CHAPITRE CCXCVIl
Description topographique.
Les destinées, qui avaient certainement prévu tout ce qui concernait les amours de la veuve AVadman et de mon oncle Tobie, avaient depuis la création de la matière et du mouvement (et même avec plus de courtoisie qu'elles n'ont coutume d'en mettre en pareil cas), avaient, dis-je, établi une chaîne de causes et d'effets liés si étroitement ensemble, qu'il était presque impossible que mon oncle Tobie eût habité et occupé une autre maison et un autre jardin dans tout le monde entier, que la maison qui touchait à la maison et le jardin qui touchait au jardin de mistriss W'adman. (iC voisinage, joint à la commodité d'un gros arbre
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crciix el loulTii, place dans le jardin de la veuve, et sur la palissade de mou oncle Tobie, fournissait à l'aimable veuve toutes les occasions ([ue son i^oùt pour les opérations militaires pouvait désirer. Elle pouvait observer tous les mouvements de mon oncle Tobie, et assister à ses conseils de f^^uerre. Et mon oncle Tobie, dont le cœur était sans défiance, ayant permis au caporal (à la sollicitation de Bri^dtte) de prati([uer en osier une porte de communication pour prolonger les promenades de mistriss Wadman, mistriss Wadman se trouvait maîtresse de pousser ses approches jus({u'à la porte de la guérite, et quelquefois môme (par pure reconnaissance du procédé de mon oncle Tobie), de former son attaque et d'assaillir mon oncle Tobie au fond même de sa guérite,