‹ Tristan et YseultChapitre 35 sur 36 · Malédiction de l'amour · texte numérisé non relu

Malédiction de l'amour

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Cette figure, jusqu'à la malédiction de l'amour, forme le thème principal du reste du chant dont la véhémence s'apaise ensuite graduellement pendant le court chant qui suit de Kourvenal penché sur son maître évanoui et s'éteint dans la répétition des motifs de l'amour de la cinquième partie de la scène.

La cinquième partie de la scène comprend : La vision de Tristan et la réalité de l'apparition du navire, réunies par le chant joyeux du pâtre, La vision est un chant admirable d'une mélodie délicieusement entraînante : « Comme elle traverse, radieuse, souveraine et tendre, les champs de la mer — Wie sie selig, hehr iind inilde, ivandelt durch des Mcer's Gefddey> accompagné par le gracieux motif du sommeil doucement berçant qui prend de plus en plus d'intensité jusqu'au soupir d'amour, employé dès lors

motiviquement : «Ah! Iseult que tu es belle ! — Ach, Isoldc, l'oie schôn bist du!)). La réalité de l'approche du navire, qui anime le dialogue impétueusement pressant entre Tristan et Kourvenal, trouve son expression pleine d'allégresse dans le chant du berger dont la continuation, dans toute cette partie, est une seule fois interrompue par un assombrissement harmonieux et par une figure brusquement descendante lorsque le navire disparaît derrière le récif. Le «soupir d'amour» {Liebesseufzer) se mêle à un ardent appel de Tâme pendant que retentit de nouveau, dans la joie de la délivrance, la mélodie de l'allégresse. Kourvenal se précipite au-devant d'Iseult. Tristan reste seul.

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