‹ Tristan & Isolde: drame musical en trois actes. Version française d'AlfredChapitre 5 sur 26 · ARGUMENT DU DRAME · texte numérisé non relu

ARGUMENT DU DRAME

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Antécédents de l'Action. — Tristan, chevalier breton, vit à la cour de son oncle, le roi de Cornouailles, Marke, Le royaume de Marke a été, naguère, assailli par Us Irlandais, sous la conduite du preux Morold, fiancé a /solde, fille du roi <f Irlande. Tristan s'est battu avec Morold et la tué. La tête coupée de f Irlandais a été odieusement envoyée à Isolde.

Sur ces entrefaites, Tristan, rongé^ depuis le combat, de blessures affreuses, atterrit au rivage d'Irlande, oii il se cache sous le nom de « Tantris », renversement de son propre nom. Isolde^ experte en Part de guérir, assure son retour à la vie. Elle ne tarde pas, cependant, à reconnaître dans le faux Tantris, Tristan, le meurtrier de Morold, Le tranchant de son épée se creuse, en effet, d'une ébréchure où s* ajuste précisément un éclat d^ acier trouvé dans la tête du preux, Isolde, a cette découverte, a eu la pensée de frapper F étranger; mais, au moment oit elle brandissait le glaive, un regard de Tristan Va désarmée et son cœur s'est ému de pitié. L'amour, en cette minute, est entré au cœur des deux héros, a leur insu.

De retour en Cornouailles , Tristan supplie le roi Marke^ vieux et sans enfant, d'épouser Isolde. Lui-même, loyal, reçoit la charge d'aller chercher la royale fiancée. Une sait pas qu'en offrant Isolde il sacrifie celle que le destin a réellement faite pour lui et qu'il se sacrifie lui-même, né pour elle seule. Les conséquences de cette terrible situation forment tout le sujet du drame.

Acte premier. — Sur le vaisseau qui porte Isolde en Cornouailles, conduite par Tristan, la jeune fille souffre de n'être pas aimée; le héros se défend par sa réserve de I amour qui I envahit. Sur un ordre expris d^ Isolde, il se rend auprès d'elle. Elle veut se réconcilier avec lui dans la paix de la mort. Mais, au lieu d'un poison, c'est un philtre d'amour qu'ils boivent. Lorsqu'on aborde au rivage, on a grande peine à dérober au roi Marke la fatale violence de leur passion. — Deux personnages épisodiques, Pécuyer Kurwenal

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