XXX CHANSONS BOURGUIGNONNES XXXV
J'aivo tôjor so lé naireine (narines) Dai longs morvea,
Que me colint (collaient) su lai baibeine (babines) Qu'man (comme) dai pié d’via (veau).
Cette version, au lieu de conclure par la charmante strophe des « pigeonnes », se termine assez grossièrement. Mais elle est issue de la même veine que la chanson de Saulxle-Duc. L'air beaunois différait de celui que ce recueil-ci présente.
La chanson de Saulx-le-Duc paraît faire allusion au bonnet pointu, noir, que les ecclésiastiques ont porté, en guise de barrette, jusqu’à la Restauration. Mon grand-père maternel, originaire du canton de Vitteaux, se souvenait ,que le curé du chef-lieu, vers 1825, arborait encore un bonnet, « long et pointu ». J'ai daté la chanson d’après cette indication, assez imprécise. Dans l’Autunois le bonnet pointu des prêtres a survécu beau-
coup plus tard.
MAI GRAND MEIRE
Chanson de l’Auxois, dansée (sauteuse).
Dans l'édition de 1891 le texte musical a été, par erreur, sectionné et présenté en deux airs, les n°* 14 et 28 du recueil. Il a été rétabli ici sous sa forme complète, grâce à Félix Albert Moignot, qui a entendu chanter et vu danser cette sauteuse, vers 1875, et a noté le refrain en Tra la la la, qui termine chaque strophe.
Groûler = remuer.
[Patois et locutions du pays de Beaune, page 126. Airs 14 et 28, incomplets.
LAI TREUE GUÉREILLE LA TRUIE GUEREILLE
e Mode de LA DE
Chanson dansée (Ronde) de Pouilly-en-Auxois.
Correction apportée à la transcription rythmique des dernières mesures, mal coupées
dans l'édition de 1891.