XVI PREFACE
sion de la voix, à ce point que les paroles deviennent presque toujours inintelligibles ?
On nepeid guère supposer, d'autre part, que le public , habitué à ne venir chercher à l'opéra qu'un simple spectacle, sera accessible, sans que le milieu soit changé, à des émotions qui ne pourraient être ressenties que dans le recueillement et dans un cadre approprié à l'illusion nécessaire.
Wagner l'avait bien senti et, par une heureuse fortune, il put réaliser les conditions qu! il jugeait indispensables à la représentation de ses œuvres; une salle presque obscure, l'orchestre dissimulé, la scène seule éclairée, tous les artistes uniquement occupés de leur rôle et aucune interruption d'applaudissements. Un long temps s'écoulera sans doute avant que de telles reformes pîiissent être tentées sur d'autres scènes, et, en attendant, il faut prendre son parti d'en être réduit, pour une complète compréhension des œuvres de Wagner, et surtout de celle de Tristan et Iseult, à la seule initiation d'une étude personnelle.
C'est à ce titre que la traduction du guide thématique de Hans de Wolzogen sera, nous r espérons du moins, favorablement accueillie.
Paris, janvier 1894.