‹ Trente années dans les déserts de l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 7 sur 143 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

de vieillard leur parla longtemps : j'ai appris plus tard que c’étaient des guerriers shawneeses. Instruits par nous que des blancs nous poursuivaient sur les bords du Miami, ils marchèrent à leur renontre. Un combat sérieux s’ensuivit et le nombre des morts fut and de part et d'autre. Notre marche à travers les bois était ennuyeuse et pénible ;

dix ours environ après cette entrevue, nous arrivâmes aux bords Midu Maumée. Sans perdre de temps, les Indiens parcoururent les à Mbois et examinèr-nt le arbres en s’appelant et se répondant. Un , dans le à

Mhickory fut bientôt choisi et abattu ; son écorce enlevée fournit un canot (1) où nous entrâmes tous, et nous suivîimes le courant Mjusqu'à un grand village de Shawneeses, à l'embouchure d’une

Mrivière. Comme nous débarquions, un grand nombre d’Indiens ut espoir À à gravir |

laccoururent ; une jeune femme s’élança sur moi en criant et me franpa à la tête ; plusieurs de ses proches avaient été tués par blancs. Beaucoup de Shawneeses paraissaient vouloir me metre à mort ; mais le vieillard et le jeune homme réussirent à les jen dissuader. Je voyais bien que j'étais souvent l’objet de leur sonversation, mais je n’entendais pas ce qui se disait ; le vieillard Bsavait quelques mots anglais ; ii m’ordonnait quelquefois, dans ette langue, d'apporter de l’eau, de faire du feu, ou de lui rendre d’autres petits services qu’il commençait à exiger de moi. Deux jours se passèrent dans ce village et nous remontâmes a canot ; à peu de distance, les Indiens s’arrêtèrent près d’un (1) « Les canots d’écorce de bouleau sont le chef-d'œuvre de l’art des sauvages.Rien n’est plus joli et plus admirable que ces machines fragiles, avec lesquelles cependant on porte des oids immenses et l’on va partout rapidement. Il y en a de différentes grandeurs, de deux, de quatre, jusqu’à dix places distinguées par des barres de traverse... Le fond du canot est Md’une ou deux pièces d’écorce, auxquelles on en coud d’autres avec de la racine qu’on gomme En dedans et en dehors, de manière que l’esquif paraît être d’une seule pièce. Comm l'écorce qui en fait le fond n’a guère au delà de l'épaisseur d’un ou de deux écus, on le bortifie en dedans par des clisses de bois de cèdre extrêmement minces, qui sont posées em long... Si ces petits bâtiments sont commodes, ils ont aussi leurs inconvénients : car il faut

Bser de grandes précautions en y entrant, et s’y tenir assez contraint pour ne pas tourner... ; s sont d’ailleurs très fragiles. » Le P. Lafitau, Mœurs des sauvages américains, tome 2.

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comptoir où trois ou quatre traiteurs savaient parler l'anglais Ces hommes s’entretinrent beaucoup avec moi et me dirent qu'il désiraient me racheter pour me rendre à mes amis ; mais le vieil lard ne voulant pas consentir à se séparer de moi, les marchandsh m'assurèrent que je devais être content d’aller avec les Indien À et de devenir le fils du vieillard à la place d’un enfant qu’il avai perdu. Ils me promirent en même temps que dans dix jours ils revieadraient et me rendraient la liberté. Pendant tout notre séjour je fus traité par eux avec bonté, et ils me donnèrent abon-M@ damment à manger, ce que n'avaient pas fait les Indiens ; quand il fallut les quitter, je me mis à crier pour la première fois depui mon enlèvement, mais leur promesse de venir dans dix jours mel consola. Peu après notre départ, nous entrâmes dans le lac, et HE ent nuit, les Indiens ne s’arrêtèrent pas pour dresser leurs tentes. Aleux point du jour, ils poussèrent un cri ; quelques lumières paru:

Hard et rent sur le rivage, et aussitôt un canot vint prendre trois de a eux, il nos compagnons. ous «

Je ne me souviens guère de ce qui se passa depuis ce momentonstr jusqu’à notre arrivée à Détroit (1). D'abord nous pagayâmes ai cille milieu de la rivière jusqu’en face du centre de la ville, puis nou quelqu nous approchâmes du bord, où je vis une femme blanche s’entre es bra

tenir quelques instants avec les Indiens, mais je ne compris riebl

à leur conversation. Plusieurs blancs se tenaient aussi sur le rl Le 1 vage ; j'entendis leurs paroles sans en comprendre un seul mot À Me piq ils parlaient sans doute français. Après quelques minutes d’erfvide et tretien avec la femme, les Indiens poussèrent au large et s’éloi Mu vie gnèrent de la ville. apport

Vers le milieu de la journée, nous descendîmes dans les bois € fu tat tirâmes le canot à terre ; ies Indiens découvrirent un grand arbr ; ’avai creux, ouvert d’un côté, où ils ser:èrent leurs couvertures, leuBtour d

(1) Petite ville dans le comté de Wayne. romme

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