‹ Trente chansons bourguignonnes du Pays de BeauneChapitre 48 sur 139 · LES MOIS DE L'AN-NÉE · texte numérisé non relu

LES MOIS DE L'AN-NÉE

LA PERDRIOLE CHanson Er DANsE Des MOIS DE L'ANNÉE

Cette chanson du pays d’Arnay fut exécutée, pour la dernière fois sans doute, dans le pays de Beaune en 1875, aux vendanges du Corton. Cent cinquante « Beuquins » s'esbaudirent en cette champêtre chorégraphie, le soir où la cueillette ayant pris fin, ils célébrèrent la clôture des vendanges. Aidieu painers, venoinges sont faites !

Grâce à des notes minutieuses que mon père avait prisesen face de ce spectacle, qui l'avait charmé, je puis indiquer la figuration orchestique de cette longue scène où Poésie, Musique et Danse réalisent leur antique union.

De la fruste poésie, charmante en sa naïveté, on ne peut dire qu’elle soit bourguignonne; ces strophes à coulisse grandissante et qui sont aux trois quarts francisées, ont cours en mainte province; on les chante sur d’autres airs en Champagne et jusque dans l’Ardenne; elles se retrouvent dans les dialectes du Midi, avec des variantes qui ne laissent pas de révéler le fonds commun. Mais quel est son pays d'origine ? Tiersot nous le dira.

La mélodie est, sous sa forme beaunoise, une des plus élégantes que « les XII Dons »

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