ACTE CINQUIÈME
LE VICOMTE
On s'en fiche^ on s'çn fiche à nous deux.
' YVONNE
Et puis, il y a maman !
LE VICOMTE
On s'en fiche t (Mouvement d'Yronne,) Pardon I YVONNE.
Et puis, plus tard, il y aura mon mari, parce que, vous savez, ils sont en train d'organiser un nouveau mariage pour moi 1
LE VICOMTE, vivement.
Ah! non, c'est bon pour une fois! Vous n'allez pas vous laisser faire t
YVONNE
11 faudra bien.
LE VICOMTE
Il ne faut pasi Ne vous laissez pas faire ! Je vous soutiendrai, (wonne rit.) Gela vous fait rire que je puisse soutenir quelqu'un, mais je vous assure que c'est possible et que, pour les autres, je suis capable d'énergie... Je n'ai jamais essayé, mais je le crois... Ne vous laissez pas faire, cette fois-ci, car vous risquez d*étre pincée pour tout de bon! Tous les fiancés n'ont pas le courage de se sauver de la mairie : celui-là répondra oui, vous n'oserez pas dire non, et vous serez bouclée !
YVONNE, résignée.
Ou'est-ce que vous voulez, il faudra y passer 'oi ou tard!
178 TRil'LEPATTR
LB VICOMTE, indigné.
Ohl cette résigùation passive! Cette faiblesse honteuse, ce manque de volonté 1 Non, je ne tolérerai pas ça!
YVONNE
Gomment vous ne tolérerez pas çat
LE VICOMTE
Oui, j'empêcherai ça de toutes mes forces. Ce n'est pas pour vous que je travaillerai, ce sera pour moi, parce que je serais très ennuyé, très malheureux, si je ne peux plus avoir avec vous de petites conversations comme celle d'aujourd'hui.
YVONNE
Pourtant 1 II faudra bien que je me marie un jour...
LE VICOMTE
Faites comme moi... Restez garçon...
YVONNE
Gomme vous y allez! Il y a maman! Je ne lui résisterai jamais! Elle a son idée, elle veut un gendre dans le gc^tin!...
LE VICOMTE, frappé d^na idé« tibiU*
Ce serait béteî...
YVONNE
Quoi?
LE VICOMTE
Ce serait bote, mais ça serait bien drôle !•••