‹ Trente années dans les déserts de l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 30 sur 143 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

rm

ades ; ilgpouvait me voir, et je savais qu’il aurait certainement pris la sci fuite’s’il eût appartenu à l'espèce que je présumais. Voyant qu'il rutch- venait droit à moi, j'en conclus que c'était un ours gris, et je me rriers, misyà courir ; plus je courais, plus il semblait me serrer de près ; oient ME malgré ma frayeur, je me souvins des leçons de Peshauba, de ne ieu où jamais tirer un ours gris sans pouvoir aussitôt me réfugier dans un lans 1e M bois, et, si j'en étais poursuivi, de ne faire feu que presque à bout portant. Trois fois je me retournai, et le couchai en joue ; inais, le de gi- voyant trop loin, je reprenais ma course; enfin, je réussis, à force ; abon- de vitesse, à le dépasser sur la route de la cabane. Tout à coup vec les j'entendis derrière moi la voix de Wamegonabiew:; je ne vis plus an qu'il l'ours et mon frère me dit que toute ma terreur provenait d’un 1èrent à déguisement qu’il avait pris.

t moi je Netnokwa, inquiète de ma longue absence, l'avait envoyé à fraîche. BR ma rencontre, et, me voyant sortir du petit bois, l’idée lui était d'élans, | venue de relever, par dessus sa tête, un vieux vêtement noir pour ai le cri SR se donner l’apparence d’un ours. La frayeur m'avait sans doute cachette aveuglé, car il était facile de reconnaître la fraude. Quand cette pour m4 DS aventure fut racontée aux anciens de notre famille, ils répriit à fui mandèrent Wamegonabiew ; sa mère lui dit que si je l'avais tué

sous ce déguisement, j'aurais été innocent.

Nous continuâmes à chasser les castors et à en tuer un grand

k moi, ή ctte fois, À achette, qu'enfi r s'était

cabane

nombre jusqu’au temps où la glace devint trop épaisse ; nous allâmes alors poursuivre les bisons dans les prairies. Quand la neige commença à se durcir, les hommes annoncèrent l'intention de me

laisser avec les femmes et d'aller au lac d'Eau claire construire des canots ; ils devaient, sur leur route, chasser les castors. Avant de nous quitter, ils voulurent nous pourvoir de quelques provisions.

ne prai M Wausso sortit seul et tua un bison ; mais, dans;la nuit, le temps

1e c’ était er ; mais les bois où nous étions campés.

devint froid et orageux, et les bisons vinrent chercher un abri dans

De grand matin, Netnokwa nous réveilla en criant qu'un grand troupeau se tenait tout près de la cabane ; les quatre guerriers et Wamegonabiew sortirent sans bruit et prirent leurs postes de manière à cerner le troupeau. Ils rirent beaucoup en me voyant préparer mon fusil, et ne voulurent pas me permettre de les accompagner ; mais, quand ils furent partis, la vieille Netnokwa, toujours disposée à me favoriser, me permit de me mettre à l'affût, tout près de la cabane, sur un point près duquel sa sagacité lui indiquait que le troupeau devait passer. Les Indiens firent feu, tous manquèrent leur coup ; les bisons passèrent à ma portée, et j'eus le bonheur d’en tuer un. C'était mon premier bison,ma mère témoigna une vive satisfaction.

Peu après, les Indiens me laissèient avec Netnokwa, une des jeunes femmes et trois enfants ; ils avaient tué, avant leur départ, beaucoup de bisons dont nous boucanâmes un grand nombre de morceaux ; ces provisions durèrent quelque temps. Je vis bientôt que je pouvais, moi aussi, réussir à la chasse des bisons, et pendant longtemps les vivres ne nous manquèrent pas. Un jour, une vieille femelle de bison que j'avais blessée vint, quoiqu'elle n’eût point de petit, se jeter sur moi, et j'eus beaucoup de peine à lui échapper en grimpant sur un arbre.

Nous fîimes du sucre (1) le printemps suivant, à dix milles au dessus du fort de Mouse-River ; le temps s'était adouci, et les

(1) Voici, au sujet de ce sucre, ce que disent les voyageurs. «Les érables de ce pays ont une sève admirable, et telle qu’il n’y a point de limonade ni d'eau de cerise qui aient aussi bon goût, ni de breuvage au monde qui soit plus salutaire. Pour en tirer cette liqueur, on taille l'arbre deux pouces en avant dans le bois ; et cette taille, qui a dix ou douze pouces de lon: gueur, est faite de biais. Au bas de cette coupe, on enchâsse un couteau dans l'arbre aussi de biais, tellement que l’eau, coulant de cette taille comme dans une gouttière, et rencontrant le couteau qui la traverse, elle coule le long de ce couteau, sous lequel on a scin de mettre des vases pour la contenir. Tel arbre en peut rendre cinq ou six bouteilles par jour, et tel habitant du Canada en pourrait ramasser vingt barriques du matin au soir, s’il voulait entailler tous les érables de son habitation. Cette coupe ne porte aucun dommage à l’arbre.... Les érable: des pays septentrionaux ont plus de sève que ceux des parties méridionales, mais cette sève n’a pas tant de douceur. » Le Hontan. — Le P. Charlevoix donne des détails analogues.

| vendue

si n( sou dres, Q autre Tappi d’une tourn Waus était « malad

sieurs hauba ici, loi plus lo lac Hu Rapida Notre Netnok moi, led et lestr

La pe wWug les

Page 1