CHAPITRE SIKIÈME
abot, 1 Je commençai alors à prendre part aux cérémonies de ce que r mu- d l’on pourrait appeler l'initiation des guerriers. Les trois premières n ap- fois qu'un homme marche à la guerre, les coutumes des Indiens aucun | fe soumettent à diverses pratiques pénibles dont les vieux guerres où riers peuvent se dispenser. Le jeune guerrier doit toujourïs se teindre la figure en noir, porter un chapeau ou quelque autre ornet pour ment de tête, marcher sur les traces de guerriers plus anciens, et ne \ trou- jemais les devancer. Il ne doit jamais uon plus se gratter avec les t trop, doigts la tête ni aucune autre partie du corps ; s’il 7 est contraint, ils ne il emploie un petit bâton. Le vase dans lequel il mange ou boit, le 1: côté couteau dont il se sert, ne doivent être touchés par aucui. autre. 1erchai Le jeune guerrier, quelque longue et fatigante que soit la marche, antons ni doit ni boire, ni manger, ni s’asseoir pendant le jour ; s’il fait y vau- halte un moment, il tourne la face vers son pays « pour que le at faire 1 Grand Esprit puisse voir qu’il désire retourner à sa cabane. » aqtiatre. La nuit, on observe un certain ordre dans le campement. S'il e assez se trouve des branchages au lieu de la halte, on les plante en terre femelle pour entourer le camp, auquel on donne une forme carrée ou hasses, oblongue, avec un passage ou porte à l’extrémité qui fait face au pays ennemi. S'il n’y a pas de branchages, une enceinte est ait pas : entourée de la même manière par de petites baguettes ou des de im- N tiges d'herbes qui croissent dans la prairie. Près de la porte ou vaient entrée du camp, le principal chef se tient avec les vieux guerriers. ermon À Viennen: ensuite, par rang d'âge et de réputation, les autres com- « restes battants ; et enfin, au fond du camp, les hommes à figures noiretirai. À cies qui font leurs p'emières campagnes. . Nous Ù Tous les guerriers, vieux et jeunes, dorment la face tournée out ce D vers leur terre natale. Quelque incommode que soit leur position, endez- . quelque fatigue qu'ils aient supportée, ils ne doivent, pour aum, tué cun motif, changer d’attitude. Dans les marches, les guerriers ne
s'asseient jamais sur la terre nue ; il leur faut pour siège au moins
un peu de gazon ou de branches d'arbres. Ils doivent, autant que possible, éviter de se mouiller les pieds. S'ils sont obligés de passer au milieu d’un marais ou de traverser une eau courante, il leur est prescrit de conserver leurs vêtements secs, et d’envelopper leurs jambes avec des feuilles ou de l’herbe, dès qu'ils sortent de l’eau. Jamais ils ne marchent dans un sentier battu, s’ils peuvent l’'éviter ; dans le cas contraire, ils se frottent les jambes d’une préparation portée à cet effet. Nul ne doit passer sur rien de ce qui appartient à un guerrier, comme son fusil, sa couverture, son tomahawk, son couteau, ou sa massue de guerre ; ni sur les jambes, les mains ou le corps d’un homme assis ou couché. Si cette règle a été violé pr inadvertance, celui dont les membres, les armes ou les meubles ont été l’objet de la profanation, doit saisir l’homme qui a enfreint ainsi les usages :t! ‘ter à terre. Celui-ci, fût-il de beaucoup le plus fort, se laisse ren verser.
Les vases qu’ils portent pour leurs repas sont ordinairement de petites tasses de bois ou d’écorce de bouleau, marquées au milieu. Les Indiens ont des signes qui distinguent les deux côtés : en allant, ils boivent toujours d’un côté ; en revenant, toujours de l’autre. Au retour, quand ils ne sont plus qu’à une journée du village, ils suspendent tous ces vases aux arbres, ou les jettent dans
la prairie.
Un renfort de vingt hommes ne tarda pas à nous rejaoindre,sous la conduite de Tabushshah (le chicaneur). C’éte’ . "jibbeway d’un esprit inquiet et ambitieux, ne pouvant si or 2r qu'un
autre que lui dirigeât une expédition contre les Sioux. "! passait pour craindre, par dessus toute chose, de voir ses actions d’éclat éclipsées par l° ; prouesses d’un peuple aussi méprisé que les Muskegoes. Cependant il ne parut nullement opposé à notre entreprise, et il dit qu’il venait apporter aide à ses frères les Muskegoes. Aguskogaut ne pouvait pas ignorer les sentime. ts et les procédés
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