‹ Tristram Shandy et le Voyage sentimental traduits de l'anglais. Nouv. éd. précédée de le vie de SterneChapitre 70 sur 197 · CHAPITRE CCLXXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE CCLXXVI

Tablettes perdues.

Quoique je sentisse; bien que tout ce que j'avais dit au œmmis pouvait valoir ses six livres quatre sous, j'étais fxjurtant déterminé à faire note de cet impôt

siir mes tablettes avant que de quitter la place. Ainsi, je mis la main dans la poche de mon habit pour chercher mes tablettes. Mon aventure peut servir d'avis aux voyageurs à venir de prendre un peu plus garde aux leurs... les miennes n'y étaient plus.

Jamais aucun voyageur désolé n'a fait pour ses tablettes autant de train et de carillon que j'en fis pour les miennes.

« Ciel! terre! mer! feu! m'écriai-je, appelant tous les éléments à mon secours, on m'a volé mes tablettes! que vais-je devenir? Monsieur le commis, de grâce, mes tablettes où étaient mes remarques, ne les ai-je pas laissées échapper tandis que nous causions ensemble?

— Quant aux remarques, dit-il, vous en avez laissé échapper un bon nombre de fort extraordinaires.

— Bon ! dis-je, vous n'avez rien vu. Il n'y en avait que pour six francs quatre sous. Mais les autres? (Il secoua la tête.) Monsieur Le Blanc, madame Le Blanc, n'avez- vous pas vu mes papiers ? La lille, courez dans ma chambre. François, suivez-la. Il faut que j'aie mes tablettes. Ce sont, m'écriai-je, les tablettes les plus précieuses, les plus sages, les plus ingénieuses. Que fautil que je fasse? de quel coté dois-je me tourner? »

Sancho Pança, quand il perdit ses provisions et son une, ne s'affligea pas plus amèrement.

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