‹ Trente chansons bourguignonnes du Pays de BeauneChapitre 5 sur 139 · A XXX CHANSONS BOURGUIGNONNES · texte numérisé non relu

A XXX CHANSONS BOURGUIGNONNES

réduise à une quinte, à une sixte. Il se peut faire aussi que la mélodie atteigne les dimen

sions de l'octave, mais en se privant de un ou deux degrés, caractéristiques. Dans les deux cas une ambiguïté subsiste qui ne permet guère d'étiqueter le mode avec certitude. Supposons une mélodie cantonnée dans la sixte :

ou dans l’octave défective :

QE

Le septième degré reste inexprimé. Si l'on essaie d’harmoniser la chanson, il faut opter entre le si bémol et le si naturel, autrement dit entre le mode de SOL :

EE

et le mode d'UT :

suivant les raisons que dicte le « flair » modal : elles peuvent être subtiles. Autre exemple. Mélodies pentaphones construites sur :

(9; (9 bis] :

S'agit-il d’un mode de RÉ ou d'un mode de LA défectifs, ou même d’un Mineur moderne tronqué ? Si l'on harmonise avec si et ut naturels on prend parti pour le mode de RÉ ; le si bémol au contraire entraîne le mode de LA :

EE Enfin l'usage du si naturel et de l'ut dièse dans les accords accompagnateurs évoquent le Mineur moderne. De là trois solutions.

Et ces aspects variés créés par l’harmonisation montrent de quelles conséquences est le choix de ces accords. Aucunetrace, sinon aucun souvenir, ne subsiste des formules employées par les instrumentistes qui souvent soutenaient les chanteurs, violoneux, joueurs de « toûte » ou autres. J'ai entendu, en 1875, un menettré (ménétrier) de Pernand

gratter des « quadruples cordes ». qui n'étaient point trop fausses, en accompagnement des soli de la Perdriole. Bénévolement il s'était joint aux deux musiciens attitrés de la bande,

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