MATE ST
il a fait remarquer que,si la mortalité paraissait si élevée,
cela provenait des complications secondaires, soil d’une infection parle de la plaie opératoire, soit des lésions méningées, soit d’un érysipèle intervenant ; ce sont done des complications évitables de l'opération.
Examinons la mortalité d’après les types d’intervenons. Baumm, sur 19 cas de relèvement par üire-fond, a eu deux morts, dues à une hémorragie méningée. Vicarelli, sur 14 cas, n’a pas eu un seul décès. Commandeur, sur 18 cas de relèvement sanglant simple, a eu 8 morts, par hémorragie méningée, par accidents infectieux.
Le même auteur n’a pas eu de décès sur 9 cas de relèvement sanglant avec trépanation. Ces heureux résultats ont été obtenus parce que la plupart des interventions n'ont jamais présenté un réel caractère d'urgence, parce que les règles de l’antisepsie ont été surveillées rigoureusement.
Ouelle est l'influence exercée par l'opération sur les
phénomèñes morbides existant au moment de l'intervention ? si
Dans un certain nombre de cas, la {répanalion à élé praliquée malgré l'absence de lout accident: dans les autres, les accidents concomitants où consécutifs à l'enfoncement ne sont pas toujours précisés.
Le plus souvent c'est le syndrome jde la mort apparente qui domine : respiration irrégulière, faible, lente : battements cardiaques plus où moins ralentis. Dans la plupart des cas, Lous ces symplômes ont disparu aussitôt après lopéralion. Boïissard, sur 14 cas, a eu deux décès. à
D'autres fois il existait des symplômes nerveux : hémiplégie flasque, simple (Lorsin),ou avec convulsions
(Tapret, Vallas, Brin, Vallois), ou bien des contractures d'un côté (Voron) : dans ces cas la disparition de ces phénomènes nerveux a été très rapide dans les heures qui suivent l'intérvention. Smith a rapporté un cas où lenfant ne présentait aucun trouble moteur, eriait constamment et ne dormait pas: l’opération fit cesser ces symptômes morbides.
Donc, sauf dans les cas où l'enfant ne peut être ranimé, le relèvement a toujours amené la disparition des phénomènes pathologiques, vitaux où organiques qui accompagnaient la lésion ; quant au siège de lenfoncement,il ne semble pas avoir d'influence sur les résultats du relèvement; au point de vue des troubles moteurs, il a été noté que les dépressions isolées du frontal, bien que éloignées des centres cervicaux dils moteurs, semblent s'accompagner plus souvent de phénomènes nerveux, paralytiques ou convulsifs, que les dépressions limitées à la région pariélale en rapport immédiat avec
ces centres.