‹ Trésor de la chansonChapitre 91 sur 102 · LE CHEVAL DE L'ARABE · texte numérisé non relu

LE CHEVAL DE L'ARABE

AIB : L« magistrat irriprochable.

L'or des princes n'a pu suffire Pour t'arracher d'auprès de moi ; Mais aussi qui pourrait se dire Plus ardent et plus beau que toi ?

Noir et bien plus noir que Tébène, Ton poil uni brille , pareil Aux claires eaux de la fontaine Que frappent les feux du soleil.

Lorsque te livrant la carrière Je te presse de mes jeiioxxx.

Mon œil charmé voil ta crinière Bondir comme un floi en courroux !

L'aigle semble avoir de ses ailes Muni tes flancs impétueux^ Et le serpent dans tes prunelles k mis la flamme de ses yeux.

Ton vol est celui de Forage.

Pour toi les airs ont une voix :

Ils bruissent à ton passage^ Gomme les traits de mon carquois.

Sans toi^ nos tribus florissantes IV'auraient pas un si beau destin ; Ton audace remplit leurs tentes Et de captife et de ïmûtk.

Mais, calme à Tabri de ces roehes»

Pourquoi ce prompt frémissement?

Soupçonnerais-tu les approches Du fils hardi de l'Occident?

Tes naseattx htiment Tair qui passe ; Ton piedi rival des aquilons»

Demande à dévorer Tespacci Et ton regard me dit : Allons !

JEAN mm6i««

i98 LIVRE IX,

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