‹ Trois années de théâtre, 1883-1885, Volume 1Chapitre 3 sur 47 · AVANT-PROPOS. III · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. III

d'intimité et d'abandon, il n'aimait rien tant que de nous chantonner un refrain de Mozart ou un Lied de Schubert en finissant par quelques vers de poètes allemands. Aussi avec quelle impatiente ivresse de collégien attendait-il, dans la saison, que l'heure des vacances eût sonné pour lui : il partait pour les pays d'Alsace, pour Bade, Vienne, Prague, Munich ; là il se promenait et regardait, il observait et étudiait, il comparait et classait ses jugements. Il y eut des années où la joie du retour était voilée d'une triste inquiétude, c'était lorsqu'il rapportait de ses séjours au delà du Rhin une impression trop cruelle.

Cette excursion annuelle dans les pays germaniques, la sincère admiration dont il témoignait pour les lettres allemandes, avaient naturellement amené des relations amicales entre le voyageur et de très distingués habitants des localités qu'il visitait : des écrivains, des hommes d*État, des journalistes.

Nous adressions, il y a quelques mois, cinq volumes des œuvres de J.-J. Weiss au célèbre historien et homme d'État de H***, avec lequel J.-J. Weiss avait échangé quelques correspondances au sujet de certaines questions d'histoire. Nous le priions de nous dire avec franchise si le nom de J.-J. Weiss était très connu en Allemagne, et quelle

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