‹ Trois ans à la cour de PerseChapitre 48 sur 60 · I.K CINTI-.NMIir I>'\( IITI\N KT SON FUS · texte numérisé non relu

I.K CINTI-.NMIir I>'\( IITI\N KT SON FUS

tuelle. Et c'est là pourtant le lieu de séjour choisi pour se reposer. Ce vent, fréquent dans la région, n'empêche toutefois pas de vivre longtemps. On nous fait voir un vieillard qui, dit-on, a cent vingt ans. Comme il n'y a point d*état civil, il n'existe d'autre preuve de son âge que le dire des siens. Cx: qui est certain, c'est qu'il a toutes les apparences d'un homme parvenu à une très grande vieillesse.

Il est vrai que nous ne restons pas ici uniquement afin de

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nous reposer. Aujourd'hui, 4 août, est ghatU itnam Hqfiehi, l'anniversaire de la mort tragique de Hossein, fils d'Ali. Les fanatiques ne perdent pas si belle occasion de se taillader la peau du crâne à coups de khama 5 il y en a au camp qui n'auront pas trop de la journée de demain pour panser leurs blessures. Faut-il qu'ils soient doués d'une endurance toute spéciale, ces insensés qui se livrent à de pareilles pratiques, même en voyage, & ne craignent pas de continuer leur route sous le soleil d'août, le plus souvent à pied!

On fabrique à Achtiân des guilims, ces tapis à double face & sans poils, dont recouvrent leur tente nuptiale les fiancés du Lar, le jour du mariage.

A propos de tapis, j'en reçois un de Sultanabad, cadeau de mon excellent confrère Hakim el-Mamalek. Il s'excuse de ne pas me l'avoir fait parvenir plus tôt, explique ce retard par la difficulté qu'il a éprouvée à se procurer un ancien tapis, comme j'en recherche, & me prie de croire que, s'il n'est pas plus beau, c'est qu'il n'a pas trouvé mieux. Je pense qu'il lui eût été difficile, en effet, de trouver un tapis ancien mieux conservé, plus velouté, plus fin, aux couleurs plus adoucies sans être effacées, en un mot un plus rare tapis. Tenant à lui donner une preuve immédiate de ma reconnaissance, & n'ayant rien sous la main qui puisse lui être plus utile, je me fais un plaisir de lui envoyer une trousse de chirurgie.

A2i2 es-Sultan a blessé d'une balle au bras un de ses serviteurs, parce que, m'assure-t-on, il n'exécutait pas ses ordres ponftuellement. Lx)in de le punir pour cet afte, volontaire ou non, le chah l'a réprimandé à peine, tant sa faiblesse est grande vis-à-vis de ce méchant gamin.

6 (tout. — Nous nous rendons à Dastdjcrd en quatre heures, par -une de nos meilleures routes de montagne. A peu près à moitié chemin se présente une gorge bordée de deux rangées de collines bien différentes d'aspc6t. Sur les flancs à pente ra-

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pidc de celles de gauche, exposées au midi, gisent de grosses pierres noires qui, en se détachant des sommets, ont laissé ceux-ci tailles à pic sur une certaine hauteur 5 celles de droite, aii contraire, ont leurs sommets arrondis, une pente douce, & sont à peu près partout recouvertes de terre.

Dastdjerd, assez élevé pour offrir une température supportable, est un village qui se trouve, avec deux autres semblables, sur un petit plateau fermé en fer à cheval. Très peu de culture aux alentours; quelques vignes dans les jardins.

MAISON DU MOrSTOFI D»A(:ilTI\N.

8 août

On descend d'au moins 700 mètres, en altitude, pour atteindre Aveh, au travers de ravins profonds & de lits de torrents à sec, peu commodes à nos voitures.

Le vieil Aveh était bâti dans une situation favorable sur la route direéle dlspahan à Karvin. Afin de n'en pas perdre les avantages, la nouvelle ville s*est construite à peu de distance, au sud de Tancienne, aéluellement sous terre autour de la col-

line artificielle qui supporte les ruines de la citadelle. Elle possède rimam^adè d'AbduUah Moussa & de ses fils.

9 août. — Trois farsakhs jusqu'à Yelabad. Nous lassons sur notre droite un village comme nous n'en avons pas rencontre jusqu'à présent.

D'habitude, les misons se touchent, au moins par leurs murs de clôture, & sont à terrasses; ici, chaque maison est isolée dans la plaine & a la forme d'une ruche conique, sans autre ouverture qu'une porte basse, ce qui rend complète la ressemblance.

Avant d'arriver, nous passons une rivière, le Kara-Tchaï, à peine large de 7 à 8 mètres au milieu d'un lit qui en a peutêtre 200, & qui doit s'emplir, sans doute, au moment des grandes crues du printemps, puisqu'un pont d'une dizaine d'arches & une jetée deux fois plus longue ont été juges nécessaires pour aller d'une rive à l'autre. En Perse, les rivières conservent loin de leur source le caraâère de torrents.

Une lettre de Téhéran, datée du 6 août, apprend que le choléra y a fait son apparition le i*^*" du même mois. Les cas sont graves 5'on croit urgent l'envoi à Sahabkranié des femmes restées dans l'Ark à l'anderoun.

10 août. — Une heure & demie de voiture & nous traversons Saveh. La plaine qui l'environne est couverte au loin d'ondulations indiquant l'emplacement de villes successivement détruites par les diverses invasions, mongoles, arabes & autres, qui ont dévasté ces contrées. Des tronçons de minarets, une mosquée abandonnée sont aperçus en passant. Mais je m'arrête devant un abambar, une citerne qui, bien qu'éloignée de la ville, est admirablement entretenue. Seul le besoin d'eau, question vitale en ce pays, peut produire de ces effets. Trois dômes, presque au ras de terre, recouvrent le réservoir, auquel on accède par une porte monumentale & en descendant un

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escalier de trente-deux marches, au bas duquel est une rangée de robinets qui laissent couler, quand on les ouvre, une belle eau limpide, d'une fraîcheur appréciable par cette chaleur que nous endurons.

Encore une heure ik nous sommes au campement, à Fethabad, la tête brisée par un soleil de feu ik par un vent chaud de sud-ouest venant des plaines brûlantes de l'Arabie. Fethabad est une grande ferme appartenant à Naïcb es-Saltaneh. Je^ne

Crf>i|uu (1« i'aati>ar.

ABAMBAR DE SAVEll.

conseillerais pas au chahzadc d'y venir l'été en villégiature : mon thermomètre marque 40 degrés à trois heures de l'aprèsmidi : la plus haute température de ce voyage.

II août. — Une brusque saute du vent l'a fait souffler du nord avec violence, toute la nuit, si bien qu'après une journée des plus chaudes, nous avons eu une nuit vraiment froide, pour compléter l'agrément de notre passage à Fethabad.

Au lever du soleil, ce vent cesse &. nous nous mettons en

route en pénétrant presque aussitôt dans la montagne, de l'autre côte de laquelle nous ne tardons pas à apercevoir la chaîne occidentale de TElbourz, puis le majestueux cône du Dcmavcnd. Notre camp est près de Mamounyeh, qui pour tirer son nom du calife Mamoun n'en est pas moins un pauvre village d'un gris sale uniforme.

12 août. — Au trot de nos chevaux, soulevant une épaisse poussière, nous passons à coté ou au travers de plusieurs villages, avant d'arriver à l'emplacement de l'ancienne ville de Zerend, aujourd'hui tout à fait enfouie.

Partout, plaine sèche & aride, d'où ne s'élève que le gros bourg de Pik, enfermé dans ses murs flanqués de tours, au pied desquels nous campons.

On ne conçoit pas qu'autant d'êtres humains puissent vivre au milieu d'un pays si désolé, n'ayant pour eau de boisson qu'une eau saumâtre conservée dans des citernes.

1} août. — L'étape sera longue : plus de 6 farsakhs. Nous sommes en voiture à deux heures du matin, eu égard aussi à l'excessive chaleur. Vers quatre heures, nous passons devant un caravansérail ruiné, mais qui présente cette particularité nouvelle d'être tout construit en moeHons, murs & voûtes. Enfin, peu après six heures, nous trouvons nos tentes au bord du Kéredj, qui forme ici de nombreux marécages, non loin de Rabat-Kérim.

14 août. — Malgré les nouvelles peu rassurantes du choléra, qui a déjà gagné Chimran & les campagnes voisines de Téhéran, nous nous rapprochons davantage de la capitfle & transportons notre camp à Khasemabad, distant de la ville d'environ 2 farsakhs.

On dirait que depuis quelques jours nous avons hâte de voir le camp infcélé par l'épidémie, tant nous précipitons notre

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marche, sans séjour, sans repos nulle part. Tout le monde est sur les dents j nous nous étonnons que nos domestiques puissent suffire à la besogne, & nous ne sommes pas sans craindre qu'ils ne nous quittent.

Ce sera miracle si nous ne sommes pas contamines aujourd'hui. Des cavaliers ne cessent d'arriver de TcTiéran 5 bien plus, la foule des mendiants que toute ville entretient nous envahit. Aucune mesure n'est prise. Des raisons que j'ignore, supérieures sans doute à la saine raison, l'emportent sur les meilleurs conseils. Continuant d'avancer, nous irons, des demain, à Saltanetabad.

Nos visiteurs nous apprennent que le choléra tait une centaine de viftimes par jour, qu'avant-hicr sont mortes la mcrc de Zel es-Sultan & la mère d'Emir Khan Serdar, le gouverneur de Bouroudjird.

Ces nouvelles attristent le chah, sans ébranler sa résolution. Du reste, il n'est peut-être plus temps de s'éloigner. Une seule conduite était sage à la nouvelle que le choléra avait fait son apparition en ville : retourner sur ses pas & aller finir la saison dans les montagnes de l'Elvcnd, dont on n'était qu'à une faible distance à ce moment.

// août — Nous nous rendons à Saltanetabad en contournant de l'ouest au nord les fortifications de Teliéran. Bon nombre des nôtres entrent en ville 5 nous-mêmes nous nous melons à la population sortie des portes pour nous voir passer & causer avec ceux qu'elle connaît. Enfin, après avoir rencontré un convoi de morts que l'on porte en terre, nous nous éloignons, en prenant, à gauche, la route de Saltanetabad.

18 août. -Le choléra sévit depuis plusieurs jours dans les villages voisins; déjà Tedjrich, Zerghindeh, Roustemabad & Desachoud sont envahis.

Deux décès cholériques ayant eu lieu la nuit dernière à Sal-

tanetabad même, le départ pour Chcrcstanck est décidé au réveil. Nous nous mettons en route avec le choléra en croupe, on peut le dire; car nous laissons déjà, près de la cascade de Paskalè, un homme assez atteint pour ne pouvoir aller plus loin, & d'autres donnent des signes non équivoques d'infeéïion avant l'étape. Le chah, qui a limité les personnes de sa suite, n'emmène pas moins d'une cinquantaine de femmes, chiffre qu'il est permis de trouver élevé en la circonstance.

12 septembre. — L'épidémie de choléra de Cherestanek a dure du i8 août, jour de notre arrivée, au 5 septembre, aucun nouveau cas ne s'étant déclaré depuis cette demière date. Tant au camp qu'au village, contaminé rapidement par le camp, il v a eu une vingtaine de décès sur une cinquantaine de cas. Donc, gravité moyenne, extension vite arrêtée, grâce aux mesures d'hygiène prises, bien qu'un peu tardivement.

A part deux femmes de l'anderoun, qui ont guéri, & un capitaine de garde à la porte du palais, mort la nuit du 20 août, la maladie n'a atteint que des hommes de cuisine ou des palefreniers. Et si le choléra a pénétré dans l'anderoun, j'ai acquis la certitude que les aliments en avaient été le veliicule, un cholérique étant mort auparavant dans une des tentes-cuisines dressées au dehors.

Ma convidtion est qu'en isolant immédiatement les premiers malades, on aurait relevé encore moins de cas, & qu'un traitement prompt aurait réduit le nombre des décès. Je l'ai tenté sans pouvoir y parvenir.

A quelque distance en aval du camp, de l'autre côté de la rivière, j'ai fait dresser trois tentes 5 j'ai installé dans leur voisinage un service de pharmacie & d'infirmiers; j'ai mis enfin à la tête de cette petite ambulance un médecin sortant de l'école de Téhéran, jeune homme intelligent cS: plein de bonne volonté, Mirza Mahmoud, fils du professeur Mirza Khazcm. Tout le personnel étant musulman, j'avais lieu de croire que l'on ne

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pourrait avoir de répugnance à aller se faire soigner par lui. Il n'en a rien ctc : personne n'a voulu venir sous ces tentes, & je ne sais quelle machination de ma part on a vue dans leur installation. C'est tout juste si l'on ne m'a pas accusé d'avoir été guidé par la peur du choléra.

CHARMEURS DE SERPENTS, DANS LA COl'R DE LA LEGATION DE FRANCE.

Il m'a fallu renoncer à cet excellent moyen de préservation. Je me suis alors appliqué à faire tenir le camp dans le plus grand état de propreté, à y répandre les antiseptiques à profusion, surtout à veiller à l'incinération de tous les vêtements de cholériques décédés ik au remplacement des tentes qui en avaient abrité. Le premier ministre, Emin es-Sultan, s'est employé de son mieux à me faciliter cette partie de ma tache, & son autorité n'a pas toujours été superflue.

A l'altitude de 2,500 mètxes où nous nous trouvons au milieu de ces hautes montagnes, le froid se fait déjà sérieusement sentir. Nous regagnons Saltanetabad. Chemin disant ^ une nuée de neige crève sur nos têtes j derrière nous les sommets en sont tout blancs.

L'épidémie est en décroissance partout, mais elle a £iit de nombreuses viélimes à Tcliéran, où la mortalité s'est clcvœ jusqu'à près de 800 décès par jour, du 20 au 25 août^ chifïrc énorme pour une population diminuée de moitié en etc. Il est vrai que ce sont généralement les plus pauvres qui restent, ceux qui offrent le plus de prise à une épidémie.

Pour tous les gens compétents, les conduites d'eau, ouvertes de distance en distance & allant de quartier en quartier en passant par chaque maison, ont été la grande voie de propagation du fléau, avec l'eau comme véhicule. A ce sujet, voici un fait notoirement connu. Un pèlerin revenant de Mechhed rapportât les vêtements de quelques hadjis morts dans cette ville ou, au retour, le long de la route; il les a lavés à l'entrée de Téhéran; peu de temps après le choléra s'est déclaré dans les maisons les plus voisines & sur différents points éloignés. Or, le mode de distribution de l'eau explique, à lui seul, & la contamination de proche en proche, & la création simultanée de foyers secondaires à diverses distances, surtout quand on connaît la coutume musulmane de laver les cadavres, & de les laver près des conduites ou au bord des bassins.

2) ofîobre. — Aucun nouveau cas de choléra n'a été signale depuis les derniers jours de septembre, tant autour de nous qu'à l'intérieur de la ville. On peut donc considérer l'épidémie comme terminée.

Nous rentrons à Téhéran après plus de cinq mois d'absence, venant direélement de Sourkh i Hessar, où le roi a voulu finir la saison par quelques journées de chasse. La capitale a repris sa vie habituelle; on ne se douterait pas que la mort y a fauché

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tant d'existences depuis que nous l'avons quittée 5 les bazars sont animés comme par le passé.

Mais si la rue ne m'apprend rien, ma maison, que j'ai laissée à la garde d'un jardinier, m'en dit assez. Le jardinier, qui s'était installé avec sa femme & ses deux enfents dans les chambres de mes domestiques, y est mort du choléra ainsi que ses deux enfants, après quoi sa femme s'est retirée chez son propre frère. Ce dernier, prévenu de mon arrivée, m'apporte les clés, devenues inutiles, toutes les portes ayant été forcées.

Mirza Issa, sous-gouvemeur de la ville, étant mort, <S: aucune autorité n'existant plus pour maintenir l'ordre, des prisons furent ouvertes & les prisonniers mis en liberté. Une bande de ces malfaiteurs a pénétré dans ma maison où elle n'a laissé que ce qu'elle n'a pu enlever, ayant même cssavc d'arracher un crochet en fer pour suspension, solidement fixé, à ce qu'il paraît, au plafond de la pièce principale.

Le ministre de France, M. de Ballov, ayant eu l'amabilité de m'offrir l'hospitalité à la légation, je m'y rends avec mes gens, mes chevaux & mes bagages.

2j oâobre. — Me voyant dans cette situation &, par-dessus tout, très fetigué par cinq mois de voyage passés sous la tente, du premier au demier jour, sans compter les nuits blanches du temps de l'épidémie de choléra, je demande un congé.

Avec sa bienveillance inaltérable pour moi, le chah m'accorde ce congé. Et Sa Majesté met le comble à ses feveurs en me remettant les insignes & le brevet, rédigé sous sa diélée, de grand-croix de l'ordre du Lion & du SoleiH^^

^*^ Voici la tradudlion de ce brc- impériale par ses services & ses soins

vet : «Celui qui approche le plus dévoues, surtout depuis que Tcpi-

de Notre personne (Mogharreh ol- demie de choléra a éclaté, durant

Khagan) , le médecin-chef Doéleur laquelle il a déployé toutes ses ca-

Fcuvricr, qui est Notre médecin pacités Jx sa science dans les soins

particulier, ayant, en ville éc dans qu*il a donnés aux gens de Notre

les voyages, satisfait Notre Majesté suite, mérite, pour ces raisons,

En me faisant cet honneur inespéré, Nasr cd-EHn, dont la bonté à mon égard ne s'est pas démentie un seul instant depuis plus de trois ans que je suis attaché à sa personne, Nasr cd-Din veut-il que j'emporte le regret de le quitter? Il n'était pas besoin, à cet effet, de cette dernière & haute faveur.

une distinélion de Notre part. En conséquence , dans l'exercice de cette heureuse année, appelée Louy-il, Nous lui odlroyons la décoration de l'Ordre du Lion 6c du Soleil de pre-

mière classe avec le grand cordon vert qui lui est spécial, afin qu'il s'en honore & qu'il continue par ses services de mériter Notre satisfadlion impériale.»

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