CHAPITRE A XIX
TRESORS DES EGLISES, CHAPELLES ET COLTEATS Dü DIOCESE DE REIMS.
Eiws et son diocèse reofermaieiil des églises, des chapelles, des hôpitaux , des inoiiastèi’es qui se ressentaient des ] J largesses que le sacre et les traditions qui s’y rattachaient ^ faisaient pleuvoir sur la province ; presque tous richement dotés, cnricliis journellement par la piété des fidèles , ils renfermaient des olqets d’art remarquables par leur antiquité et leur [)erfection. J’aurais voulu pouvoir conduire le lecteur visiter toutes ces vieilles basiliques, interroger les ruines de celles qui ne sont plus, étudier celles qui sont encore debout, et recomposer avec lui le trésor et le mobilier de chacune d’elles, relever ses — autels tombés, et reposer à leur place les tableaux, les chapes, les statues, les croix, les llambeaux , les reliquaires que la révolution a détruits ou dispersés (1).
(I) Dans le siècle dernier, le diocèse de Iteims renfermait i|iiatre cent soixante di.x-sept paroisses, trois cent soixante succursales, vingt-(|uatie abliayes, sept prieurés conventuels, une cliartreuse , viigt sept couvents, liuit églises collégiales, deux séminaires, huit hôpitaux, un conimaiideur de Saint-.lean de Jérusalem, et un nomltre considéraltle de chapelles et de piieuiés simples.
Mais j’ai rencontré bientôt des obstacles sans nombre, des difficultés insurmontables. L’bistoire de presque tous ces vieux éditîces est à faire ; peu d’entre eux ont été décrits. Les inventaires de leur mobilier ne se sont pas toujours retrouvés, et je me suis vu réduit à m’en rapporter à des traditions parfois incertaines, à des citations faites par Marlot et autres auteurs rémois, souvent incomplètes et toujours insuffisantes.
Sans doute des recbercbes plus minutieuses, plus multipliées que les miennes, auraient pu conduire à un résultat plus satisfaisant; mais il ne m’a pas été permis d’arriver au but que je m’étais proposé; un au tre, plus heureux, y atteindra. J’ai cru devoir publier les notes que j’ai recueillies; elles peuvent être utiles jusqu’à ce qu’un ouvrage plus volumineux, plus complet, les détrône et les condamne même à l’oubli qui les attend peut-être avant l’époque que je viens d’indiquer.
Je parlerai successivement des églises et des hôpitaux de Reims , puis des abbayes situées dans l’enceinte de nos murs, enfin de quelques-unes de celles que renfermait le diocèse.