Wyclyf mourut en
DE HOLBETN A VAN DYCK
du temps. Il appartient à Eton Collège. Le catalogue, d'après Walpole, note, comme une présomption d'authenticité du tableau, que « le prévôt de ce collège fut le confesseur de Jane. Dans cette peinture, ajoute Walpole, le front est remarquablement large; la bouche et les autres traits sont petits. La chevelure est d'une admirable couleur dorée. »
De . la fin du xv^ siècle : les trois Enfants de Henry VII, Arthur, Henry et Marguerite, qui jouent avec des oranges. Dans la série des maîtres anciens, nous avons déjà mentionné (p. 168) cette peinture.de Jan Gossaert, datée 1495. Petit panneau de 1 pied 6 pouces sur 1 pied 2 pouces ; au comte de Pembroke. Il y en a des répétitions à Hampton Court, à Longford Castle et à Corshan] House, chez lord Melhuen.
Je laisse une foule de précieux portraits peints par des artistes inconnus : — Henry IV d'Angleterre, au comte d'Essex; Richard II, au chapitre de Westminster; la mère de Henry Vil, au comte de Derby ; la fille de Henry VII, Mary ïudor, au duc de Bedford; le fameux cardinal Wolsey, au Christ Church Collège, d'Oxford, etc., etc., pour prendre tout de suite Holbein.
Les Holbein sont : Henry VIII, au duc de Manchester; répétition du portrait (cité dans la série des maîtres anciens, p. 145) de Warwick Castle; — deux des femmes de Henry VIII, Jane Seymour, au duc de Bedford, et Katherine Parr, au comte de Denbigh (il y a aussi, par des peintres inconnus, plusieurs Anne Boleyn, dont une au comte de Warwick); — sir Henry Guildford, grand écuyer {Master of the Horse) de
Henry VIII ; c'est un des plus beaux portraits de Holbein; aussi le prince Albert Fa-t-il fait transporter, de la collection de Hampton Court, à Windsor Castle, qui en possède le dessin original, exécuté d'après nature. Sur la peinture est tracée cette inscription : Anno D. mcccccxxvïj. Etatis snœ xlix. Gravé par HoUar. — Le roi Edouard VI, de Windsor Castle (plusieurs autres Edouard VI, par des peintres inconnus, appartiennent au duc de Northumberland, au duc de Portland, au comte de Yarborough, etc.); — le comte de Surrey (Henry Howard), le poëte; de Hampton Court ; — le père de sir Thomas More (Morus le chancelier), au comte de Pembroke; — sir Nicholas Carew, en armure ; au duc de Buccleuch ; — lady Grey (Margaret Wootton), grand-mère de Jane Grey; au duc de Portland; — William Warham, archevêque de Canterbury, dont le Louvre possède une répétition ( m 207 ) ; appartenant à l'archevêque de Canterbury; — sir Thomas Gresham, fondateur de la Banque; au comte de Stamford et Warrington; — et la princesse Élisabeth (depuis la reine ÉUsabeth), tenant un hvre, à mi-corps ; de la galerie de Hampton Court; mais cette prétendue jeune Éhsabeth n'est autre, suivant moi, que la reine Mary, femme de Philippe II. Il suffit, pour s'en convaincre, de comparer ce portrait à celui de Mary, par Lucas de Heere. Du reste^ Walpole avait déjà mis en question la personne représentée dans cette peinture, qui était, de son temps, sur une des portes du palais de Kensington.
En tout, douze Holbein, dont dix au moins sont incontestables. Une douzaine d'autres portraits, qui d'abord
DE HOLBEIN A VAN DYGK
avaient été attribués erronément à ce maître, ont été classés patxDi les inconnus, dans un nouveau tirage du catalogue, qui laisse cependant encore à Holbein cinq portraits de personnages du xvn* siècle, entre autres lord Holles, qui était du Parlement sous Cliarles I"!
Ce nouveau tirage du catalogue n'est d'aiUeurs qu'un remaniement très-incomplet et très-fautif de la première édition. Le grand et savant catalogue annoncé reste toujours à désirer.
De Lucas de Heere, qui peignit au même temps que Holbein, et plus tard, il y a trois portraits :
La reine Mary S femme de Philippe II; avec le monogramme du peintre et la date 1544; à la Société des Antiquaires; — lord Darnley, époux de Mary, reine d'Ecosse; de la galerie de Hampton Court; — et la reine Elisabeth, en pied, mais de petite proportion; au duc de Portland. Ces Lucas de Heere peuvent compter parmi les plus beaux portraits de l'époque.
Du célèbre miniaturiste anglais, Nicolas HiUiard (le nom semble indiquer une origine française), qui imita Holbein^ : un portrait ovale, sir Oliver Wallop, appartenant au comte de Portsmouth. HiUiard, d'abord ciseleur et joaiUier, devint aussi peintre de portraits de la reine Elisabeth. On voit de lui beaucoup de petits chefsd'œuvre dans la série des portraits en miniature.
1. n y a plusieurs autres portraits de Mary d'Angleterre, outre celui-ci par Lucas de Heere et celui qu'on appelle Élisabeth par Holbein. Un des plus curieux est le tableau appartenant au duc de Bedford, où Mary et son époux Philippe II sont debout, en pied , de proportion mi-naturelle; peinture d'un grand caractère, qui est datée 1558 et qui a été gravée, mais dont l'auteur est inconnu.