ACTE PREMIER
Brangaine Tristan ?
ISOLDE
Qu'il boive l'expiation.
Brangaine (se précipitant aux pieds J'Isolde,)
Horreur! aie pitié!
IsOLDE
Toi l'infidèle,
Aie pitié !
Oh! de ma mère
Ignores-tu les arts ?
Crois-tu que celle
Qui tout pesait,
Sans conseil
M'aurait envoyée avec t:oi si loin ?
Voici le baume
Pour les plaies;
Pour les poisons
Le contrepoison;
Pour les plus forts,
Suprêmes maux,
Voici la boisson de mort !
Que la mort lui rende grâce!
Brangaine (se maîtrisant à peine.)
Extrême douleur!
ISOLDE
Vas-tu m'obéir?
Brangaine Suprême malheur!
IsOLDE
M'es-tu fidèle?
La boisson?
KOUR VENAL '.relevant les tentores du dehors.)
O Tristan.
(Brangaine se lève, saisie d'effroi et de trouble.) ISOLDE [faisant des efforts extrêmes pour se maîtriser.)
Que Tristan vienne ici!
(^Konrvenal se retire de nouveau. Brangaine, se maîtrisant à peine, se dirige vers le fond de la scène. Isolde, rassemblant tous ses seni pour la décision à prendre, avance lentement et dignement vers le lit de repos, et s'appuyant sur l'extrémité,' en haut, elle tourne le regard du côté de l'entrée.)