‹ Trésors da̕rt en AngleterreChapitre 25 sur 32 · Voir à YÉcole anglaise^ ch. ii, sur Gainsborougb · texte numérisé non relu

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DE HOLBEIN A VAN DYCK. 355

C'est Mme Anri Kirk, une des femmes de la reine Henriette ; en jaune ; au comte de Grey.

Tels sont, et à peu près dans cet ordre, les van Dyck de la plus haute qualité. Quelques-uns proviennent de la collection de Lely, qui avait réuni beaucoup de peintures de son maître d'affection. Plusieurs ont été gravés, notamment dans l'ouvrage d'Houbraken le graveur. Les autres, qui ont tous un vrai mérite, s'appellent : le prince Rupert, neveu du roi Charles I" ; au comte Craven ; — le comte de Danby; au comte de Stamford et Warrington ; — le fameux comte de Strafford, William Wentw orth, en armure ; au duc de Portland; — sir Charles Cavendish, frère de WiUiam; au même; — le comte de Northumbcrland, grand amiral; au comte d'Essex : — le premier comte Craven, en armure; au comte Craven actuel; — George Gordon, second marquis de Huntley ; le duc d'Hamilton, vaincu à la bataille de Preston en 1648 et décapité; le duc de HoUand, second fils du comte de Warwick, décapité en 1649; et James Stuart, duc de Richmond et Lenox, qui accompagna Charles P' à l'échafaud et le suivit dans la mort ; tous quatre au duc de Buccleuch ; — l'archevêque de Canterbury, Wilham Laud, décapité; au duc de Portland ; — Philip Herbert , comte de Pembroke ; au comte de Pembroke actuel ; — le comte de Northumbcrland, sa femme et sa fille; au duc de Manchester; — sir Charles Goring et un autre nobleman, avec un page ; au même ; — sir John Byron, à lord de Tabley ; — James Stanley , comte de Derby, fait prisonnier à la bataille de Worcester et décapité en 1651 ; sa femme, Charlotte de la Trémouille ; tous deux au comte

de Derby actuel; — la comtesse d'Oxford et Elgin , tenant une rose ; au comte de Stamford et Warrington ; — Rachel de Rouvigny , comtesse de Southampton ; au comte de Grey; — lady Betty Sidney, en bleu, à micorps, et Lucy Sidney, comtesse d'Arundel; au duc de Richmond ; — un buste ovale de Charles au comte de Yarborough; — et enfin, Inigo Jones, le grand arctiitecte , copié d'après van Dyck, par Hogarth.

Quelle galerie ! encore j'en omets deux ou trois douteux ; et j'ai passé sous silence ceux que la première édition du catalogue avait trop légèrement attribués à van Dyck et qui sont maintenant reportés à des maîtres inconnus. Toujours reste t-il environ trente originaux, bien constatés.

N'y eût-il à Manchester que ces van Dyck, ce serait la peine de faire le voyage exprès pour les voir.

De van Dyck à Lawrence.

Sous rinfluence de van Dyck se formèrent deux peintres anglais, très-éminents, Dobson et Walker.

William Dobson, né à Londres en 1610, fut recommandé à Charles P"" par van Dyck lui-même, à qui il succéda comme peintre du roi (Serjeant painter and groom of theprivy Chamber^ titre équivalant à peu près à celui de valet de chambre^ que portaient les anciens peintres du roi en France); mais, peu après, la Révolution étant survenue , Dobson tomba dans la misère et il mourut, en 1646, au sortir de la prison pour dettes.

De Dobson, nous avons un de ses chefs-d'œuvre assurément : il s'est représenté lui-même embrassant sir Charles Cotterell, et près de ce groupe sir Balthazar Gerbier, l'ami et le correspondant de Rubens. Ces trois personnages, de grandeur naturelle, sont à mi-corps. Appartenant au duc de Northumberland^ Si ce n'était un peu de rondeur dans le dessin et de pesanteur dans

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