à de row uus pas, comme mon frère indien, m’asseoir et attendre paes effort M iment la mort. Je fis le plus de mouvement possible sur le Pà la dis- MBbord de la rivière, dans un endroit d’où le vent avait balayé la t nous ne) neige. Enfin, je trouvai un peu de bois sec, qui me tint lieu de le chasse briquet, et j'eus le bonheur de parvenir à allumer un feu ; nous au milieu 4 nous mîmes aussitôt à dégeler et à sécher nos mocassins, et dès enceinte, PS qu'ils furent à peu près secs, nous les chaussâmes pour aller ra- |. Les ra-h
omme def
masser une provision de bois et faire un feu plus grand ; lorsque
la nuit vint, nous avions un bon feu, des vêtements secs, et quoi-
s et sauKS Aque nous n’eussions rien à manger, nous nous trouvions encore heureux, tant nous avions souffert.
US EUTSSN Au point du jour, nous nous remîmes en marche, et à très peu ièrement
de distance nous rencontrâmes notre mère qui nous apportait
» poids des des vêtements et un peu de nourriture ; elle nous attendait la
1eT, MON veille vers le coucher du soleil, et comme elle savait que nous
se MOULES: vions à passer une rivière dangereuse, elle avait marché toute la Li ç ‘ > . . e # LA A # \
es jambe Mnuit, craignant que nous n’eussions été entraînés à travers la
allut long: glace.
| Telle fut notre vie pendant quelque temps :’nous étions à demi Émorts de faim, lorsqu'un Muskegoe ou Indien des marais, appelé le it COUT Fumeur, vint chez les marchands, et, apprenant notre extrême
rge : de tsipauvreté, nous invita à le suivre dans son pays, où il chasserait bse est de ba ht faites de li ns d’osier. LE es ingénieu c et fatiquu's les jambes!
pour nous, et d’où il nous ramènerait au printemps. Nous marchâmes vers l’ouest pendant deux jours'entiers pour arriver à sa loge, en un lieu nommé Wesaukotaseebe (rivière du bois brûlé) ; À! nous reçut sous son propre toit, et rienfne nous manqua penfdant notre séjour auprès de lui. Tel est encore l'usage des Indiens
éloignés des blancs ; ils ont des sentiments d'humanité ; mais lesk "A
Ottawas et tous les autres Indiens, voisins des établissements M | nous européens, ont appris à ressembler aux blancs, et à ne donner qu’à \ jusq ceux qui peuvent payer. faire Si quelqu'un de ceux qui appartenaient alors à la famille de : jeta Netnokwa rencontrait, après tant d'années, un membre de {a UN cano famille de Petwawweninne, le fumeur, il l’appellerait frère et le vieill traiterait en frère, en souvenir de sa bonne action. NU distir Nous étions de retour au portage depuis peu de jours, lorsqu'un $ J'ava autre homme, de la même bande de Muskegoes, nous invita à ques venir avec lui lars une grande île du lac Supérieur, où nous trou à | Je verions, en abondance, des caribous, des esturgeons, et tout cel me p: qui serait nécessaire à notre entretit:: ::: "le suivimes donc, et, tout partis à la pointe du jour, nous débarquämes avant la nuit, mal-BSS nots, gré le vent contraire. Dans les creux des rochers à fleur d’eau quil} verne entourent l’île, il y avait plus d'œufs de mouettes que nous n’en etave pouvions porter ; nous haiponnâmes aussi deux ou trois estur- hi Lon geons, aussitôt après notre arrivée ; le lendemain, Wagemahwub, D grand que nous nommions notre beau-frère, et qui était en effet parent agitée éloigné de Netnokwa, rapporta de la chasse deux caribous. On Il nous fallut un jour pour aller du rivage à un grand lac qui venir reçoit une petite rivière. Nous y trouvâmes des rastors, des lou-l croyai tres et beaucoup d’autre gibier. Tant que no: ‘aimes dans SN quelle cette île, nous eûmes des provisions en abondur r us la quit- Sans a: tâmes pour retourner au portage, formant un convüi de dix ca- d’une
nots, dont huit appartenaient à la famille de Wagemahwub. La voyais nuit avait ét calme ; l’eau n’était pas même ridée lorsque nous chair « partîmes de l’île aux premières lueurs du matin.A peine avions-BSS dans l nous navigué pendant deux cents verges, que tous les canots EPleur ra s’arrétèrent, et le chef, à haute voix, adressa & 1e prière au Grand EM toujou Esprit pour qu’il jetât un regard favorable : :: :ivtre traversée. | Nou
; mais les!
issements M nner qu'à M
amille del bre de laM rère et le
lorsqu'un À s invita à 1ous trou: # t tout ceh
donc, et, nuit, mald’eau qui nous n’en ois esturemahwub, jet parent s.
d lac qui , des loues dans s la quite dix cawub. La que nous
e avions-|
es canots
au Grand
raversée.