ACTE DEUXIÈME
VALIDER POUF
Ah! (vivement.) Avant, moiiiieur, avant...
A la bonne heure! et n'en êtes-vous encore qu'aux soupçons, on bien avez-vous un commencement de preuve ?
VANDER POUF
Un commencement de preuve?
Oui...
!\[on Dieu! je ne ne sais pas si on peut appeler... Ma femme a quitt'? la maison.... (Mouvement de Tricoche.) Elle cst partie avec un ami...
Avec un ami... j'adore ces affaires-là!., mais alors.... pourquoi tout à l'heure m'avez-vous dit avant?...
VANDER POUF
Pourquoi je vous ai dit?... ,
Oui, il me semble que cela peut tout aussi bien être...
VANDER POUF, avec force.
Non, monsieur, non, je sens là quelque chose qui me dit... Je connais Bernardine, elle est vive, emportée, capable d'uu coup de lêle, mais de là à...
A la bonne heure... et vous venez me demander de la retrouver, de vous la rendre...
VANDER POUF
Oui... est-ce que vous vous cliargeriez?...
C'est mon état et j'adore ces aft'aires-Ià... je les adore!...
VANDER POUF
Alors?...
Mais je n'ai pas le plaisir de connaître madame Vander Pcui il me faudrait quelques renseignements.
Je vous ai apporté une photographie.
38 TRICOCIIE ET CACOLET
TRICOCIIE.
Bonne idée... très-bien. (Ropnrdnm in i,iiotograpbie.) Oh ! ohl
V A N D E II POUF
Qu'est-ce que vous avez ?
Il se lève.
Mes compliments... elle est jolie, très-jolie...
Il se Icve.
VANDER POUF
Naturellement! Si elle n'avait pas 6i6 jolie...
TRICOCHE, riant.
On ne l'aurait pas enlev(5e, c'est parfaitement juste. Maintenant parlons un peu de celui qui... Avez-vous une pholOijrdpliie de lui?...
VANDER POUF, choqué.
Non, monsieur, non.
Tant pis... tant pis... tant pis...
VANDER POUF
Mais VOUS le connaissez peut-èire ? C'est le duc Emile,
Le duc Emile!..
VANDER POUF
En personne...
Mes compliments...
VANDER POUF
Vous le connaissez?
De réputation, ^.eulemeni...
VANDER POUF
Vous me la rendrez, n'est-ce pas?...
Certainement! certainement. Is sont partis enscmlJc?
VANDER POUF
Oui..