LA PARISIENNE
96 juin 4885.
D'après les récits qu*on avait faits des audaces voulues de la Parmenne de M. Henri Becque, le public s'attendait à être révolté. Il était venu au théâtre Molière avec beaucoup de curiosité et un peu de dignité. La curiosité ne demandait qu'à être satisfaite, dût l'auteur choquer toutes les sortes de convenances ; on s'en tirerait, aux moments les plus embarrassants, avec la dignité dont on avait fait provision.
Eh bien, toutes ces attentes et ces précautions ont abouti à des éclata de rire. Cette abominable, cette cynique Parmenne a amusé tout le monde. Le naïf public du théâtre Molière n'y a-t-il pas entendu malice? N'a-t-il pas eu conscience de la tranquillité et de la diversité des fantaisies amoureuses de la Parisienne, M*^ Dumesnil? Ce serait lui &ire injure, d'autant que ce public-là comptait