LES OIES
AIB i\ Des fraÎMi, dca fraiaei, des CraÎMi.
Des chansonniers damoiseaux
J'abandonne les voies ; Quittant bosquets et roseaux.
Je chante, au lieu des oiseaux, Les oies. (Ter.)
Rossignol, en vain là-bas Ton gosier se déploie.
Malgré tes brillants appas, En broche tu ne vaux pas Une oie. [Ter.)
Strasbourg tire vanité
De ses pâtés de foies; Cette superbe cité Ne doit sa prospérité
Qu'aux oies. (Ter.)
On peut faire un bon repas D'ortolans, de lamproies.
Mais Paris n'en produit pas ; Il s'y trouve à chaque pas
Des oies. (Ter.^
170 LIVRE YII.
Si Tbëmis seule est pour loi,
Plaideur t|i te fourvoies, Patelin prouve pour moi Qu'il faut à nos gens de loi Des oies. {Ter.)
Rome, en tes dangers pressants , Les gens que tu soudoies , .
Ces guerriers si menaçants Un jour périssaient tous , sans Les oies. (Ter.)
Les Grecs, d'un commun aveu,
S'ennuyaient devant Troie; Pour les amuser un peu, Ulysse inventa le jeu
De roie. (Ter.)
Sur un aigle au vol brutal Jupiter nous foudroie ; Il nous ferait moins de mal S'il choisissait pour cheval Une oie. [Ter.)
Muse, je veux m'arrêter:
Au diable tu m'envoies ; N'ayant personne à fêter, C'est assez longtemps chanter
Les oies. (Ter ."^
CHANSONS DE OENRG. i71