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Die Mo ■ rold schlug, die J'ai gué - ri la bles-
Wun - de etc.
su - re, etc.
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Ach We-he mir! ich jawar's,die heim-lich Mal-heur à moi! Moi même en me tai-sant j'ai
selbst die Schmach sich schuf!
fait ma pro - pre honte!
Le passage le plus émouvant est assurément celui où, dans la première partie du récit, ce
changement de temps: « Lui payer le tribut — den Zins ihm ausxiijahlen» et, bientôt après, les répétitions de deux larges accords chromatiques ascendants et en crescendo qui rappellent le motif du désir et montrent l'effort d'âme d'Iseult pour retrouver la parole.
motif, en passant par son inversion, le motif du désir, se transforme dans la mélodie soutenue du motif du regard: «Il me regarda dans les yeux — er sait mir in die Aiigeni) pour revenir ensuite, plus largement, après une reprise développée du motif d'amour (5), à sa forme première : « J'eus pitié de sa détresse ! — Seines Elendes jammerte mich!y>
Un autre passage délicieusement mélodieux €St celui-ci : «Celle qui lui rendit la vie et qui, par son silence, le garda contre la vengeance de ses ennemis — Die schweigend ihm das Leben gab, vor Feindes Radie ihn schweigend barg's>; ce passage, soutenu d'abord par un dessin d'accompagnement en triolets rappelant le thème principal, prend, tout de suite après, au milieu de trilles moqueurs où se mêle le motif du salut à Tristan, une forme de si expressive amertume dans la phrase : « Ce serait une douce amie, mon seigneur et oncle — Das wàr' ein Schatz, mein Herr und Ohm y) qui dépeint merveilleusement le cruel dépit d'Iseult dissimulé sous la louange apparente des paroles.
A cette partie principale de la scène se rattache le long chant d'apaisement de Brangaine qui s'épanche en une caressante mélodie dont la
juste interprétation artistique exige une vocaliste de premier ordre '.
La mélodie principale de tout ce passage, qui offre une évidente parenté avec le motif de l'amour,
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etc.
conduit, après l'interposition de la phrase d'Iseult, sur le motif même du désir: «Sans être aimée du plus noble des hommes et le voir toujours près de moi — Ungeminnt den hehrsten Mann stâts mir nah zu sehen-f), à la forme mélodique suivante entrelacée avec un art incomparable :
1 Cet effet mélodique serait perdu, par exemple, si la vocaliste ne s'était pas exercée à en dire les longues phrases d'une seule haleine et si elle ne donnait pas, à chaque moment, à son chant l'expression soutenue tantôt de la compassion la plus tendre, tantôt d'une caressante flatterie mêlée d'éloses gracieux.
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