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ils sont persuadés que ces deux échelles résument tout, s'appliquent à tout, suffisent à tout. Ils ne s’avisent pas que ce prétendu Mineur ne diffère du Majeur que par un seul degré du tétracorde grave ; et que ce ne sont pas les accidents éventuels de cette échelle mineure, lorsqu'elle est descendante,
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qui peuvent lui constituer une individualité propre. Ils ont donc la persuasion que l’art moderne possède deux Modes, sans plus, qu’ils croient l’un aussi majeur que possible, — et ils ont raisen ; — l’autre aussi mineur que possible, — etils ont tort.
Il est cepen‘ant aisé de voir que ces deux tormules [1] et j2] sont loin de résumer tous les modes, autrement dit toutes les manières d’être d’une gamme, déterminées, comme on sait, par la place que les demi-tons y occupent. Supposons-nous en face d'un clavier de touches blanches, — donc abstraction faite des touches noires, — et taillons dans ce clavier autant de séries de huit sons (gammes) qu'il y a de touches différentes Nous verrons apparaitre, différenciées par la place des demi-tons, les séries suivantes :
Une série d ut à ut, qui est le mode d UT, du nom de sa fondamentale, ou son le plus grave de la série, et que la précédente figure [1] a représenté; c'est le Majeur Moderne ;
Une série de ré à ré, qui est le mode de RÉ :
Une série de mi à mi, qui est le mode de MI : :
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1. C'est le mode dorien, la Doristi nationale des Grecs. C'est aussi, d'après une admirable et lumineuse cenception de Hugo Riemann, le mode mineur absolu, le seul vrai Mineur.