‹ Tristram Shandy et le Voyage sentimental traduits de l'anglais. Nouv. éd. précédée de le vie de SterneChapitre 50 sur 197 · CHAPITRE CGLVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE CGLVIII

Description de Paris.

Je ne sais si c'est la faute des Français ou la nôtre, s'ils s'expliquent mal, ou si nous ne les comprenons pas bien ; mais, quand ils nous disent qui a vu Paris a tout vu, il m'est évident qu'Us se trompent; du moins, s'ils entendent parler de ce qu'on voit à la lueur des lanternes; car on ne voit rien.

En plein jour la chose est différente.

Paris est percé de mille à douze cents rues. Quand vous les aurez toutes suivies, quand vous aurez vu ses portes, ses ponts, ses places, ses statues ; quand vous aurez visité ses quatre palais et toutes ses églises, parmi lesquelles vous vous garderez d'oublier Saint-Rocli et Saint-Sulpice...

Alors vous aurez vu...

Mais que sert de vous le dire ? Lisez-le vous-même écrit en ces mots sur le portique du Louvre :

Non orbis gentem^non urbem gens habet ullam, UUà parem. »

On peut le traduire ainsi pourTintelligence du lecteur :

ce Cette nation est unique parmi les nations; cette ville est unique parmi les villes : Chanter et rire, rire et mourir. »

Il faut convenir que le Français a une manière joviale de traiter tout ce qui est grand.

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