‹ Trente années dans les déserts de l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 31 sur 143 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

and castors commençaient à reparaître sur la glace, quelquefois même riers sur les bords de la rivière ; j'avais l'habitude de me tenir à l'affût, s de et de tirer sur eux dès qu'ils sortaient de leurs retraites. Un jour, yant | en ayant tué un, je courus rapidement pour le prendre, et je passai $ aC- à travers la glace ; mes raquettes se prirent au fond dans des rakwa, cines, et peu s’en fallut que je ne fusse entraîné ; un effort presque laf- E désespéré me tira enfin de cet extrême danger.Les bisons étaient acité si nombreux dans ce quartier, que les chassant à pied, j'en tuais t feu, souvent à coups de flèche, sans autre aide que celle de chiens bien ée,et dressés.

| mère Quand les arbres commencèrent à reverdir, Peshauba et les autres hommes revinrent dans des canots d’écorce de bouleau, ne des rapportant beaucoup de peaux de castor et d’autres pelleteries ‘ur dé- d'une grande valeur. La vieille Netnokwa désirait vivement red nom- tourner au lac Huron ; c’étaic aussi le vœu de Peshauba ; mais | Je vis Wausso et Saningwub ne voulaient point repartir, et Peshauba bisons, était déterminé à ne pas se séparer d'eux. Saggitto était fort maas. Un MN malade, depuis quelque temps, d’un ulcère au ventre ; après plu- L, quoi- | À sieurs jours d’ivrognerie, il éprouva de violentes douleurs. Pesoup de hauba dit à la vieille femme: «Il n’est pas bien que Saggitto meure

ici, loin de tous ses amis ; puisque nous voyons qu’il ne peut vivre plus longtemps, le mieux est, selon moi, que vous partiez pour le lac Huron avec lui et les petits enfants. Vous devez atteindre les Rapides (Saut de Sainte-Marie) avant que Saggitto meure. » Notre famille se sépara, conformément à cette instruction, et Netnokwa partit pour le lac Huron avec Saggitto, Wamegonabiew, | moi, les deux autres femmes, une petite fille qu’elle avait achetée et les trois enfants.

illes au , € les

ys ont une aussi bon r, on taille ces de lonbre aussi de encontrant mettre des ct tel habi-

a La petite fille avait été enlevée du pays de Bahwetego-Weninne- ASS | wug,les Indiens Falls, par des guerriers ojibbeways, qui l'avaient mail

nalogues. vendue à Netnokwa. Les Indiens Falls vivent près des montagnes

PA Faire VA

Be

EN

l 1 ARON | |

rocheuses ; leur langue diffère à la fois de celle des Sioux et de celle de des Ojibbeways ; ces derniers et les Crees ont plus d’alliance avec Sa les Pieds-Noirs qu'avec les Indiens Falls. La petite fille Bahwetig, d’e achetée par Netnokwa, avait alors dix ans ; gardée quelque temps de par les Ojibbeways, elle avait appris leur langue. / En arrivant au lac de la Pluie, nous avions dix paquets de qua- aloi rante peaux de castor chacun. Netnokwa échangea quelques au- qua tres pelleteries pour du rhum, et fut ivre pendant un jour ou deux. avic Nous trouvâmes là plusieurs canots des marchands qui se ren- nou: daient à la rivière Rouge. Wamegonabiew, âgé alors de dix-huit ordi ans, ne voulant point retourner au lac Huron, résolut de profiter } sise de cette occasion de reprendre la route du nord. La vieille femme D sème lui parla longtemps pour l’en dissuader, maïs il sauta dans l’un ‘er des canots au moment du départ, et persista à ne nas en sortir, avai quelques efforts que l’on fît pour l’en arracher,comme sa mère le ne € demandait. Netnokwa fut fort affligée, et ne pouvant se résoudre endro

Le

à perdre son fils unique, se décida à repartir avec lui.

Ayant peu de confiance dans l’honnêteté des marchands, elle de le ne voulut pas leur laisser ses peaux de castor. Nous les portâmes aux a donc dans un endroit reculé du bois et un dépôt y fut fait, selon ES trouv l’usage des Indiens. Nous retournâmes ensuite au lac des Bois. leurs

De ce lac à la rivière Rouge, les Indiens ont urie route que les moind homme: blancs ne suivent jamais : c’est par le Muskeek ou portage homm

des Marais. Nous remontâmes pendant plusieurs jours une rivière un aut que les Indiens nomment Muskeegonegummeweeseebe, ou rivière où so du Marais. Nous traînâmes ensuite pendant une journée nos ca- D quelqu nots à travers un marécage, dont l’eau est recouverte de mousse JS la fin e

et de petites broussailles, qui tremblent à une grande distance taire. quand on marche dessus. Nos canots entrèrent alors dans un By La n4 ruisseau nommé Begwionusk. Ce ruisseau nous mena jusqu’à un ES 1€ plus

petit lac du même nom, dont la profondeur n’est guère de plus By à souff

es

celle avec etig, emps

qua- S audeux.

> refix-huit rofiter emime 1s l’un sortir, nère le soudre

ds, elle rtâmes , Selon Bois.

que les bortage rivière rivière nos Camousse istance ans ul qu’à un de plus k

Page 1