Thème héroïque
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Mot. I.
^' ' 1 ^ Mot. 5.
1 On peut se demander si la première partie de ce thème déjà citée sous le nom de motif du Héros, ne se" rapporterait pas à Iseult plutôt qu'à Tristan et ne serait pas plus exactement dénommée motif de la vengeance. Tel est, en effet, le sentiment que traduit ce motif, avec les paroles violentes d'Iseult auxquelles il est spécialement attaché: «Vengeance pour Morold ! — Rache fur Morold!» «Oses-tu me railler.' — Wagst du ^u hôhnen?n «Dans l'angoisse de mon cœur je fis le serment — in der Herjens Schivere schwur ich den Eidii «tandis que la vengeance me tordait le cœur — aïs mir die Rache im Busen rangry et, ensuite, pendant qu'Iseult donne, d'un geste impérieux, son ordre suprême à Brangaine. (Note du traducteur.)
Ces deux motifs prédominent dans tout le commencement de la scène contenant les premières explications, échangées avec un cérémonial de cour, dans lesquelles la profonde fermeté de l'homme qui se maîtrise fièrement se manifeste, dans un chant du style le plus noble, vis-à-vis de l'impulsion impatiente et péniblement contenue de la femme exaspérée *.
Au second motif s'attache aussi la louange simulée de Morold qu'exprime Iseult sur une harmonie chevaleresque et sonore.
La seconde partie de la scène trouve son motif principal dans une figure qui, auparavant, n'avait paru être que l'expression d'un sentiment fugitif et qui, dérivée du dessin mouvementé en triolets de l'accompagnement du motif
^ On remarquera ici, par exemple, le double triolet significatif du passage; «manque de convenance envers sa propre épouse — Untreue gegen sein eigetr Gemahl», où s'affirme l'importance extrême de la plus parfaite correction dans la méthode de vocalisation de Wagner; car, si, avec le laisser-aller habituel de la déclamation de certains chanteurs, ces triolets ne sont pas suffisamment détachés, l'expression que le compositeur a voulu donner à cette phrase est entièrement perdue.
de Tristan blessé, prend le caractère de ce même motif