Né en 1576, mort en
3. Janseii resta très-longtemps en Angleterre, de 1618 à 1648. Il mourut à Amsterdam en 1665. Nagler dit 1656; mais c'est probablement une faute typographique, par interversion des deux derniers chiffres (voir la note 4, p. 241). Mytens vivait ^encore en 1656, mais je ne sais quand il est mort.
Mtatis SU33 25, amo 1624. D. Mijtens fct. Ces trois beaux portraits, en pied et de grandeur naturelle, appartiennent au duc de Portland. — Un portrait à micorps, John Selden, appartenant à la Galerie bodléienne; — et deux portraits de Charles P""; l'un en pied, debout, excellemment peint, au comte Craven ; l'autre, avec la reine Henriette et plusieurs personnages ; au vicomte Galway. Addison avait eu ce tableau en présent de la reine Anne.
Dix Jansen : trois portraits du célèbre duc de Buckingham (George Villiers); deux en pied, l'un jeune, au duc de Portland; l'autre, vêtu de noir, au comte de Denbigh ; et un buste ovale, signé C. J. 1624 ; au comte de Westmoreland. — Deux portraits de Wilham Harvey, le savant docteur à qui la physiologie doit de si importantes découvertes. L'un, appartenant au Collège des médecins, est à mi-corps et assis. Harvey était tout petit, dit une note du catalogue : petits yeux ronds, très-noirs, pleins d'esprit ; ses cheveux noirs comme corbeau, etc. L'autre portrait, une tête seulement, vient de la collection du docteur Mead et appartient à sir Henry Wilmot. — Sir Christopher Nevill et sa femme, deux bustes ovales, signés l'un et l'autre : C. J. 1627, et appartenant au colonel North ; — sir Hugh Myddelton , au duc de Portland ; ~ sir John Booth , au comte de Stamford et Warrington ; — et sir John Pennington, amiral de la flotte du roi Charles P\ Ce dernier portrait, à mi-corps , et appartenant à M. J. Tollemache, est à peu près comme un van Dyck.
Bien d'autres peintres furent encore attirés en Angleterre au commencement du xvn^ siècle, principa-
DE HOLBEIN A VAN DYCK
lement sous Charles P'S mais ils n'ont aucune importance à côté de Rubens et de van Dyck.
Le seul portrait par Rubens, qu'on voie dans la Galerie historique, est celui du noble amateur d'art, le comte d'Arundel, qui mourut en 1646. Le personnage est à mi-corps, si amplement dessiné et tourné, qu'il paraît beaucoup plus grand que nature. Les portraits de Rubens font souvent cet effet-là. Le comte d'Arundel est de trois quarts à droite, couvert de son armure. Généreuse tête ; magnifique peinture. C'est un des beaux portraits par Rubens. Il appartient au comte de Warwick. Je suppose qu'il a été gravé souvent ^
Ah ! les van Dyck !
« Jamais, dit M. Peter Cunningliam, dans sa trop courte introduction à la Galerie des portraits, jamais tant de van Dyck ne se sont trouvés ensemble sous un seul toit. Edge Hill, Naseby et les autres champs de bataille n'ont jamais vu autant de Cavaliers et de Têtesrondes de distinction, qu'il y en a de rassemblés ici sur des toiles ^ »
Heureusement qu'en général on ne voit pas trèsbien tous ces grands et nobles portraits, haut pendus
1. Poelenburg entre autres, et l'on voit de lui à Manchester un tout petit portrait de Charles P% appartenant au docteur Hawtrey , prévôt du collège d'Éton.
2. Le musée de Munich possède un autre portrait (autrefois à la galerie de Dusseldorf) du comte d'Arundel et de sa femme, sur la même toile, par Rubens; figures en pied, de grandeur naturelle. Hauteur 8 pieds, largeur 8 pieds 4 pouces.
^ 3. ce At no time have so many Vandycks {sic) been under one roof. Edge Hill and Naseby did not see so many Cavaliers and Roundheads of note.... as are here assembled upon canvas. »
contre les lambris, en manière de décoration; oui, heureusement, car on perdrait des journées entières à admirer leurs tournures élégantes et flères, leurs têtes et leurs mains aristocratiques, et leurs costumes de soie et de velours.
Les plus admirables à mon avis, — ils le sont tous, — c'est lord John et lord Bernard Stuart, en pied, dans le même cadre; tués tous les deux en combattant pom^ Charles P^; l'un, à Cheriton Down, l'autre, à Rowton Heath. Oh! les beaux et vaillants inséparables! Ils appartiennent au comte de Grey; lord Darnley en possède une répétition. — C'est un autre couple de gentilshommes, le duc de Bedford, en rouge, et le comte de Bristol, en noir; au comte Spencer. — C'est le comte de Carliste, mari de Lucy Percy ; avec un fond de ciel extraordinaire; à lord Lyttelton. — C'est le duc de Newcastle, William Cavendish, en noir; avec une main incomparable; au duc de Portland. — C'est le prince Maurice, neveu de Charles ?^; au comte Craven. — C'est la reine Henriette, tout en bleu*, accompagnée de sir Jeffrey Hudson, portant un singe sur son épaule; au comte FitzwilUam. — C'est sir WiUiam Killigrew, à mi-corps, en noir; signé A. Van Dyck pinxit 1638 ; au duc de Newcastle. — C'est le roi Charles P% la reine Henriette et leur famille , au duc de Richmond ; répétition du tableau de Windsor Castle ; elle vient de la galerie d'Orléans, où elle fut payée seulement 1000 guinées et revendue au duc de Richmond 1500 guinées; .elle se vendrait aujourd'hui plus de 100 000 francs. —