‹ Trente années dans les déserts de l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 22 sur 143 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

pus ne | Le matin, on me permit d'accompagner quelques Indiens pour e réus- prer.ire part à la chasse de ces animaux ; ils en rencontrèrent

ï quatre et tuèrent un mâle. Il nous fallut dix jours pour remonter 1 sable M l’Assinneboin ; on tua plusieurs ours sur ses bords. Cette rivière er hors is D est large, basse et sinueuse ; son eau est trouble comme celle de ut vite à la rivière Rouge ; mais le fond de la première est sablonneux, et | que la 0 celui de la seconde ordinairement bourbeux. Les deux rives sont 6, nous MS couvertes de peupliers, de chênes blancs et de quelques autres n'aurait MN arbres qui atteignent une hauteur remarquable. Les prairies,

” MN cependant, sont peu éloignées, et quelquefois s'étendent jusqu’au uivante, SNS bord de l’eau.

és, nous 5 Nous nous arrêtâmes dans un endroit nommé Portage de la . Il était] Prairie, éloigné, par terre, de soixante-dix milles de l'embouchure nous dé- ‘ | de l'Assinneboin ; la distance par eau est beaucoup plus grande. t qui pt NS Les Indiens conseillèrent à un marchand qui nous accompagnait . Le mar d'y construire sa maison pour passer l’hiver ; nous laissâmes 1à amille de tous nos canots pour nous répandre dans les terres et chasser les site. D castors dans les petits ruisseaux.

la rivière chure def eways € éunirent

Les Indiens désignèrent une crique pleine de ces animaux, où

À nul ne pourrait chasser sinon Wamegonabiew et moi ; ma mère me donna trois trappes et m’apprit à les tendre à l’aide d’une corde attachée autour du ressort, car je n’étais pas encore de force à le

s assister. faire avec mes mains comme les autres Indiens. Le lendemain

"une cofr matin, je trouvai des castors dans deux de mes trappes ; ne poucore subi frir qu'il s hommes bnvinrenttse rait.Notf ous caf

rant les prendre moi-même, ie rapportai sur mon dos trappes et astors, et la vieille femme vint à mon aide, heureuse et fière de k on succès ; elle avait toujours été bonne pour moi, et souvent elle prenait mon parti quand les Indiens voulaient me mortifier Du me maltraiter.

! Nous étions aussi bien approvisionnés que le reste de la bande : bar, lorsque notre gibier ne suffisait ps, nous étions sûrs de par-

RSS EE TON

Reg cmmarmernmmnm

BL veu orme ge eue

° D nn Em mt = Le mm PRE

tager la chasse de quelques-uns de nos amis. Les Indiens qui pas-

sèrent l’hiver avec nous occupaient deux cabanes, et nous une |

troisième ; maïs, à la fin de notre séjour, des Crees vinrent en élever quatre autres auprès de nous. Les Crees sont parents des Ojibbeways et des Ottawas ; leur langue diffère un peu et ne se comprend pas tout d’abord. Leur pays touche celui des Assinneboins ou rôtisseurs de pierres.

Après trois mois de séjour, le gibier devenant rare, nous commençâmes à souffrir tous de la faim. Le chef de notre bande,

nommé le Petit Assinneboin, nous proposa de changer de campe- k

ment, et fixa le jour de notre départ ; maïs, en l’attendant, notre

détresse devint extrême. Ia veille du jour convenu, ma mère

parla beaucoup de tous nos malheurs, de toutes nos pertes et de la misère excessive qui pesait sur nous. À l’heure accoutumée, j'allai me coucher comme les plus jeunes n'embres de la famille; mais je fus bientôt réveillé par les prières et les chants de la vieille femme, qui continua ses dévotions à haute voix pendant une grande partie de la nuit.

Le lendemain matin, de très bonne heure, elle nous réveille pour mettre nos mocassins et nous tenir prêts au départ ; puis elle appela Wamegonabiew auprès d’elle pour lui dire à demi-voix: «Mon fils, la nuit dernière, j'ai adressé des prières et des chant

au Grand Esprit ; pendant mon sommeil, il m'est apparu sous Lib

forme d’un homme, et m'a dit : Netnokwa, demain vous aurt! un outs à manger ; il y a près de la route que vous allez suivre, € dans telle direction (elle la lui expliqua), une petite prairie rond! d’où sort une espèce de sentier ; l’ours est dans ce sentier. Mainte nant, mon fils, je désire que vous suiviez cette direction sans €

rien dire à personne, et vous trouverez bien sûrement l'ours coiis

me je vous l’ai expliqué. »

Mais le jeune homme, qui n’était pas très obéissant, et ne faisi

qui pas-

pus une |

rent en ents des et ne se Assinne-

US CON- > bande,

> campe- à

nt, notre

ma mère

s et dela outumée, famille, Ja vieille dant uñt

s réveil ; puis elle mi-vVoix:

es chant

sous lb

ous aurt!

suivre, € irie rond

. Mainte bn sans € outs CO!

ne faisal

Page 1