‹ Trente années dans les déserts de l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 3 sur 143 · PRÉFACE. XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIII

leurs foule des nations policées, qui, plus éloignées qu'eux des lois de la

es les nature par la privation des droits qu’elle donne, font des efforts imargu- | puissants pour se procurer le bonheur. » Voilà ur type assez exact méme des raisonnements que T'anner est appelé à détrunre. facile Reniré, depuis quelques années, parmi des hommes de sa couleur, es ; él, Tanner, qui rêva si longtemps le retour à la vie civilisée, sans poudame ÙN soir s'arracher aux liens de la vie sauvrge, n'est-il pas, dans cette r l'évi- question de haute morale, le témoin le mieux choiss et le plus désinté- | ressé ? Qui connaît mieux que lui les « gens de bien grossiers », que e J.-J. | Voltaire se plaisait tant à opposer à la société chrétienne ? mir e- Divers journaux ont rapporté que l’Académie des sciences morales jameuwx k L et politiques avait confié à une commission l'étude des malheureux té dans 1 7ydiens Charvuas, qu'une spéculation effrontée livrait à la frivole ue d'un 1 | curiosité des Parisiens, tandis que de pauvres Chippeways arrilité des D vatent à Londres pour être aussi montrés en spectacle. Il est douteux "1mpos- À que cette enquête ait pu produire des résultats ; mais voici un livre de rien MN qui doit remplir les intentions de l'Académie. int plus

Les Mémoires dr Tanner sont les dernières annales d'un peuple QU que la Providence semble avoir condamné à disparaître du sol de ses Laïeux. Ces hommes, dont la race est quasi éteinte, sont les descen- |dants des sauvages qui accueillirent et aimèrent les premiers colons D français. Du jour où le nord de l'Amérique a été livré, sans aucune Mnrivalité, à la colomsation anglaise, date leur ruine irréparable. Sous La protection de la France, ils passaient lentement, par persuasion et non par force, de leur état social aux mœurs civilisées ; il fallait Qun siècle encore, peut-être, et le secours du catholicisme pour achever celte pacifique conquête. Resserrés aujourd'hus entre les sujets et

les fils émancipés de la Grande-Bretagne, leur sort n'a plus d'incer- Mitude.

qu elle

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int leur bus prébduit de entarent

habité e, Mas Indiens, il faut mourir !

que la Hélas ! ce n’est pas les armes à la mu in que périssent les derniers

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