‹ Tristan le RouxChapitre 24 sur 33 · TRISTAN SIÎ MET A I. OEUVRE · texte numérisé non relu

TRISTAN SIÎ MET A I. OEUVRE

Deux heures après, un spectacle étrange frappait les Orléanais, accourus sur les remparts de leur ville et montés sur les toits de leurs maisons. Des barques sans le secours des voiles ni des rames, remontaient le ileuve, et ceux qui eussent dû les conduire, au lieu de manœuvrer comme des mariniers, étaient age touillés et chantaient un immense te Deum, dont la douce musique arrivait jusqu’aux assiégés, qui le répétaient en chœur. Dans la première de ces barques se trouvaient Jehanne, Danois et La Hire; les autres portaient les munitions, les grains et les animaux. Ce notait pas le vent de la terré, c’était le souffle de Dieu qui poussait cette flotte.

Le couvoi s’arrêta tout seul devant Orléans, et Jehanue, mettant pied à terre, ordonna qu’on introduisit les vivres dans la ville. On eût dit que jamais les Anglais n’avaient occupé les bords de la Loire, car aucun d’eux ne sortait des bastilles, excepté pour fuir.

Le miracle était évident. Jehanne fut reçue comme une li- ' bératrice, et, accompagnée de deux cents lances, .tandis que le reste de la comiiaguie retournait à Blois pour y préparer un autre convoi, elle entra dans la ville, et se rendit d’abord à l’église pour y remercier publiquement Dieu.

La foule était accourue sur les pas de la jeune fille. Là, comme à Fierbois, on baisait ses mains et l’on touchait son étendard. Les malades voyaient en elle la guérison, comme les Orléanais voyaient la liberté. C’était à qui offrirait sa demeure à l’envoyée de Dieu, car on était convaincu que les bénédictions du ciel tomberaient sur la maison qui aurait le bonheur de l’abriter.

— Merci, braves gens, répondit-elle avec émotion à tous ceux qui lui faisaient cette offre; mais je sais d’avance où je dois aller.

— Dites-le, Jehanne, el nous vous conduirons.

— Où demeure le trésorier du duc d’Orléans?

— Jacques Boucher?

— Oui.

— Oh! c’est un digne homme, sa femme unesainte femme, sa fille une pieuse fille.

— C’est chez lui que je veux aller.

— C’est moi! Jehanne, dit un vieillard en fendant la foule au milieu de laquelle il se trouvait, et en s’agenouillant devant la sublime bergère, c’est moi! D’où me viennent l’honneur et la grâce que vous me faites?

— Cet honneur el cette grâce, messire, vous viennent de vos vertus et de votre respect pour Dieu, et c’est Dieu qui m’envoie chez vous.

— Suivez-moi donc, Jehanne, car nulle maison, fût-ce celle du roi de France, ne vous sera plus hospitalière que la mienne.

Jehanne suivit le trésorier, et si quelqu’un envia ce bonheur à Jacques, nul n’en blâma Jehanne, car Jacques était le plus honnête qu'on pût voir.

'Toute la ville suivait, en chantant et en jetant des fleurs sur le passage de la Pucelle.

Pendant ce temps, on achevait d’entrer dans Orléans le premier convoi de vivres.

— Femme, dit Jacques Boucher en montrant Jehanne à sa femme, Dieu a envoyé un ange sur la terre, et cet ange a choisi notre maison pour s’y reposer un instant.

— Mon enfant, dit Jehanne à la fille de Jacques Boucher, voudrez-vous me donner la moitié de votre chambre et la moitié de votre lit?

Pour toute réponse, la jeune fille baisa la main de Jehanne avec des larmes de reconnaissance et d’émotion.

— Dites-moi votre nom, mon enfant, reprit la bergère.

— Haumette, répondit la jeune fille.

— Haumette, fil Jehanne avec un soupir, c’est le nom de ma première amie; c’est avec Haumette que je courais dans la plaine et que je cueillais des fleurs pour sainte Marguerite quand j’avais dix ans. Haumette! tu es bien heureuse de n’avoir pas quitté la chaumière paternelle et de vivre loin des camps et de la guerre sous les tranquilles ombrages du bois chenu.

— Regrettez- vous donc la mission que vous accomplissez? demanda Jacques Boucher.

— Non, mon père, car mon devoir est de l’accomplir; mais je regrette ma mère que j’ai laissée pleurant, mon père qui n’a que sa prière pour se consoler, mon frère et mes amis d’enfance, que je ne reverrai peut-être plus.

Jehanne était ainsi faite. Chaque fois qu’elle venait de triompher d’un obstacle ou de remporter une victoire, le souvenir de sa vie tranquille passait sur l’éclat de sa vie nouvelle, et tout en étant lière de celle-ci, elle ne pouvait s’empêoh r de regretter l’autre.

— Oh! il y a beaucoup de la femme, mes amis, continuat-elle en voyant que ceux à qui elle parlait étaient tout élon-

nés de la voir triste une heure après avoir accompli sa première promesse, accomplissement qui mettait tout un peuple dans la joie et qui allait émerveiller le monde ; oh ! il y a beaucoup de la femme dans celle que vous appelez un ange. Tu le verras, Haumette, toi qui me verras de près, toi à qui je ne cacherai ni mes faiblesses passées ni mes faiblesses présentes.

Et en disant cela, Jehanne pressait la tête de la jeune fille dans ses mains et l’embrassait à plusieurs reprises.

— Allons, Jehanne, chassez cette tristesse, dit Olivier, qui, comme toujours, n’avait pas quitté la Pucelle. Tous nous avons laissé ce que nous aimions pour servir le roi de France et sauver le pays. Dieu nous tiendra compte de ce que nous avons fait, et nous reverrons un jour, vous les bords de la Meuse, moi les plaines de Karnac. N’est-ce pas, Étienne?

— J’y compte bien, répliqua le bel enfant, le silencieux amant d’Agnès, j’y compte bien. J’aurais pu, moi, ne pas quitter ce que j’aimai3, car rien ne me forçait à vous suivre, car je ne suis pas un homme de guerre, moi, car j’ai j usqu’à présent passé ma vie à chanter des ballades et à composer des vers; eh bien! je vous ai suivie, Jehanne, sans savoir pourquoi, parce que vous ôtes jeune, parce que vous êtes bonne, et que, comme ma destinée est de donner ma vie à quelqu’un, je vous l’abaudonnerai à vous, si elle peut vous être bonne à quelque chose.

Haumette regarda celui qui venait de parler ainsi, et le voyant jeune, beau, faible comme elle, ayant reconnu dans ses paroles uirécho de ses propres pensées, elle se dit, presque malgré elle, que ce cœitr était le frère du sien, et qu’il y aurait peut-être un bonheur à tirer de la réunion de deux i mes si semblables; car Haumette était une charmante vierge, aussi belle sous sa robe de lin que la plus belle sous sa robe de velours, aussi blanche et aussi saiute que les plus aimées du Seigneur.

Mais elle fut troublée dans ses pensées par un grand bruit qui se fit à la porte, et par l’entrée des chefs qui ôtaient venus à Orléans aVec Jehanne. C’étaient Düuois, Xaintrailles, le sire

de Gamaches et le sire d’Iliers, qui venaient tenir conseil afin de savoir ce qu’il y aurait à faire, maintenant qu'on était entré à Orléans.

— Jehanne, ditDunois, vous avez si miraculeusement tenu votre promesse aujourd’hui, que nous n’avons voulu rien décider sans avoir pris d’abord votre avis.

— Merci, merci, répondit Jehanne, mais mon avis est bien simple. Seulement rappelez-Yous qu’il faut le suivre aveuglément si vous voulez triompher, car il ne vient pas de moi, mais de Dieu.

Les chefs s’inclinèrent en signe d’adhésion, quoique quelques-uns d’entre eux, sceptiques comme de véritables soldats, ne fussent pas encore bien convaincus de la réalité de sa mission.

— Voici donc ce que j’ordonne, répéta Jehanne.

— Ce que vous ordonnez? fit le sire de Gamaches.

— Oip, messire.

— Et de quel droit ordonnez- vous ici?

— Du droit que je tiens de Dieu d’abord, je vous le répète, et du roi ensuite, vous le savez aussi bien que moi, messire. Obéissez-moi donc, car, encore une fois, vous ne chasserez l’Anglais qu’à cette condition.

— Voyons vos projets. *

— Messire, fil Jehanne en se retournant vers Dunois, vous partirez demaiu pour renforcer les troupes qui sont parties pour Blois ce soir. Quant à nous, nous étudierons demain et après-demain l’état de la ville et les positions des assiégeants, et dans trois jours nous attaquerons les Anglais à la Bastille des Tournclles.

— Je m’oppose à ce projet, fit le sire de Gamaches.

— Et moi aussi, fit La Dire,.

— Et pourquoi?

— Parce que nos troupes sont en trop petit nombre, et qu’il vaut mieux attendre que üuuois soit revenu avec son renfort.

— Ce n’est ni le nombre des soldats, ni le courage du corps qu’il faut pour vaincre, c’est l’énergie de l’âine.

— Tout cela est bon à dire, mais moi je ne combattrai pas, reprit le sire de Gamacbes.

— Eh bien ! quoique cela me peine, je combattrai sans vous, messire, et vous aurez la douleur de n’avoir pas participé à la victoire et de ne pouvoir point participer à l’honneur.

— Moi, je suisse l’avis de Jehanue, fit Dunois.

— Et moi je suis de l’avis de Dunois, fit Xaintrailles.

— Et moi je pense comme Xaintrailles, Dunois et Jebanne, ajouta le sire d’iliers.

— Alors on me donne tort? s’écria le sire de Gamaches qui n’était pas habitué à ce que son avis ne prévalût point.

— Non, messire, répliqua Jehanne, on me donne raison.

— Fort bien! Puisqu’il en est ainsi, puisqu’on écoule l’avis d’une péronnelle de bas lieu mieux que celui d’un chevalier tel que moi, je ne me rebifferai plus. En temps et lieu ce sera ma bonne épée qui parlera. Mais le roi et mon honneur le veulent, à partir d’aujourd’hui, je défais la bannière et ne suis plus qu’un pauvre écuyer. J’aime mieux être le soldat d’un noble homme que d’obéir à une fille qui vient on ne sait d’où et qui a fait on ne sait quoi.

— Oui, messire, lit Jehanne avec émotion et en faisant signe à ses amis qui voulaient répondre à Gamaches, de se taire et de la laisser dire; oui, je comprends votre colère et qu’il vous soit dur, après vingt années de, hauts faits, d’obéir à une pauvre paysanne comme moi. Mais la soumission vous serait facile et l’obéissance vous serait douce, messire, si vous vouliez bien vous pénétrer une fois pour toutes que je ne suis pas une femme, mais la vivante volonté du Seigneur, et que devant le chef de tous les mondes, les plus grands capitaines peuvent se courber sans honte et obéir sans affront. Rien ne pourra m’arrêter dans la voie que j'ai prise, et ma résolution dépassera les vôtres, quand les vôtres ne seront pas dans les desseins de Dieu. Or, je vous le dis de nouveau, Dieu ne veut pas ce que vous voulez aujourd’hui; et ce que je veux s’accomplira. Donnez-moi la main et laissez-vous convaincre.

TRISTAN LE ROEX 197

Dunois se leva, prit la main de Gamacties et la mit dans la main de Jehanne.

— Allons, n’en parlons plus, dit le chevalier; je ferai ce que les autres feront.

— Voilà qui est parler, messire, dit Jehanne avec joie ; parlez toujours ainsi, et le Seigneur bénira vos armes. Maintenant, messieurs, faisons une dernière sommation à nos ennemis, afin que, si cela est possible, ils se retirent sans qu’il y ait de sang de répandu.

Et Jehanne appela:

— Ambleville I

Amblevilie était, comme on se la rappelle, le second héraut de Jehanne.

— Tu vas porter à Talbot, lui dit-elle, la lettre que je vais dicter à Messire Olivier de Karnac, et tu lui diras que c’est la dernière sommation que je lui ferai.

Et Jehanne dicta à Olivier une lettre qu’elle signa de sa croix, et qui ordonnait aux Anglais de se retirer, s’ils voulaient éviter de grands malheurs.

Ambleville hésita s’il prendrait la lettre.

— Pourquoi hésites-tu? lui dit Jehanne.

— Si Talbot allait me retenir prisonnier ?

— 11 n’a garde.

— Cependant il a menacé Guyenne de le faire périr s’il revenait avec une lettre de vou3. ,

— Tu as donc peur de la mort? fit Dunois.

— J’ai peur d’une mort obscure et inutile. Puis, j’ai ma mère qui a soixante ans et qui n’a que moi.

-r- Alors donne-moi cette lettre, fit Étienne eh se levant.

% — Vous allez la porter! s’écria Haumette, qui avait assisté

à toute cette scène ainsi que son père, scène pendant laquelle Jehanne, assise h côté d’elle, lui avait tenu la main comme à une sœur.

— Oui, répondit Étienne. Je n’ai jamais vu un Anglais de près, et je ne serais pas fâché d’en voir un.

— Mais si l’on vous tue?

— Jehanne n’a-t-elle pas dit qu’il n’y avait pas de danger?

et d’ailleurs je suis orphelin, moi, ce u’est pas comme Ambleville.

En disant cela le jeune homme prenait la lettre.

Jehanne, à qui rien n’6chappait, serra la maiu de Haumette et lui dit tout bas :

— Rassurez-vous, enfant, c’est un message sans danger. Du reste, nous allons gagner les remparts pour étudier les environs, et nous le suivrons des yeux.

Comme elle disait cela, Étienne, avec son insouciance ordinaire et comme un véritable écolier, quittait en chantant l’hôtel de Jacques Boucher et prenait sa course vers la porte de la ville.

Les capitaines qui se trouvaient là, le trésorier et sa fille, s’acheminèrent vers les remparts, d’où l’on aperçut le jeune homme qui se rendait à la Bastille Saint-Laurent, que commandait Talbot.

— Messire, dit Étienne au capitaine anglais, à côté duquel * un homme était assis, la tôle appuyée sur sa main et le visage caehé par cette main, messire, voici une lettre de Jehanne la Pucelle qui demande prompte réponse.

Et en disant cela, le jeune homme qui remettait la lettre à Talbot regardait curieusement autour de lui.

Talbot, après avoir lu cette lettre, la passa à son compagnon, lequel releva la tète, si bien que le page put voir un homme de vingt ans environ, pâle, les cheveux et la barbe rouges, et vêtu d’une armure du huitième siècle.

— ■ Je pense, répondit cet homme, qui n’était autre que Tristan, qu'il ne faut rien répondre à cette fille et qu’il faut pendre son messager.

— Alors, voilà votre opinion, messire, fit Étienne en riant. Savez-vous qu’elle n’est ni chrétienne ni hospitalière ! Mais on ne pend pas comme cela un ami du roi de France et un ambassadeur de la Pucelle, car je suis l’un et l’autre.

— Et qui nous en empêcherait si nous le voulions? demanda Talbot.

— Oh! personne. Seulement, vous auriez le chagrin, si cela arrivait, de voir les deux cents prisonniers anglais que

nous avons se balancer au vent sur les remparts d’Orléans, pendus chacun à une potence pareille à la mienne, sans compter qu’avant deux ou trois jours vous pourriez bien vous balancer tous les deux de la même façon, attendu que Jehanne n’aurait de cesse qu’elle ne m’eût vengé.

— Ainsi, Jehanne compte livrer bataille si nous refusons de nous retirer?

— Oui.

— Et peut-on savoir quand elle donnera le combat?

— Elle n’en fait pas mystère: dans trois jours.

— Eh bien! dites-lui, beau messager, que dans trois jours nous serons prêts à la combattre.

— Voilà toute votre réponse?

— Et tu ajouteras que si elle nous envoie encore des hérauts comme toi, nous ne lui eh renverrons que de3 morceaux.

— A charge de revanche, messire, et soyez tranquille, nous ne bouderons pas. Quant à vous, l’homme rouge, je me rappellerai votre ligure, et, par sainte Agnès, en attendant qu’on vous pende en réalité, je vais vous pendre en effigie, dès que je vais être rentré à Orléans.

Tristan se leva et courut sur Étienne; mais avant qu’il eût pu l’atteindre, l’étrange ambassadeur avait sauté par la fenêtre et s’était mis à courir à travers la campagne, dans la direction d’Orléans.

— Eh bien! cria Jehanne à Étienne quand elle le vit aux pieds du rempart.

— Eh bien! ils ont voulu me pendre, répondit Étienne en riant; puis ils ont voulu m’assommer, mais j’ai sauté par la fenêtre et me voilà.

— Ainsi, ils refusent de quitter la place?

— Oui.

— Oui, nous refusons, ribaude, s’écria un soldat anglais qui passait près des remparts avec une petite troupe d’hommes; oui, nous refusons d’obéir à une sorcière comme loi, à la prostituée des Armagnacs, qui se dit une envoyée de Dieu, et qui n’est qu’une messagère du diable.

— Malheureux! s’écria Jehanne, peux-tu bien blasphémer ainsi, quand tu es si près de la mort!

— Que voulez -vous dire, Jehanne? demanda La Hireà la jeune fille.

— Je veux dire qu’avant une heure ce malheureux aura rendu son âme à Dieu qu’il insulte.

Le soldat et ses compagnons continuèrent leur chemin, ceux-ci silencieux, celui-ci continuant à insulter Jehanne; mais à peine avait-il fait cinquante pas, que son cheval, effrayé, se cabra et l’emporta dans la direction de la rivière.

— Voyez, dit Jehanne en étendant la main; voyez, la justice de Dieu : cet homme va mourir.

Tous les yeux se fixèrent sur le cavalier impie, et à travers le tourbillon de poussière que soulevait son cheval, on le vit osciller de droite à gauche, frappé qu’il était sans doute de la prédiction de celle qu’il avait insultée, et on l’entendit pousser des cris de terreur; puis bientôt on n'aperçut plus que le cheval, et l’on se demandait ce que l’homme était devenu, quand on vit le cheval traînant quelque chose daos sa fuite : c’était le cadavre du soldat dont un des pieds était resté pris dans l’étrier, et que les pierres du chemin déchiraient eu lambeaux. Tous ceux qui étaient là regardèrent Jehanne avec admiration, et comme on dut regarder le Christ quand il ressuscita d’un mot la fille de Jaire.

— Oh ! vous qui lisez ainsi dans l’avenir, dit tout bas Haumette à Jehanne, pourriez- vous lire ce qui se passe en moi depuis que vous êtes à Orléans ?

— Oui, mon enfant, répondit la Pucelle, et si vous le voulez,' un soir nous en causerons; car il y a ici bien des oreilles qui pourraient entendre ce qui ne regarde que vous moi, et une troisième personne, ajouta Jehanne en désignant Étienne qui venait de remonter sur les remparts et qui s’approchait d’elle.

THISTÀK LE HOUX 201

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