L. Il faut fuir Jes avec délibération, Le p
péchés véniels commis
ère Alvarez disait : Les petites fautes volontaires ne tuent pas l’âme,
mais la rendent faible, au point que, des tenta. tions graves survenant, elle n’aura plus la force d'y résister et tombera, Sainte Thérèse à écrit : Du péché d'advertance, si petit qu’il soit, délivrez-nous, Seigneur, Parce que, disait la Sainte, un péché véniel, commis avec adver-
tance, fait plus de tort que tous les démons de l'enfer,
IT. Il dit, celui sans retenue: Ppu moi je vous dis qd
2n$1, VOUS ne vous sauverez pas. $. Isidore a écrit: Pour
» €n punition du peu d'amour Et le Seigneur lui-même à dit au bienheureux Henri Suso, que les
ne font aucun cas du péché véniel, so grand danger qu’elles ne le croient :
vivant ainsi, il leur est bien difficile vérer dans la grâce,
III. Celui qui sert Dieu, mais qui ne craint pas de lui déplaire Véniellement, donne à entendre que Dieu ne mérite pas d'être servi avec
de persé-
plus d'attention. Il déclare, en un mot, que Dieu n’est pas digne d’un si grand amour, que
nous soyons obligés de préférer son bon plaisir À nos satisfactions.
Ne regardez donc pas le péché véniel comme un mal lêger. Evitez surtout le péché véniel d'habitude ; parce. qu él produit d'ordinaire la tiédeur dans l'âme, élat si funeste et si dangereux pour le salut.
Celui qui méprise les petites choses, tombera peu à peu. Æcelés., xIx, 1,
C’est une ruse du démon de lier les âmes avec un cheyeu, pour les lier ensuite avec une chaîne et en faire ses esclaves. S. François.
Le délai de la conversion.
TL. Une fausse espérance conduit les pécheurs à persévérer dans le péché. Bientôt, disent-ils, je me donnerai tout à Dieu. Mais qui leur promet qu'ils auront le temps de se donner À Dieu ? qui leur promet qu'ils ne seront point surpris par une mort imprévue ? Dieu a promis le pardon à celui qui se repent de ses fautes ; mais il n’a point promis de donner le temps de
se convertir à celui qui veut persister dans le péché.
IT. S. Thomas nous enseigne que celui qui est en péché mortel, est très-exposé à commet tre de nouveaux péchés. Un péché entraîne un autre péché; et cela vit de ce ovo le pécheur, porté au mal et 5 ui point sa raison bien saine, ne peut résister longtemps à la tentation. Si donc maintenant vous ne pouvez
rom} rom} ] enfo aurez
IT) ne le gne c Dieu corde les bo la grâc certes, tion d
arrivé .
ne parc Faites
de vous VOUS êtes,
La rés de Chang Plus D Punit ens
I. Si; cre le re honte qu ennemis honte, si patience, Péché; n
que
, que laisir
n mal parceélat si
peu à
ec un et on
leurs t-ils, leur er à )Gint omis tes ; s de 1S le
qui metaîne à le ison \ la 1VeZ
de vous Tonner à Dieu, et tr VOUS êles.
de changer de vi
punit ensuite Sévèrement.
rompre vos ‘lens, commen rompre plus tard, c'est.à.
renforcés par aurez commis ?
IIT. Celui qui promet de ge Convertir et qui ne le fait point Par $a négligence, se rend indigne de la grâce d’une véritable Conversion.
ieu est bon, mais il est juste, Si Ja miséricorde de Dieu s’étendait indistinctement sur les bons et sur les méchants, si] faisait à tous à grâce de se convertir avant la mort, ce serait
certes, même Pour les bons, une grande tenta. tion de pécher ;
Mais, non, quand Dieu est arrivé au terme de ses miséricordes, il punit et ne pardonne plus,
“spérez-vous Jes dire lorsqu'ils seront
les nouveaux péchés que vous
Faites ré exion sur Le lemps ow'il à 4 Que vous différez Ps qu'i y q /
emblez à la vue du d ñnger où La résolution en est prise, j'ai décidé Maintenant e.. Ps Lxxvr. 11,
Plus Dieu a attendu le pé
cheur négligent, plus il le S. Augustin.
Le respect humain.
causer les railleries des Croix de Jésus-Christ. Cette la souffrir avec
les abîmes du US à soufrons pour Dieu,
elle nous. méritera sa divine bienveillance et une grande gloire dans le paradis.
IT. Consolons-nous si les gens du monde nous blâment, car Dieu, au même instant, nous loue et nous bénit. N'est-ce donc pas assez pour nous que d'être loués de Dieu, de la Reine du ciel, de tous les anges, de tous les saints et de tous les hommes de bien ! Quand les mondains nous raillent, recommandons à Dieu ces pauvres aveugles qui courent ainsi à leur perte; et nous, au contraire, remercions le Sdigneur, de nous avoir donné la lumière qu'il refuse à ces malheureux, et suivons notre chemin.
III. Pour vaincre le respect humain, nous devons former dans notre cœur la sainte résolution de préférer la grâce de Dieu à toutes les faveurs du monde. Jésus-Christ nous exhorte à ne pas craindre ceux qui peuvent ôter la vie du corps, mais seulement celui qui peut nous condamner à l'enfer, c’est-à-dire à la perte de l'âme et du corps. Ou c'est Dieu que nous voulons suivre, ou c’est le monde: si nous voulons suivre Dieu, il faut mépriser le monde : on ne peut servir à la fois l’un et l’autre.
Demandez-vous si une vaine crainte d'être remarqué,
de faire parler de vous, n'a pas été cause de beaucoup de fautes commises, de beaucoup de devoirs négligés.
Si j'avais encore envie de plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur de Jésus-Christ. Galat., 1, 10.
On ne doit rien craindre, on ne doit avoir honte de rien, quand on porte le signe de la croix sur ie front.
S. Augustin.
Pod piration prix du me pût de Die l'homme donc qu qu’il en Dieu, ( damnatio en enfer,
IT. Pe cordé à u:
présent, C qu'as-tu f tu as mul vivre de | possible qu donc un te profites pa tremble de
. TITI. Dy il y à une toute autre n'est pas ég:
uns, elle est 8 le premie trez, n’arrêts nes misérico: craindre qu'i
PE
NSÉES CHRÉTIENNES.
e et L'abus des grâces.
onde T. Les grâces que Dieu nous donne tant, pirations, les b 1sseZ prix du sang e la s les and ns à Si À ns le qu'il qui gémi che- en enfer, sans €Spérance de remède,
IT. Pense, 6 mon âme, que si Dieu eût ac.
nous cordé à un infidèle les grâces qu’il t'a faites, à solu- présent, cet infidèle serait un saint s les qu'as-tu fait ? D; l rte à e du nous davantage ? Mets e de donc un terme à ton ingratitude, et, Si tu ne nous profites pas des lumières que Dieu t’envo: nous tremble de les voir disparaître P ade :
Tqué, te mesure xp de grande pour les
MOindre pour les autres, Qui sait,
je ne si le premier Péché mortel ue vous commet. ). rez, n’arrêtera P2S pour vous Je Cours des divi. . nes miséricordes ?
Combien ne devez-vous pes traindre qu’il n’en S0it ainsi ?
Soyez fidèles aux inspirations de la grâce : en les rejetant, c'est une grande injure que vous failes au Saint- Esprit. Les nombreuses grâces que vous avez déjà reçues, sont pour vous un grave molif de craindre que Dieu ne vous envoie en enfer, si vous n'en profitez pas et que vous commettiez encore le péché.
Nous vous exhortons à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu. 11 Cor., Ti, 1.
La grâce est suivie du jugement. S. Basile.
Les tentations.
:T. De tous les maux que nous devons endurer en cette vie, il n’en est point de plus pénibles que les tentations, parce que les tentations nous portent à pécher et à nous séparer de Jésus-Christ, Néanmoins, c’est le Seigrenr qui permet que les âmes soient tentées, aïñn que, par les tentations, elles soient convaincues de leur faiblesse, et du besoin qu’elles ont des secours divins pour ne point tomber.
IT. Dieu est fidèle: il ne souffre point que la tentation excède nos forces. Ainsi l’homm: qui résiste à la tentation, non-seulement ne perd rien, mais encore il y gagne considérablement, C'est pour cela que le Seigneur permet que les âmes qu’il affectionne soient violemment tentées : elles gagneront du mérite sur la terre, et de la gloire dans le ciel.
III. Pour vaincre les tentations, le moyen le plus efficace, c'est de recourir sur-le-champ à Dieu, avec humilité et confiance. La prière suflira pour nous faire triompher de tous les
PS
démo
quer, que t in vo:
laissé nous t ter; c pourra ber, … de Di Jésus € de nou:
supplée de nous Erami St Vous ai
ne VOUS ep ur, 27.
Dieu ne delà de n.
Toutes nous gagn
La d
I. Pou vons tou) Sion de no forces, sa ne pouvor nous-même me d'une | ne pouvon
es r'ej e- Saint-
reçues, Dieu ne ue vous
vain la
endupéniations er de ir qui . que, 1es de es se-
t que omm°:
nt ne rableermet aiment terre,
noyen imp à prière 1s les
de nous les plus grands efforts, se réservant de suppléer, quand ;] le faut, à
st VOUS avez aussitôt r
RE VOUS exposez pas : jai 3 ur, 27.
delà de nos forces.
nous Sagnons une cou
Vons toujours sion de nous-mêmes, forces, sachant "6 Pouvons rien faire, & ROus-mêmes, no
me d'une bonne Pensée (IT Cor 1E pouvons nas mé
démons de l'enfer quer, parce que Dieu est infini que tous les démons.
invoqué Dieu, dit laissé sans secours nous tourmente de nous inquiéter; car, dans cet état de tro
nous faire tom-
“Ment à la volonté de Dieu, et ne nous lJasso pas d’invoquer
e nous faire obtenir la victoire, Eraminez st vous
ns les tentations, éCOurS à la prièr 0Ye2 si vous "li Y périra, Eecl, Dieu ne permettr
4 point que nous Soyons tentés au- T Cor. x, 13
Toutes les fois que nous triomphons d'une tentation, ronne nouvelle. S ernard,
La défiance de soi-même, et la confiance en Dieu.
L. Pour ConQquérir la vie éternelle, nous de. être en crainte et
II, 5), Nous + "RME prononcer avec mérite le
nom de Jésus, sans l'assistance de l’Esprit-saint (I Cor., XII, 3).
II. Plus nous nous défions de nous-mêmes, plus nous devons avoir confiance .en la divine miséricorde. Ceux qui espérent au Seigneur, trouveront des forces toujours nouvelles ; ils voleront comme des aigles, ils courront sans se fatiguer, ils marcheront sans se lasser. (Isaïe, XI, 31). Celui qui espère dans le Seigneur sera tellement rempli de sa grâce, qu’elle ne l’abandonnera plus.
TITI. Quand donc le démon cherche à nous épouvanter, en remettant sous nos yeux combien il est difficile de persévérer dans la grâce de Dieu, au milieu des tentations et des dangers si nombreux de cette vie: sans lui répondre, levons nos yeux vers le ciel, et espérons que Dieu, dans sa bonté, nous aidera à surmonter tous les assauts auxquels nous sommes exposés. Et quand l'ennemi nous représentera notre faiblesse, disons avec l’apôtre: Par moimême je ne puis rien, mais je puis tout en celui qui me donne de la force (Philip, 1, 13).
Soyez fermement convaincu de la vérité de ces paroles que dit un jour le Seigneur à sainte Gertrude : Qui se
confie en moi, me fait une telle violence, que je ne puis m'empêcher de l'exaucer en tout ce qu'il me demande. J'ai espéré en vous, Seigneur, je ne serai jamais confondu. Ps. xxx, 2.
La, miséricorde divine est une fontaine d’une abondance intarissable ; plus on y puise, plus on y recueille de grâces.
PA
Ecclés:
tructio:
et de p fait pot Pape ac temps e D. Q R. I] Sion acc:
Juifs ét: D. D:
R. I] fie son de au temps blier, L'}
saint
êmes, livine neur, ls vons se [saïe, neur le ne
nous comerâce danéponérons mon- S EXntera moicelui .
aroles Qui se > purs le.
amais
abonueille
Juifs était la figure,
Lévitique, e. 55, v. 10, «y “ cinqüantième année, et vo
PAR DEMANDES xr RÉPONSES SUR LE JUBILÉ,.
D. Qu'est-ce que le Jubilé 2 R. C'est
Ecclésiastique, aCCOmpagnée d tructions, de visites d'Eglises, de Processions, et de plusieurs autres bonnes
fait pour 8gner une Indulgen Pape accorde à PEglis
temps et en Certaines occasions.
Que signifie le mot de Jubilé ?
signifie un temps de joie et de rémission accordée par l'Eglise, dont le Jubilé des
+ D'où vient ce mot de Jubilé 2 R. Il vient du mot Hébreu Jobel
» Qui sieni.
fie son de trompettes, Parce qu’on s’en servait au temps du Jubilé q
Qui a institué le J ubilé des Juifs ?
e8t Dieu, lorsqu'il dit à Moïse dans Je OUS sanctifierez la us l’appellerez ré.
une Solennité, une Cérémonie e prières, d’ins-
mission pour tous les habitants du pays, par- “ ce que c’est l’année du Jubilé.” Ce mot se trouve en plusieurs autres endroits de l'Ecriture : ‘lorsque le jour du jubilé sera venu, il « sera consacré au Sciyneur.”?
D. En quoi consistait cette rémission du Jubilé de l’Ancienne Loi ?
R. Cette rémission du Jubilé de l’ Ancienne Loi, qui était la figure de la Nouvelle, consistait principalement en ce que, dans l’année Jubilaire des Juifs, les dettes étaient remises, les esclaves recouvraient leur liberté, et les biens aliénés retournaient à leurs premiers maîtres.
D. En quoi consiste le Jubilé de la Loi Nouvelle ?
R. Il consiste en ce que l’Indulgence, que l'Eglise accorde aux Fidèles, remet la peine temporelle dont les pécheurs sont redevables à la justice de Dieu, les délivre de l'esclavage du démon, et les fait rentrer dans la possession des biens spirituels qu'ils avaient perdus par le péché.
D. Qu’entend-on par ce mot /ndulgence ?
R. On entend la rémissson de la peine temporelle dûe au péché, après qu’il a été pardonné dans le Sacrement de Pénitence, quant à la peine éternelle,
D. Le Sacrement de Pénitence, en remettant le péché entièrement, ne remet-il pas auss' toutes les peines qui lui sont dûes ?
R. Le Sacrement de Pénitence, en remettant entièrement le péché, remet, à la vérité, la
peine mais ; tempo remet, Vous À peuple dant à Lisez vs 10, pardon:
s'était douleur moins il doivent D. O
il reçoi Péniten, ou er) tions vo urg'ato) DL peines te R. Ov que Jésu péchés, q eis. Jean Christ, d la peine imposer d même pé toujours d
part se Dcriu, il
:ù du
enne nsisnnée ises, ; les niers
Loi
que Jeine bles Nage ssion ar le
tem-
‘donà la
met- AUS£S'
metté, la
tions volontaires, ou en l'autr
peine éternelle que le péché mortel mé mais il laisse l'obligation de subir des temporelles pour l’expiation des péchés
dant à ne point entrer dans I:
Lisez encore le 12. ch. du 2
douleur profonde qu'il moins il lui prédit les châtiments tempor doivent en être la satisfaction,
D. Où le Chrétien expie-t-il les péchés dont il reçoit la rémission dans le Sacrement de Pénitence ?
KR. Illes expie en cette vie, par des satisfac-
e vie, dans le urgatoire,
D. L'Eglise at-elle ] peines temporelles ?
ul: c’est une conséquence du pouvoir que Jésus-Christ Jui à laissé de remettre les péchés, quorum remiseriris Peccata, rerittuntur eis. Jean, c. 20, v. 23. Elle doit, comme J ésus- Christ, dont elle tient la place, en remettant la peine éternelle dûe au péché, exiger et imposer des satisfactions temporelles dûes À ce même péché; et c’est aussi ce qu'elle fait toujours dans le Sacrement de Pénitence.
* La discipline de l'Eglise at-elle toujours été la même dans l'imposition de ces peines ?
€ pouvoir d'imposer ces
R. Non; l'Eglise a jugé à propos, pendant plusieurs siècles, d'imposer pour certains péchés des pénitences publiques qui duraient souvent plusieurs années, et qu’elle n’a plus coutume d'imposer aujourd’hui.
D. Depuis que l'Eglise n’impose point ordinairement ces sortcs de pénitences, le Pénitent n'est-il obligé qu'aux pénitences que le Confesseur lui impose ?
R. Comme ces pér'tences enjointes à présent par les Confesseurs, très-souvent ne sont pas entièrement proportivnnées à l’énormité et au nombre des péchés, le Pénitent doit pour l'ordinaire joindre à ces pénitences, d’autres satisfactions ou œuvres de pénitence que le Confesseur ne lui impose pas.
D. Comment me feriez-vous voir que celui qui a accompli la pénitence enjointe par le Confesseur est souvent encore obligé à d’autres satisfactions volontaires.
R. Cela est facile. Le péché méritant maintenant une peine aussi grande qu'il méritait dans les premiers siècles de l'Eglise, et les peines que les Confesseurs enjoignent de nos jours aux Pénitens, ayant pour l’ordinaire peu de proportion avec la rigueur de la pénitence que l’Eglise imposait alors, sans qu’elle crût excéder ce que demandaient la grandeur du péché et la Justice de Dieu, il est ordinairement nécessaire que le Pénitent joigne quelques satisfactions à celles qui lui sont imposées dans le tribunal de la Pénitence.
péché KR.
cation Christ nous « Jésusd’un I damme mes pe On “a ÿCna; factions nier de qu’exen son âme leurs ?
pds récurs rigoureu mérites, martyre, lustres -( de ses pe ont peu Jour trio:
Mais s’il y à eu de de J ob, (9) sable de 1:
mis: wtin bus ram
Siater&, ç
porelles dûes au ndulgence ? . Le voici : l'Indulgence nous fait l’appli.
ntes de Jésus-
nous devons à sa J ustice, Il Jésus-Christ, dont to
D ne saurait douter que J Cn a eu un très-crand nom factions ont été surabonda
nier de la plus pure des Vierges, qui, quoi-
ouffert, que laive de dou-
gris, Luc, 2, v, 35. Le nicra-t-on du Saint récurseur, cui, livré dès
Meoureuses austérités,
du péché et régénération, efois le même Nérons et des Domitiens ?
als s’il en est ainsi, n’est-il pas Constant qu’il ÿ à eu des Saints dont les peines, comme celles de Job, ont Surpassé de toute la pesanteur du sable de la mer, les péchés qu’ils avaient om.
mis : wéinam Appenderentur peccata mea, quibus iram merui, et calamitas, Quam patior, à Sfater8 N )
CE. Qüasi arena maris hœc gravior appa-
reret. Job, c. 6, v. 1. 2. Ces satisfactions de Jésus-Christ et des Saints, forment un trésor inépuisable, dont Jésus-Christ à confié la dispensation à son Eglise ; c’est pourquoi les Souverains Pontifes déclarent, dans les Bulles des Jubilés, qu'ils ouvrent les trésors de l'Eglise,
D. L'Église a-t-elle le pouvoir d'appliquer ainsi, à son choix, les mérites de Jésus-Christ ?
R. Ce pouvoir est une suite nécessaire de ces paroles de Jésus-Christ, “ tout ce que vous déerez sur la terre, sera délié dans le ciel.” Matt. c. 16. v. 19, & c. 18 v. 18. Car on ne peut délier, qu’en appliquant les mérites de Jésus-Christ. Cette parole du divin Maître ne souffre aucune restriction ; il re donne pas seulement à l'Eglise le pouvoir de remettre la peine éternelle dûe au péché mortel, mais Tout ; c’està-dire, toute peine dûe au péché, soit éternelle, soit temporelle. C’est pourquoi le Pape Clément VI, dans la Bulle du Jubilé de l’an 1350, insérée dans le Droit Can:n, dit expressément que l'Eglise a reçu le pouvoir d'accorder la rémis- ‘ sion totale de la peine temporelle dûe au pé- ‘ ché, ”’ en appliquant aux pécheurs les satisfactions surabondantes de Jésus-Christ et des Saints.
D. Les satisfactions de Jésus-Christ ne sontelles pas suffisantes toutes seules ?
R. Elles sont infiniment plus que suffisantes et tout le mérite des souffrances des Saints n’est qu'un écoulement et une application du mérite infini des souffrances de Jésus-Christ, loin que ce soit un supplément aux satisfactions
du Sa et im chose :
sement:
horreu D.
tions d R;:
ne sont dont el gnant | les men l'esprit autrefoi des sati, leur mc les péch les lettr D. L
volonté dans le c R. Ce Commun les meml Elle l’ aux Mar nier, St.
D. L'i décharger de l’oblig:
. Qu l’Indulger iSproport
18 de résor \ dis- Sous des »lise. quer rist ?
re de vous 1e].
n ne e Jée ne Seueine ’estelle, ment inséque is- | péatis-
des
de l’obligation de satisfaire à Dieu ?
l’Tndulgence plénière à notre faiblesse ot disproportion de nos p
du Sauveur, comme si elles étaient
insuffisantes et imparfaites, et qu'on y pût ajouter quelque chose ; erreur impie que l’on nous impose faus-
sement et dont nous avons la plus grande horreur, D. Pourquoi done joignez-vous les satisfactions des Saints à celles de Jésus-Christ ? arce que 1° les satisfactions des Saints 1€ SOn$ pas séparées de celles de J ésus-Christ, dont elles tiennent toute leur valeur, 20 En joignant les Saints à Jésus-Christ, nous Joignons les membres au chef. 30 En cela nous suivons l'esprit ancien de l'Eglise; car elle accordait autrefois les Indulgences en vue des prières et des satisfactions des Saints Martyrs, qui avant leur mort, avaient demandé cette grâce pour les pécheurs pénitents, comme on le voit par les les lettres 9, 10 et 12° de St. Cyprien.
D. L'Eglise peut-elle ainsi appliquer à sa volonté les satisfactions des Saints qui sont dans le ciel ?
R. Cette application est une suite de la Communion des Saints, et de l’union que tous les membres de l'Eglise ont avec J ésus-Christ.
Île l’a toujours enseigné ainsi :
g Tertul. liv.
aux Mart, ch. 1. Liv. de la Chasteté, ch, der-
nier. St. Cyprien ci-dessus cité.
D. L’intention de l'Eglise est-elle de nous décharger entièrement par l’Indulgence plénière
R. Quoique l'Eglise veuille Suppléer par
RS re
énitences, néanmoins son
à la
intention, n’est pas de nous décharger de l’obligation de satisfaire à Dieu, soit par les pénitences que le Confesseur nous prescrit, soit par celles que nous nous imposons nous-mêmes, soit enfin par notre patience dans les maux que la Providence de Dieu nous envoie.
D. Les Confesseurs doivent done imposer dans le temps du Jubilé des pénitences convenables ?
R. Oui: Le Pape dans sa Bulle, à l'exemple de ses Prédécesseurs, recommande expressémênt des pénitences salutaires.
D. Qui sont ceux qui gagnent l’Indulgence plénière du Jubilé ?
R. Ce sont ceux qui sont vraiment pénitents,
et qui accomplissent les conditions prescrites par la Bulle du Jubilé.
D. Y a-t-il quelque ordre à garder dans l’accomplissement de ces œuvres saintes ?
R. Il est plus à propos et plus sûr de les commencer par une bonne confession, afin de pouvoir faire, en état de grâce, les autres bonnes œuvres prescrites par la Bulle du Jubilé. Car, quoique les bonnes œuvres qui se font par celui qui n’est point encore en état de grâce, ne laissent pas d’être utiles, il est hors de doute cependant qu’elles servent bien davantage, et qu’elles sont beaucoup plus agréables à Dieu, quand celui qui les fait est en état de grâce. Il faut même, pour gagner l’Indulgence, être en état de grâce, non seulement en communiant,
1 Ava NOATITNA
M 'acqui d a avn mais aussi en s’acquittant de la dernière œuvre,
lors né Comm
D, ( confess
1 Dieu connais détester cilier a l'honne occasion et faire Dieu.
à l’occas générale les dispo Pénitent confession plicité de ter à son D, Sui vres presc KR. No les disposi veulent q D. Dar faire la vi, R. If:
ment, aya pensée, le
lors même que l’on ne termine pas par la sainte
Communion.
D. Quel est le moyen de faire une bonne
confession ?
R. Il faut, quelques jours avant, demander
pénitence, la a grâce de les ience, se récon-
i Dieu avec ferveur l'esprit de connaissance de ses péchés, et 1 détester ; examiner bien sa consc cilier avec ses ennemis, restituer le bien ou l'honneur enlevé au prochain ; s'éloigner des oCcasions prochaines de retomber dans le péché, et faire une ferme résolution de ne plus offenser Dieu, D. Est:il nécessaire, pour gagner le Jubilé, de faire une confession générale ?
R. Non: il n'est pas précisément nécessaire, à l’occasion du J ubilé, de faire une confession générale; une confession ordinaire faite avec les dispositions requises, est suffisante, Si Je Pénitent croit avoir des raisons de faire une confession générale, il doit les exposer avec simplicité de cœur à son confesseur, et s'en rapporter à son jugement, D. Sufit-il d'accomplir à l'extérieur les œuvres prescrites par la Bulle du Jubilé.
R. Non: il faut qu’elles soient faites avec les dispositions intérieures dont Dieu et l'Eglise
veulent que ces œuvres soient accompagnées.
D. Dans quel état et dans quel esprit faut-il faire la visite des Eglises ?
R. Il faut la faire avec modestie et recueillement, ayant l'esprit occupé de quelque bonne
ns
pensée, le cœur élevé à Dieu, faisant quelque
a —————— e ë «E a CR Ps On