SRE TS FE AP EN PE S
trace, reconnurent que, n'étant point allé bien loi, il n'avait ni rencontré aucun Indien, ni rien mangé depuis sa sortie.
Les cinquante cabanes d’Assinneboins n’existant que dans l'imagination du vieillard, nous allâmes à la recherche des Crees que le jeune Naudoway avait rencontrés. Je hasard nous fit trouver, sur notre chemin, une autre bande de la même tribu ; c’étaient des étrangers pour nous, mais, demandant leur chef, nous allâmes nous asseoir à son foyer ; les femmes mirent aussitôt la chaudière sur le feu, et tirèrent d’un sac une substance inconnue de nous tous, qui excita vivement notre curiosité, Notre repas servi, nous reconnûmes que c’étaient de petits poissons, à peire longs d’un pouce, et tous d’égale grosseur. Au moment où on les avait jetés dans la chaudière, ils formaient, ensemble, une masse compacte entièrement glacée ; ces petits poissons, que nous nous habituâmes ensuite à prendre et à manger, se trouvent dans des creux qui restent ouverts sur les étangs peu profonds, et s’y amassent en telle abondance, qu’on peut les prendre par centaines à pleines mains.
Quand notre repas fut terminé, l’Indienne qui paraissait la femme du chef, examina nos mocassins, et nous en donna, à chacun, une paire de neufs. Ces Indiens étaient en voyage et nous quittèrent bientôt ; nous nous décidâmes alo*s à former un dépôt de tous les objets qui pourraient nous embarrasser pendant une longue marche, et à aller dans les plaines à la chasse des bisons. Nous suivîmes donc le sentier des Crees que nous rejoignîmes dans la prairie.
C'était vers le milieu de l’hiver ; bientôt après,le jeune Naudoway, qui nous avait guidés, tomba malade ; ses amis prièrent un vieux mélJdecin de la bande des Crees, nommé Mukkwah (l'ours), de s'occuper de sa guérison. « Donnez-moi, dit le vieillard, dix peaux de castor, et j'emploierai mon art à le guérir. » Nous avions laissé nos pelleteries en’ dépôt, et, depuis notre arrivée, nous
Dans (
un pet
dant q préten verturé soigne autre le mal:
doways firent homm eg