‹ Trois années de théâtre, 1883-1885, Volume 1Chapitre 4 sur 47 · IV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

IV AVANT-PROPOS

valeur les lettrés allemands accordaient à ses œuvres. Nous détachons et nous traduisons aujourd'hui un passage de la réponse de Téminent écrivain allemand.

« Monsieur,

» Mes compatriotes qui ont lu les œuvres de M. Weiss, qui le connaissent bien, se divisent en deux fractions : Tune, la plus nombreuse, ne connaît de cet écrivain que ses articles sur la littérature et l'histoire d'Allemagne. Ils ont constaté qu'il est du très petit nombre de Français qui aient étudié, compris et interprété le génie et les lettres allemandes, qui aient vulgarisé en France notre théâtre, nos romans, nos œuvres d'histoire, qui aient parlé avec respect, même avec admiration de l'esprit, de la culture et des institutions germaniques. A ce Weiss ces Allemands ne marchandent ni l'estime, ni la reconnaissance.

» La seconde fraction, moins importante par le nombre, mais remarquable par la qualité, se compose de professeurs, de journalistes, d'hommes d'État et d'hommes du monde. Ceux-ci possèdent la langue française presque aussi bien que leur propre langue maternelle, et ils ont lu tout ce que Weiss a écrit sur la poUtique, l'histoire, le théâtre aussi bien français qu'allemand. Inutile de vous dire que toutes ces personnes de goût professent la plus

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