SUITE DE L'IPENTAIRE DE
uivENT les reliquaires qui sont dans le trésor de l’autel et dans le trésor de l’arrière-chœur, du costé de la chapelle du saint Laict (1).
Premier, une châsse ou tierte (2), dont les gar- ^ nisons sont de cuivre doré (3) , et le surplus d’argent , dans laquelle sont enchâssés les chefs de saint Maur (4), compagnon de saint Timothée, et de saint Florent, compagnon de saint Nicaise, faicte en l’année 1413, pesant trente -un marcs ([uatre onces.
I) Le derrière du grand-aïUel était une sorte d’armoire qui servait à placer une partie du trésor. Il parait qu’un peu plus loin , dans le chœur , du côté de la chapelle du saint Laict , aujourd’hui chapelle de la Vierge , était une autre armoire ayant la même destination.
(2) Fierte : ce mot vient peut-être de ferer, porter. Il était usité en Normandie ; on disait « la fierte de saint Romain ».
(5) 11 y avait des colonnes en cuivre doré.
(4) En 1016, une partie des reliques de saint Maur furent données à l’ahbayc de Florenne, diocèse de Cambrai. C’est à cette époque que le chef du saint parait avoir été séparé du reste du corps. 11 est probable qu’un reliquaire avait précédé celui de 1415.
Item, le chef de saint Rigobcrt, enchâssé dans un chef d’argent doré avec un mitre et les pieds d’argent , du don de M. Remy d’Ambonay , chanoine de Reims; le tout pesant vingt-six marcs trois onces.
Item , le chef de saint Marcel (I) , trente-unième pape, enchâssé dans un reliquaire d’argent doré , faict en rond , en forme de cyboire , et au-dessus duquel au pommeau il y a une petite croix ; le tout pesant treize marcs quatre onces.
Item, un chef d’argent doré avec une couronne d’argent doré, enrichie de plusieurs pierres prélieuses , et spécialement d’une agatlie ; la bordure et le pied du dict chef ne sont que de cuivre (2) ; le tout pesant vingt marcs quatre onces, du don de Milon de Nanteuil (3), prévost de l’église de Reims, puis évesque de Beauvais en 1217, dans lequel sont enchâssées des reliques de sainte Barbe (4) , vierge et martyre-
item, un chef (5) et la couronne d’argent doré enrichis de plusieurs pierreries, sur un grand pied de cuivre , et deux anges aussy de cuivre, du don de maistre Jean de Mensle , chapellain de l’église de Reims; pesant onze marcs trois onces, dans lequel est enchâssée une portion d’une coste de sainte Anne, mère de la sainte Vierge-
Item, une image de saint André, apostre , de cuivre doré, tenant une croix d’argent doré au milieu de laquelle est un cristal rond avec plusieurs pierres prétieuses , et dans icelle , un morceau de la croix en laquelle saint André fut crucifié ; suivant l’attestation de l’archevesque de Fatras,' dont la teneur est cy-après, le dict reliquaire a esté donné à l’église de Reims par les exécuteurs du testament de maistre Jean de Chehery, semi prébendé (6) de la dicte église ; suit la teneur de l’attestation (7) :
(t) Saint Marcel, pape vers l’an 508 , fut banni par Maxence. Il s’efforça de maintenir la discipline dans l’église. 11 ne faut pas le confondre avec saint Marcel , évêque de Paris , mort en 440 ; c’est celui-ci (|ui a donné son nom au faubourg Saint-Marceau , où se trouve l’église dans laquelle il fut inhumé.
(2) Doré. D.
(3) Milon de Nanteud mourut en 1224. Cette maison est une des plus anciennes de France ; elle a fourni trois évêques au siège de Beauvais. Il fit le don dont s’agit l’année de son élection.
(4) Sainte Barbe fut martyrisée , à ce que l’on croit , à Héliopolis, en 308 suivant les uns, en 235 suivant les autres.
(3) Il est probable que ce chef était l’effigie de sainte Anne. On a remarqué que les premiers Pères de l’Eglise ne parlaient pas de cette sainte; on ne commença à célébrer sa fête qu’en 1584.
(6) Semi-prébendé : on nommait ainsi le chanoine qui n’avait que la moitié des revenus que touchait son confrère prébendé.
(7) La dicte image pèse quarante-trois marcs. (Note de l’inventaire.)
Dessmc et liiL par JJ AIar(|uart, Reims
lmp .par Lemcraer, a Pans ,
fJnlversis Christi fidelibus ad qiios præsentis lilteræ pervenerint : A. Del (jralia Patracensis , arcliiepiscopus saluteni in duo : siciil ex anluiuorum relatione Grœcorum didichnns qui ante nos in ecclesia Patracensi fuerunl præsens liqnuni quod latori prœsentium Guidoni de Reli , in siqnuni devotionis dedinms, de illo ligna est in qiio dilectus Domini Andréas apostolus creditur (\) fuisse crucifxus et in ciiius rei testimonium idem putes iitteras dedimus sigilli nostri munimine rohoratas : Datum Patris octavo bal. ^prilis.
Item, un bras du dict saint André, apostre, avec plusieurs pierres prétieuses gravées, pesant en tout quatorze marcs; il est d’argent doré.
Item, une relique de saint Calixte (2), pape et martyr, enchâssée dans un bras dont la garniture est d’argent doré, enrichie de plusieurs pierres prétieuses de diverses couleurs, pesant treize marcs.
Item, un grand reliquaire rond d’argent doré, posé sur quatre petits pilliers,et le tout sur un pied de cuivre doré; le tout pesant treize marcs, dans lequel sont des os de saint Jean-Baptiste, de saint Barthélemy, apôtre, de saint Remy, de la crèche de N. S. Une coste de saint Gorgone, martyr, et des os de saint Appolinaire, martyr, dans un cristal en cylindre ou pentagone.
Un reliquaire de cuivre doré avec un coffre entre quatre petites tours et un cristal au milieu dans lequel sont plusieurs loppins de vêtements des saints; accompagné de deux ligures de cuivre dont il en manque une (3).
(1) Creditur. Ce mot est remarquable et prouve la bonne foi du elergé oriental. — Il y eut trois saints du nom de saint André; mais il est évident qu’il s’agit ici de saint André, frère de saint Pierre et apôtre; sa vie d’ailleurs est peu connue. On croit qu’il mourut crucifié à Palras.
(2) Saint Calixte, martyrisé en 222. Il construisit une partie des catacombes de Rome. Ses reliques vinrent à Reims vers 887 ou '893; on les conservait antérieurement dans l’abbaye de Cisoin. Dodilo , évêque de Cambrai , dans le diocèse duquel elles se trouvaient , s’opposa à leur départ.
(3) Ce reliquaire est un de ceux que la révolution a épargnés ; c’est un joli morceau de l’art gotbique;il n’est pas plus ancien que le xiv^ siècle, et il représente un monument d’architecture. Sur le socle qui le porte se trouve une boite dont le couvercle va et vient dans nue coulisse ; elle est ornée de huit figures gravées : il y en a deux sur le couvercle, deux sur chacun des côtés longs , une à chaque bout. On y remarque celles de saint Louis , de saint Pierre et de saint Paul.
A chaque bout du reliquaire devait se trouver une statuette de bronze doré : il n’en reste plus qu’une, comme au temps de l’inventaire : c’est celle de saint Pierre ; elle est d’un fort bon style et bien proportionnée. H est probable que celle qui manq\ie représentait saint Paul.
.Vu-dessus du coffre et à ses quatre coins s’élèvent quatre colonnettes qui portent des tourelles. Entre les tourelles sont, de chaque bout, une façade triangulaire, oinée de ciselures gothiques et de pierres précieuses; sur l’une il y a deux saphirs, une topaze et deux amétliistes ; sur l’autre, une agathe , deux arnéthistes, une topaze. De ce côté il manque une pierre.
Ces deux façades sont réunies par une galerie d’ogives àjour dont la crête est enrichie de boule.s de cristal.
.\u-dessou.>
Item, la belle croix d’or sur un pied d’argent doré, en laquelle est une croix fort grande du boys de la vraye croix, donnée par le pape Adrien Y (1), jadis eardinal Ottobon, chancelier de l’église de Pxeims, puis archidiacre d’icelle; Tun des costés delà dicte croix est enrichi d’une esmeraude et de quatre rubis , et l’autre de deux rubis , deux saphyrs et d’une esmeraude garnie de quatre perles au milieu, et de trois perles à cbacun croisillon de cbacun costé, en Tan 1574. Madame Rénée de Lorraine (2), abbesse de Saint-Pierre de Reims, donna un diamant garny de quatre petits rubis qui ont esté appliqués au fleuron d’en hault; le tout pèse quatre marcs quatre onees; le pied est travaillé en pyramide fort délicatement.
Item, une autre croix d’or montée sur une garniture d’argent doré par derrière, enrichie de plusieurs pierres et perles montées sur un pied de cuivre doré, pesant deux marcs sept onces, ayant quatre croisillons comme une croix de Hiérusalem, du don de Guillaume de Champagne, dit aux blanehes mains (3), cardinal, oncle du roi Philippe-Auguste, archevesque de Reims (4).
Item, une autre croix d’argent doré posée sur un pied rond, enrichie de quatre saphyrs et aultres pierres , dans laquelle est du boys de la vraye croix et pèse deux marcs ; elle est exposée les vendredis aux messes de la eroix.
Item , une autre croix d’argent doré , en laquelle est un crucifix d’argent doré , changée en 1662 contre une autre croix léguée par feu M. Guillaume Nobelin , chanoine et doyen de l’église de Reims, en laquelle on a fait graver ces mots qui estaient sur le pied de l’ancienne : Crux legata venerabili viro magîstro Guilletino Nobelin , presbgtero cccles. Rcmen. Decano et canonîco , anno 1593.
Au-dessous est un cylindre de cristal dans lequel sont les reliques. On distingue un morceau d’étoffe de soie jaunâtre, rayée de fils d’argent.
A chaque extrémité du cylindre est un cercle de cuivre assez lai’ge ; sur chaque cercle sont si.x figures ciselées. On y remarque encore saint Pierre et une figure defemme qui frappe avec un marteau sur des cloches.
Nous donnons le dessin de ce relhiuaire.
(1) .Adrien V fut élu pape en 1276; il chercha à organiser une neuvième Croisade. 11 est possible que le précieux don fait par lui ait eu pour but de réveiller l’ardeur des fidèles.
(2) Renée de Lorraine , sœur du cardinal Charles de Lorraine , combla de ses dons les églises de Reims. Son nom reviendra souvent dans ce qui suit.
(5) Guillaume-aux-Blancbes-Mains , fils de Thibaut II et frère de Henri I" , comtes de Champagne. Alix, sa sœur, avait épousé Louis VII et fut mère de Philippe-Auguste.
(4) Au lieu du pied de cuivre, on y a fait, en 168S, un pied rond d’argent doré pesant cinq marcs six onces. (Note de l’inventaire.)
Item , une tablette en deux fort antique dont les personnages sont faits du boys de la vraye croix et de la crècbe de Notre-Seigneur (i) ; d’un costé est représenté Notre-Seigneur et les pèlerins d’Emaüs , et de l’autre une Vierge tenant le petit Jésus ; la dicte tablette est dans une custode d’argent doré à laquelle est aussy une chesne d’argent doré , avec les armes de M. le cardinal de Lorraine (2) d’un costé , et une pyramide entourée de lière de l’autre avec cette devise : Te stante vîreho. Le tout ])esant cinq marcs une once et demie; du don de M. Charles, cardinal de Lorraine, arçhevesque de Reims, fait la veille de Pasques 1574. Elle provient du trésor de Constantinople (3) , suivant l’inscription grecque qui est gravée sur une lame d’argent, traduite en latin, portant ces mots : Michael Palescappas , regiam hanc sanctam iconem post expugnaüonem Conslantinopolis , sub Martlia Monacims el ancilla Regina, assumens nudam, oh meüim Titrcarum sic pro sua f acid tate concinavil 1469.
Item, un livre (4) dans lequel sont escrits les évangiles en langues
(1) Arche de i\oé. D.
(2) 11 s’agit de Charles, cardinal de Lorraine, l’oncle de Marie Stuart, mort en 1574. Les armes de la maison de Lorraine étaient : de quatre pièces en chef, soutenues de quatre en pointe ; au 1", de Hongrie; au 2®, de Naples, Sicile ; au S", de Jérusalem ; au 4®, d’Aragon ; au 5® et au 1er, de la pointe d’Anjou ancien ; au 6^, de Gueldres ; au 7% de Juliers ; au 8®, de Bar ; et sur le tout d’or à la hande de gueules chargé de trois alérions d’argent qui est de Lorraine.
(5) La prise de Constaniinople jeta en Occident un grand nombre de manuscrits et d’objets d’art précieu.v. Le diocèse de Reims s’enrichit à cette occasion de quelques reliquaires d’une haute anti- (juité : la tradition du moins le répétait. L’inscription ci-dessus prouve qu’elle ne se trompait pas toujours.
(4) Le livre d’évangiles en slavon mérite une note dont nous emprunterons les détails à un article p\iblié par M. L. Paris , dans la Chronique de Champagne.
« Ce volume est un petit in-quarto , écrit sur vélin à deux colonnes. Deux mains différentes, à deux époques distinctes , y ont travaillé , et cependant il ne contient qu’un seul et même ouvrage, les évangiles.
« La première partie est tracée en caractères slaves cyriliens , et enrichie d’ornements appartenant à l’école byzantine ; la seconde partie, écrite en caractères slaves glagoliens , est illustrée de Heurs et de personnages d’un dessin plus moderne.
» Avant 1793, sa reliure , en velours rouge , était ornée de pierres précieuses et de fermoirs en or. A cette époque il fut , comme bien d’autres, dépouillé de tout ce qui faisait sa valeur matérielle et extérieure; mais ce manuscrit avait aussi une grande valeur historique que la Convention n’a pu lui ôter.
» On l'attribue à la main même de saint Méthode, premier apôtre des Russes, au ix' siecle. .Suivant la tradition , Anne de Russie l’aurait donné cà l’évêque de Chàlons , Roger, quand il vint la chercher pour partager la couronne et le lit de Philippe 1er, roi de France. Roger aurait donné ce précieux volume à l’église de Reims. Suivant d’autres , on l’aurait trouvé lors de la prise de Constantinople, dans la bibliothèque dite de Saint-Jérôme , et l’empereur Beaudoin l’aurait envoyé à Guillaume-au.x-Blanches-Mains , archevêque de Reims.
» Enfin une autre version porte que ce volume a été donné à l’église de Reims par le cardinal de
grecque et syriaque, selon d’autres en slavonique ; du don de inondit seigneur cardinal de Lorraine, fait la veille de Pâques 4574 , icellui couvert d’argent doré d’un costé, avec plusieurs pierres et cinq cristaux sous lesquels sont plusieurs reliques; sçavoir, une croix du bois de la vraye croix et les reliques de saint Pierre et saint Philippe, apôtres, de saint Sylvestre, pape, de saint Cyrille, de sainte Mouhe, sainte Margueritte-de-l’Esponge, et de la ceinture de Nostre- Seigneur. Aux quatre coins sont les figures d’argent émaillé de l’aigle, de l’homme, du lion et du bœuf, symbole des quatre évangélistes. Ledit lion provient aussy du trésor de Constantinople, et on tient venir de saint Hierôme, et pèse six marcs six onces.
Item, un reliquaire d’argent doré, en forme de berceau, pesant sept marcs six onces, dans lequel est du bois de la creche de Nostre-Seigneur, tiré de sainte Marie-Majeure, de Rome, par monsieur Charles, cardinal de Lorraine, archevesque, duc de Reims, qui en lit don à son église la veille de Pasques l’an 1573.
Item, un beau tabernacle d’argent doré, pour exposer et porter le Saint-Sacrement ès processions, au quel sont deux cristaux au milieu, garnis de six rubis, un gros saphyr, deux amatistes et six Jacinthes (li; un diamant façonné en tables de Moyse, sur lequel sont gravés ces mots : « Un seul Dieu tu adoreras. » Un pavillon d’argent doré, porté par deux anges, enrichi de 43 perles; le pied est garni de jacinthes et amatistes , avec les armes de François duc de Guise (2) , et une inscription portant ces mots : « François de Lorraine, duc de Guise, pair, grand-maistre et chambellan de France, a faict faire ce reliquaire en 4562;» pesant vingt-qiuatre marcs quatre onces; et le II" décembre
torraine. Celui-ci le portait suspendu à son cou par une chaîne d’or, dans les cérémonies publiques.
» C’est sur ce volume que les rois prêtaient serment au sacre ; sans doute parce que les caractères, inconnus en France, lui donnaient une apparence mystérieuse et de nature à faire impression sur ceux auxquels on le présentait au milieu des émotions que faisait naître la grande et majestueuse cérémonie du couronnement.
» On a cru ce manuscrit détruit : il n’en est rien ; il est aujourd’hui un des plus beaux fleurons de la riche bibliothèque municipale de Reims. Là, il est visité chaque jour [>ar les savants septentrionaux que le désir d’apprendre amène sur le sol hospitalier de la France. Ce volume serait précieux même dans les contrées où il fut composé. 11 parait être un des plus anciens qui soient écrits en caractères .slaves. » Les paléographes modernes ont publié le spécimen de ce manuscrit.
(1) Jacinthe : on nomme hyacinthe une pierre précieuse d’un jaune tirant sur le rouge. On la trouve en Orient et en Allemagne.
(2) François, duc de Guise, un de nos plus grands capitaines , soutint le siège de Metz contre Charles-Quint , chassa les .\nglais de France, fut proclamé sauveur de la patrie, et mourut en I5fi5.
Messieurs de Guise joignaient aux armes de Lorraine un lambel de gueules en chef.
1570, monseigneur le cardinal de Lorraine, son frère, archevesque de Reims, en a fait don à son église.
Item , un reliquaire d’argent doré , ayant un gros christal de roche rond dans lequel sont des reliques du bras de saint Hylaire (1) , et audessus une figure d’argent doré du même saint, porté de deux colonnes torses de cristal de roche posées sur un pied d’argent doré ; pesant sept marcs six onces; du don dudict seigneur Charles, cardinal de Lorraine, archevesque de Reims.
Item, une image de saint Louis, roi de France, d’argent doré, montée sur un pied de cuivre doré, pesant quinze marcs ; du don dudict seigneur Charles, cardinal de Lorraine, archevesque, duc de Reims.
Item, une image de saint Dcnys Aréopagitc (2j , d’argent doré, sur un pied de cuivre doré ; pesant seize marcs deux onces ; du don dudict seigneur Charles, cardinal de Lorraine, archevesque de Reims.
Item, un reliquaire d’argent doré du saint sépulcre sur un pied de cuivre doré où est un Christ résurgent d’argent émaillé, sur une grande agathe qui forme un sépulcre et quatre personnages dormant à l’entour, et six anges donnés par Henri H, roi de France, le jour de Sainte-Anne, ‘26 juillet 1547, qu’il fut sacré en l’église de Reims par monseigneur Charles, cardinal de Lorraine, archevesque; pesant vingt-six marcs six onces, au pied duquel est l’inscription suivante : llenricus secundus consecrandus hue me asportavit : 1547 (3).
(1) Saint Hilaire, évè(ine de Poitiers, mourut en 368. Saint .Jerome le nommait le Rhône de 1 elofiuence latine.
(2) Cinq évêques nommés Denis furent canonisés. Saint Denis l’.Vréopagite fut converti par saint Paul, et devint premier évêque d’.Vthènes. Il fut brûlé vif en 93. Sou corps , porté d’abord à Rome , finit par être amené en L^rance. Ce martyr a été long- temps confondu avec saint Denis, apôtre des Gentils , le premier évêque de Paris, mort dans le iii' siècle.
(3) Ce reliquaire existe encore :nous en publions le dessin. Ce précieux objet d’art a été maltraité par le temps ; quoique complet, il est brisé en différentes parties; sa restauration sera facile. Il passait pour être dbr pur. Le roeherqui porte le sépulcre est émaillé de vert ; le Christ sort du tombeau, un de ses pieds y touche encore. Les quatre personnages qui dorment sont des soldats; l’un d’eux, couché devant le sépulcre, représente, dit-on, Henri IL Autour de ce groupe sont des figurines beaucoup plus petites qu'on nomme les Sybilles. Le reliquaire est orné de croissants entrelacés trois par trois, et de D confondus qui rappelaient l’amant de Diane de Poitiers ; ces chilfres sont en émail noir, blanc et or ; la base du reliquaire comptait jadis vingt-six pierreries : il n’y en a plus que quinze ; elles sont grosses, mais elles ont peu d’éclat. .Sur la partie antérieure du reliipiaire était une lame de cristal derrière laquelle est un morceau du saint sépulcre; ce joyau coûta au roi quinze cents écus, ainsi que nous l’apprend Godefroy dans son Cérémonial des sacres. Enfin, sur une plaque d’email on lit l’inscription que nous avons citée : Henricus secundus consecrandus hue me asportavit.
Ce reliquaire, d’un beau style, est un des joyaux du trésor aetuel de la cathédrale ; les figures sont bien ciselées, bien proportionnées ; c’est un véritable objet d’art et un digne monument du siècle de la renaissance.
Item, un reliquaire d’argent doré en forme de soleil (1), dans lequel est une boite d’argent doré pour mettre le Saint-Sacrement pendant les trois derniers jours de la semaine sainte, pesant vingt-huit marcs ; du don du roi Charles IX% le jour de son sacre, fait en l’église de Reims par le dict seigneur cardinal de Lorraine, sur le pied duquel est l’inscription suivante : Caroliis nomis ; decimo quinto May 1561, quo die sacratus coronatiisqiie est, dono me dédit (2).
Item, un navire d’une cornaline (3), monté sur un pied d’argent doré esmaillé, auquel sont trois armoiries d’or et les cordages, dans lequel sont onze images représentant les onze mille vierges, six desquelles sont d’or esmaillé, et les cinq autres d’argent aussi esmaillé , l’ancre et le surplus d’argent doré ; pesant, compris le fond de cornaline, vingt marcs (4) ; du don d’Henri III, roi de France et de Pologne, le jour de son sacre, fait en l’église de Reims, par Louis de Lorraine, cardinal de Guise, évesque de Metz (5), frère dudit cardinal de Lorraine, à cause que Louis de Lorraine, archevesque de Reims (6), son neveu, n’était pas encore sacré, le 5 février 1575 ; au pied du navire est l’inscription suivante : Henricus tertiusj, Galliaruni Potoniarumque rex, hanc Dei-parœ vircjini navicidam , ut res gallica diuturnis jactata seditionum jhiciibus, ope divina tandem conservetur
(1) Dans le milieu était un tombeau qui contenait deux hosties consacrées, l’une pour le service du vendredi -saint, l’autre pour la procession du jour de Pâques, suivant la fondation du cardinal de Lorraine. (Povillon.)
(2) 11 parait que le don du reliquaire offert par le roi n’avait quelquefois lieu que le jour du sacre- L’inscription que porte le reliquaire dont la description suit vient à l’appui de cette présomption.
(5) Le navire est creusé dans une seule pierre, qui peut avoir de 7 à 8 pouces de long, et 4 pouces de large.
(4) Ce charmant reliquaire a aussi échappé au creuset révolutionnaire. On y remarque une foule de curieux détails : le bâtiment vogue sur une mer dont les flots bleus et argentés vont baigner les bords d’un gazon vert émaillé de marguerites blanches ; des poissons monstrueux, proportion gardée, nagent prés du vaisseau; la voile, qui est pliée, est d’émail blanc ; au sommet du mât est un ange à la robe de neige et aux cheveux d’or qui conduit les saintes voyageuses ; des matelots et des soldats les accompagnent ; l’un d’eux a le mal de mer et en subit les conséquences. Les jeunes et belles vierges sont debout et toutes gracieuses ; leur costume brillant dessine leur taille élégante ; sainte Ursule est vêtue en reine : elle a un riche manteau, une fourrure d’hermine descend le long de sa robe royale , elle a la couronne sur la tète ; cette figurine est charmante. Quatre écussons sont appliqués aux pieds du reliquaire ; deux portent les armes de France; dans les deux autres elles sont écartelées de celles de Pologne ; du coté opposé à celui où se trouve l’inscription ci-dessus, on lit celle-ci ; <d)esaincte Ursule et des onze mille vierges.» — Nous donnons le dessin de ce précieux bijou.
(5) Louis de Lorraine, évéque de Metz, mort en 1578. Prince peu remuant, plus ami de la table que de l’intrigue.
(6) Louis de Lorraine, second fils du fameux duc de Guise et frère du Balafré, mis à mort à Blois par ordre de Henri llf, en 1538, résida peu à Reims, et ne fut archevêque que de nom.
L^.KV^litL r.~jS?tlSl<^ iv^îÆÎ
Y‘ '^AUJfîkVK îOLOfâ-® Hove BB('Hp;Ht D E t . A';;}*:''*''^''^'" P£5;GMU0Vi(VTv'R''{ls ' i^G/i’AT-'’'^ ûPEfiiVïMA TANDËX. ÇOîifif®;
“ '---A- .^KOSEH^joRI^ HtfîVfônîATKPOitr^
Tless etlithpar JJ.Maco^iiart.ïleiTns.
(?tXt-^)cd^uic
Iiîip . fie LeTTiercicT, Paris
in tranquillwn, more majoriim inauquralus posuit nnno 1575. Et au bas sont les armes de France et de Pologne (1).
Item, un reliquaire d’argent doré qui est un chef de saint Louis, soustenu par deux anges, sur le pied duquel est la ligure de Louis XIII, roi de France et de Navarre, en forme de priant 5 pesant soixante-sept marcs six onces sept gros, suivant l’acte donné par le Chapitre, à M. Laurent Cauchon, seigneur de Treslon, conseiller du roi et requérant, noble homme Jean de Sancerre, conseiller du roi et contrôleur-général de son argenterie, et maistre de la garde-robe de la reine 5 présents Rogier et Taillet, notaires royaux à Reims , le 23 octobre 1610. Ledit reliquaire du don du roi Louis XllI, le jour de son sacre, fait en l’église de Reims par François, cardinal de Joyeuse (2\ archevesque de Rouen, monseigneur Louis de Lorraine (3), archevesque de Reims, n’étant pas sacré, le 18 octobre 1610. Au pied dudit reliquaire est l’inscription suivante : Liidovicus XIII, filius Ilenrici magni Galliarum et Navarrœ recjis christiamsshni, parentis imperio ejusque virlutibiis suceedens , hoc torenmaiossis (4) , monimenlum divi Liidovici regis, ejiis iniin prosopiœ, posteritaii dédit mense octobri anno 1610, et in adventu regni se dedicante deo, dedicavit.
Item, un reliquaire d’argent doré, qui est un chef de saint Remy, porté par deux anges, et soutenu d’un piédestal qui a d’un costé l’effigie du roi Louis XIV (5) , et de l’autre l’inscription suivante ; Ludovicus XIV, Galliarmn et Navarrœ rex clirislianîssimiis , post sedatos domi tumultus , forisque parlas cœlesti ope victorias , sacris Beinensibus ungendus , hoc divo Remigio pietalis et gratitiidinis sua? momimenlum , dicavit anno reparatœ sahiiis 1654, pridie kalendas junii; pesant quatre-vingl-ciiKj marcs y compris la planche qui est au dessous (6).
Deux pains (7) d’argent, l’un doré et l’autre blanc , provenant de
(O Dans ce reliquaire sont des reliques de sainte Ursule et des onze mille vierges. D.
(2) Le cardinal de Joyeuse mourut en 1613. C’était un homme d’un grand mérite ; il paraît qu’on lui doit l’idée du canal du Languedoc,
(:•>) Louis lit de Lorraine, archevêque de Reims, cardinal, mort en 1621 , n’était pas né pour l’état ecclésiastique ; il laissa cinq enfants de Charlotte des Essarts ; il se fit un nom par sa bravoure militaire.
(1) Ce reliquaire n’existe plus. — Nous ne pouvons garantir que le mot torenmaiossis soit bien celui ([uis’y trouvait ; il viendrait sans doute du mot grec -roptu, ciseler, et voudrait dire ciselure.
(3) Le roi était représenté en costume de sacre aux pieds du saint.
(6) Du don du roi Louis XIV, le jour de son sacre, fait en l’église de Reims, par messire Simon Legras, évêque de Soissons, qui avait été prié par le Chapitre, le siège archiépiscopal de Reims vacant, défaire cette cérémonie sacrée le 7 juin 1634, et non le 31 mai, comme portent ladite inscription et les médailles, le sacre ayant été différé. (Note de l’inventaire.)
(7) Dans l’origine, le roi comme ses sujets donnaient à l’olfrande un pain véritable ; plus tard on
l’offrande faite par le roi Louis XIV le jour de son sacre ; appartenant
à la fabrique de l’église de Reims ; pesant chacun un marc six gros.
Deux médailles d’or (I), restant des treize données par le roi Louis XIV à l’offrande le jour de son sacre, les autres ayant été distribuées par ordre du Chapitre ; pesant chacune une once un gros marquées
de l’efligie du roy, couronnées d’une part avec cette inscription : Ludo-
viciis XIV, Franc, et Navar. rex christianîssim. ; et de la ville de Reims , de l’autre, avec une colombe au dessus tenant la Sainte-Ampoule; et autour : Sacratus et salutatus Remis 31 7naii 1054. Lesdictes médailles sont attachées aux reliquaires de saint Remy.
Item, un grand tabernacle d’argent doré, ayant une croix et un crucifix ; au haut est un cristal au milieu, dans lequel on exposait anciennement le Saint-Sacrement le jour de la leste , et pendant l’octave du Saint-Sacrement, posé sur un pied de cuivre ; ledict tabernacle orné de plusieurs pierres avec celte inscription : Ex capella regia (2) sac7'i palatii parisiensis de vesli purpurea et de ariindine et de corona spinea ; le tout pesant seize marcs deux onces.
Item , un bras de saint Nicaise couvert d’argent avec la garniture bordée de cuivre; le tout pesant sept marcs six onces.
Item, un bras d’argent posé sur un pied de cuivre doré, avec huit petites boules d’argent , dans lequel sont des reliques de saint Evrard , fondateur de l’abbaye de Saint-Calixte de Cézoin, diocèse de Tournay, donné à l’église de Reims par M. Joseph Vraux, abbé dudict Cézoin, comme il est porté par l’inscription suivante, qui est sur icelluy : R.D. Joseph Vraux, Cesoniensis monasterii abbas, ob Sti-Caüixti papœ et marUjrîs 7'eliquias, ab n77iplissunis D. D. ecclesiœ Re77ie77sis 7net7’opoUta77ce ca7707iicis acceptas lias sancti Ev7'a7'di eo7ifesso7'is Ludovici pii bnpe7'atoris Fra7ico7'W7i(jue régis generi, 7iec 71071 supra dicli 7nonasteiH fundatoris argenteo hoc b7'achio decoixitas in grati
le fil de métal ; plus tard encore il en offrit deux, l’un d’or, l’autre d’argent ; mais on l emarquera que celui qui devait être d’or, n’était que de vermeil. Ces pains, que rien ne rendait recoramand,al)les, étaient toujours sacrifiés des premiers quand le Chapitre manquait d’argent.
( t) La nature des treize pièces offertes a varié avec les différents sacres. Il parait que dans les xic et xiiie siècles, on donnait des besaus; quand on ne put plus offrir de cette monnaie, on en conserva le nom ; plus tard, on frappa exprès des médailles nommées byzantines ; à la fin le nom disparut. Au sacre de Charles VIII, ou offrit treize vieux écus ; à celui de Charles IX, les pièces offertes ue valaient qu’un écu environ. Ces monnaies étaient inomptement aliénées par le Chapitre ^ celles du sacre de Louis XIII n’existaient déjà plus eu 1669.
("2) La Sainte-Chapelle de Paris contenait les reliques les plus importantes du monde parleur qualification. Saint Louis les y avait réunies : mais à diverses reprises on avait détaché des parcelles de tous les objets qu’on y conservait, et on en avait gratifié les églises et les abbayes du royaume. Xous aurons plus d’une occasion de voir que le diocèse de Reims n’avait pas été oublié.
mumficencia donavit 1662. Lcdicl bras d’argent et le pied de cuivre pesant ensemble treize marcs.
Item, une image de sainte Cécile d’argent , montée sur un pied de cuivre, ayant un diadème et tenant une palme, et ayant un reliquaire de cristal devant , dans lequel est une portion d’une cote de sainte Cécile, tirée d’un ancien reliquaire de saint Ilierosme (1) , donné autrefois par M. Jean Elieronimy , chanoine de Reims , l’an 1474. La dicte image d’argent avec le pied de cuivre pesant onze marcs quatre onces.
Item, une image de saint Médard (2) d’argent doré par les garnitures sur un pied de cuivre, du don de M. Méresse, chanoine de Reims, fait en l’an , pesant huit marcs six onces.
Item, une image de saint Sébastien, avec la terrasse d’argent doré , excepté les nudités, avec deux anges tenant une couronne, le piédestal étant de cuivre doré sur lequel est un reliquaire de cristal garni d’argent, et dans icelui ès reliques de saint Sébastien; pesant seize marcs six onces , non compris le pied de cuivre , donné par le Chapitre de l’église de Reims, pendant la contagion de l’année 1635, suivant l’inscription suivante qui est sur le pied : Volum capiluli insignis Ecclesiœ meiropolit. Bemensis, grassanti peste, anno Dom. 1635.
Item , une image de saint Basic, abbé, d’argent vermeil doré avec le piédestal de même sur lequel est un reliquaire de cristal , et dans icelui des reliques du même saint ; le tout pesant neuf marcs ; du don de M. Jean de Vienne, chanoine de Reims et abbé de Saint-Basie (3), comme il appert par l’inscription suivante qui est sur le pied : Jocmnes de Vienne, ahbas saneti Marlini Nivernensis , prier de Serngco (4) , niiper abbas sancii Basoli el per irigenta et cunplius annos Benien. Eccl. eanonicus , sacrum hoc sui erga Dei-param Yirgineni et sanctum Basolum cul tus monimenlum dictœ Eccl. D. D. anno 1630.'
Item , une image de saint Joseph tenant le petit Jésus, le tout d’argent, posé sur un pied d’ébène, enrichi de quatre cartouches et porté sur quatre chérubins d’argent; du don de M. Pierre Desjardins, chanoine de Reims. Dans un reliquaire de cristal est un morceau de la
(P On voit qu’H arrivait de temps en temps au Chapitre de délruii’e des reliquaires pour en refaire d’antres.
(2) Saint Médard , né à Salency, en Picardie, en 457 , fut évêque de Noyon ; on lui attribue l’institution de la rosière de Salency. Il mourut en 545. Ses reliques étaient à Soissons, dans l’historique monastère qui porte son nom , et où Louis-le-Débonnaire fit si rude pénitence
(3) Nous parlerons de saint Basic et de ses reliques quand nous arriverons à traiter du monastère qui portait son nom.
Cf) Senuc ; monastère du diocèse de Reims.
ceinture de saint Joseph ; pesant vingt-un marcs trois onces , y compris le pied d’ébène.
Item, une image de saint Augustin d’argent, sur un pied d’ébène, enrichi de quatre cartouches d’argent aux quatre coins, soutenu de quatre mufles d’argent (1) ; du don de M. Augustin Petitpied, chanoine de l’église de Reims , fait en l’année 1639 , pesant avec le pied d’ébène seize marcs six onces.
Item, un reliquaire de saint Ignace (2), martyr, posé sur deux colonnes d’argent, un gros cristal au milieu, sur lequel est une croix d’argent doré et trente pierres telles quelles de l’autre ; le tout d’argent doré posé sur un pied de cuivre doré , enrichi de petites plaques d’argent émaillé ; du don faict à l’église de Reims par M. Jean le Besgue , chanoine et pénitencier de la dite église en l’an 1609, pesant quatorze marcs trois onces. Dans ce reliquaire sont des reliques de saint Jean, martyr, et de saint Médard , évêque de Noyon.
Item, un reliquaire de bois d’ébène, garni de six cristaux de roche au milieu, enrichi chacun d’un bizeau d’or, émaillé de blanc à l’entour, plus d’une armoirie de saint Albert (3) au bas du pied d’or émaillé. D’une image au dessus, du dit saint Albert, tenant une crosse d’or émaillé, en laquelle sont six diamants. La mitre d’or émaillé de blanc , en laquelle sont trente-six diamants. Plus, un autre diamant au-devant de la chappe, servant de bille ; et plus bas, quatre autres diamants servant de croix; aux deux costez deux chérubins d’argent tenant chacun une palme d’or émaillé de vert , et le reste du dit reliquaire enrichy partout de festons d’argent doré. Lequel reliquaire a esté pezé par Guillaume Du Mont, orphevre à Reims, en présence des coustres tant clercs que laïcs, le 16 décembre 1613, et s’est trouvé peser tant en or, argent, pierres, cristaux, reliques que bois d’ébène, vingt marcs moins deux gros , et les dits diamants appréciés en gros à deux cents livres tournois, par devant Taillet et Rogier , notaires royaux à Reims. Le tout du don d’Albert (4)
(1) Sans doute on désignait ainsi des figures de lion ; cet animal sert de support à une partie des reliquaires qui nous restent.
(2) Saint Ignace , martyr, évêque d’Antioche, refusa d’adorer les idoles et fut livré aux bêtes féroces sous Trajan. 11 ne faut pas le confondre avec monsieur de Loyola.
(3) Saint Albert, fils de Godefroy, duc de Brabant, fut évêque de Liège ; son élection lui fit des ennemis. Il se réfugia à Reims, et fut assassiné en i 192, près de la ville, sur la route de Cernay. Des murailles se firent en ce lieu ; on y éleva une croix. Notre reliquaire contenait une partie de ses vêtements et quelques parcelles de ses os.
(4) Albert d’Autriche , sixième fils de l’empereur Maximilien 11 , mort en 1621. 11 répara par la douceur de son gouvernement les maux que le duc d’Albe avait fait souffrira la Flandre et au Brabant.
el Isabelle-Claire-Engônie (1), archiducs d’Autriche, ducs de Bourgogne et princes souverains des Pa;ys-Bas lorsqu’on leur donna les reliques du corps de saint Albert en 1612 , lequel avait été inhumé en l’église de Reims, après son martyre arrivé proche de Reims, l’an 1192.
fl) Isabelle-Claire-Eugénie , tille de l’iiilippe [! , roi d’Espagne , et d’Elisabetli de France. C’est elle (|ni fit vœu de ne pas changer de linge jusqu’à ce que la ville d’Ostende, qu’elle assiégeait, fût prise. Le siège dura trois ans trois mois et trois jours. Depuis, on nomma couleur Isabelle la nuance qu’oiïrait aux yeux le linge de cette princesse quand elle le quitta.
.. rë' ■ ■ ■
■ ' W ‘ siiii h ' , hi:A ' «dO , (1^" ' üîfr^^iia ii j i ^ol}'»<f ■ i^''’ ■
ub ^cfi>ilbT à^r gnnob^ no't»f)8ioî. ar^-è'^e^} .»flfiîiw«68. ebountj Jb ■ vj) ':i;!Îr^b'l t(fi Xlttllib'.H jTîJV’e’ ' '
.'î^'îlr'VAif- ^Aj «’jirîî^ijî '
■, 'b. /.'■ ^ \ ^ ' [^-y: . 'hA^^M
- ': '~\-r ' .^ ,:i-V^ ■ ■'- i'v 'irbfjBMS^''',
U5»"J y:i\i.C'i'-i \<b jU?‘ifi^if.;A'ÎJ la» / •t(lJffiqi>'H'S KH , U' «KjtjjlHfl f»h sllB , 3?«SîliiJ-llvif!}>’«0wIn»< (i) îiÙ Jiti:(i'!Îai-;; 'iî'-';!j.. ;'>i>î.!.’Hîi<V!’'- .m;!‘V RJ .‘ittO {'/v ' ü’ffp,Sit(^ >^0ÎÎ />|> Tygt'iSif'! Siî (>b tj-lV/ ji) iîlf»' »»!)-»
,•! ■ -'ii'fîn-! -U\ -i'iiO.V>i{®VrU,»’' ■-!•> " , r-ywf'iC ■.ii)it<ïf iiïAf’ I l '»S^'.-!»jV7)
.«îî'^fRp- •«!■ .'S> -«gtrfî
:■’■■':■ * -t ' '-'ru "
'■■ ■" ' . ^ \ . ■ „.. ^ vimaINî ,
■• ; • ' ■ ^ .. vi
i ■: ■ A ' ’■ . 'à do :t'XKhS:
. '■ ' , M- *! d<.'nii;>u,r ^
. •• ■ ., -^ • iffu'
■ . zfi
,. - - ■ • I - uVa, 'S!'/t'~-'
■' ■ - V . ^C' djv; dv
-, • Tàib’
I ■> î'iïiî/’*
I lît'.’V