LES AMUSEMENTS EN AMERIQUE
Les plaisirs ne sont pas communs en Amérique, et peu de personnes les recherchent. On n'est guère disposé à s'amuser le soir quand on s'est faligué toute la journée dans les vives et absorbantes émotions du commerce. 11 faut au plaisir du temps à discrétion et une fortune acquise. Le plaisir qui prend la place du labeur est un plaisir amer; les grelots de la folie n'étouffent pas la voix inquiète de la conscience. Or, nous l'avons dit, il n'y a que peu de fortunes patrimoniales en Amérique ; chacun travaille encore, et, pour le plus grand nombre, il n'est guère d'autre plaisir que le plaisir négatif de l'allégement de leur peine. Dans ce New- York, qui est sous quelques points le Paris de l'Amérique du Nord, j'ai été fort surpris de ne voir que très-peu de théâtres; il n'y a pas non plus de cafés proprement dits. On y trouve de simples bar-rooms, où les consommateurs se tiennent debout près du comptoir et avalent lestement leur verre de brandy, de sherry, de wisky ou de brandy cocktail, en grignottant un morceau de biscuit et de fromage.
11 me sembla d'abord que les amusements et les réunions manquaient au public dans une ville si importante. Je me trompais, car la spéculation, qui n'oublie rien, offre incessamment au public new-yorkers plus d'amusements qu'il n'en veut prendre. Longtemps je me suis
demandé ce que devenait l'énorme population flottante qui encombre les hôtels à New-York. Il me paraissait étrange que les voyageurs restassent le soir dans leur chambre ou passassent leur temps dans les salons de l'hôtel. Mon tort était de comparer Paris, la ville des plaisirs, où les étrangers viennent pour dépenser de l'argent, à New-York, la ville des affaires, où ils viennent pour en gagner. Les Américains n'oublient pas assez ce précepte : « La fortune ne se fait pas; elle s'économise ! » Quand ils s'amusent, c'est au meilleur marché possible, et les plaisirs qui dépassent vingt-cinq sous ne réussissent jamais qu'à demi dans le nord de l'Amérique.
Barnum, le génie du Humhug, a le premier compris cette vérité en ouvrant son fameux musée, à New- York, où, pour la bagatelle de deux schellings américains (1 fr. 25 cent.), on examine à loisir trois grands étages de curiosités de toutes sortes, avec les phénomènes du jour, qui varient de Tom-Pouce à la femme barbue, de la femme barbue aux frères siamois, des frères siamois aux Aztecs, des Aztecs à la femme géante, de la femme géante au phoque savant qui dit papa et maman, du phoque aux Esquimaux, etc., le tout accompagné de deux pièces de théâtre, fort convenablement jouées dans une salle coquette et élégante où se presse une société nombreuse de flirteurs et de flirteuses. La société toute galante qui encombre le musée Barnum, sorte de foire aux amours, mérite d'être observée. C'est ce que nous faisons dans le chapitre que nous consacrons à Y amour en Amérique.
Parfois Barnum se réveille du sommeil où le tiennent plongé, depuis quelque temps, ses quinze ou vingt mil-
lions de francs ; il dédaigne alors ses phénomènes ordinaires, et offre au public quelque spectacle nouveau.
C'est ainsi qu'il a eu dernièrement l'idée de faire, pour la race humaine, ce que nos voisins les Anglais font depuis longtemps pour la race chevaline, moutonnière et bovine. II fit annoncer dans tous les journaux des Etats qu'une exposition d'enfantsàla mamelle serait ouverte dans son musée, et il engagea les mères et les nourrices qui voudraient l'honorer de leur confiance à lui expédier leurs marmots franc de port, promettant des primes d'encouragement aux plus robustes.
Cette idée, impossible dans tout autre pays, eut à New- York un succès extraordinaire. La conversation ne roula pendant plusieurs semaines que sur le bahy show. On envoya de toutes les villes de l'Union, à l'adresse de M. Barnum,qui les reçut en père, une foule de petits monstres à larges faces, à triples mentons, à encolures énormes, bouffis comme les anges de Rubens, repus comme des oies grasses. Une mère eut l'idée d'expédier trois enfants nés d'une même couche î elle eut une prime d'honneur et reçut, de la part de Barnum, les paroles les plus flatteuses.
Bref, la foire aux enfants fut le spectacle de prédilection des Américains, et laissa désertes les représentations de l'Opéra. Un jury fut formé pour juger du mérite de chaque concurrent; il se composait de personnages graves et de mères de famille expertes en la matière. 11 y eut là comme partout des intrigues, et plus d'une mère ou d'une nourrice fit agir des influences secrètes pour faire couronner son poupon, au mépris de la justice et de l'embonpoint.
Enfin, le grand jour des récompenses arriva. Les mères et les nourrices, remplies d'une émotion facile à comprendre, attendirent avec impatience et le cœur haletant la décision des juges.
Les juges se prononcèrent, et les petits monstres lardés furent présentés à la foule, qui les accueillit par des applaudissements et des hurras enthousiastes , auxquels pourtant, il faut bien le dire, se mêla le tumulte des nourrices mécontentes et quelques sifflets désapprobateurs.
Barnum avait exposé tous les concurrents réunis; il exposa naturellement les vainqueurs, qui attirèrent tout New-York et remplirent les caisses de l'homme adroit qui, vingt ans auparavant, avait formé le premier noyau de sa fortune en montrant dans une baraque une vieille négresse qu'il faisait passer pour la nourrice de Washington.
Encouragé par le succès de l'exposition des enfants, Barnum a eu l'idée de faire aussi l'exposition des jolies femmes de l'Amérique. Il promettait à la plus jolie une dot si elle était demoiselle, et, si elle était femme, une parure en diamants. L'idée était charmante, mais, comme beaucoup de charmantes idées, elle était d'une bien difficile exécution.
Une mère enverra bien concourir un poupon de quelques mois, mais elle ne permettra pas à sa fille, dans toutes les séductions de ses grâces, d'aller se montrer en public pour briguer le prix de beauté. Le mari le moins prudent refuserait également celte permission à sa femme, 11 ne fallait donc compter que sur cette population féminine que les Français, dans leur piquante galanterie, appellent des loreUes.
Barnum tourna la difficulté, en n'exigeant de ses jolies concurrentes que leur portrait au daguerréotype.
Ce fut un grand désappointement parmi la population masculine, qui se serait portée en foule à l'exposition des jolis modèles.
Mais bien que les daguerréotypes soient loin d'offrir le charme des originaux dont ils seront la copie, ils attireront, nous n'en doutons pas, un très-grand nombre de curieux, et ils promettent un nouveau triomphe à M. Barnum, si jamais il exécute son idée.
11 y a dans toutes les grandes villes des États-Unis, à Boston, à Philadelphie, à Baltimore, à Washington, à Saint-Louis, à Cincinnati, à la Nouvelle-Orléans, etc., de belles salles de théâtres, des musées dans le genre du musée Barnum, et des salles de concerts, sans compter certaines églises, avec lesquelles, comme avec le ciel, il est des accommodements, et qu'on loue pour des lectures publiques sur la liberté de tous les peuples, sur la morale, sur la religion, sur l'émancipation des femmes, sur les esprits frappeurs, ou pour donner des séances musicales.
Les principaux théâtres de New- York sont :
Academy ofmusiCf grande salle d'opéra pleine d'ornements et de dorures, pouvant contenir près de six mille spectateurs, mais très-incommode et mal sonore. Ce théâtre, inauguré par Mario et Grisi, il y a environ quinze mois, n'a jamais eu la faveur du public. La moitié de la salle au moins ne peut pas voir la scène, et les stalles, d'invention américaine, qu'un ressort fait se relever d'elles-mêmes dès qu'on n'est plus assis dessus, sont tout à la fois ridicules et incommodes. Quand la personne assise tente de se rele-
ver, la stalle allégée se relève aussi, et vous soulève de toute la force de son ressort. Quand on veut s'asseoir, au contraire, il faut d'une main baisser la stalle, afin d'en prendre possession. J'ai vu des dames, les robes soulevées par ces terribles sièges, tenter deux ou trois fois de s'y installer avant d'y pouvoir réussir.
La salle est toujours beaucoup trop grande pour les amateurs d'opéras à New-York, et aussi pour la musique en elle-même, qui demande, pour être bien goûtée, un local où le son vive, pour ainsi dire, et ne meure pas avant d'arriver à l'oreille des auditeurs. Il n'est pas de voix ni d'orchestre qui puisse lutter contre le vide immense d'une pareille salle.
Nihld S'Garden est un grand et très-joli théâtre sans destination arrêtée. On y joue tous les genres, depuis l'opéra anglais, quand il y a des chanteurs anglais, jusqu'à la pantomime, quand il plaît à la troupe Ravel d'y venir attirer la foule par ses exercices, toujours les mêmes et toujours applaudis.
La famille Ravel a fait en Amérique une grande fortune, qui s'augmente tous les jours, et ne fera que s'accroître indéfiniment. La pantomime par les frères Ravel est pour le peuple américain l'amusement par exellence. Il ne voit, en fait de comique, rien au delà des grimaces de Pierrot, et quand Arlequin, de sa batte légère ou de son pied leste, poursuit Cassandre et lui applique sur les reins un coup qui retentit fortement, les spectateurs rient à se pâmer, et déclarent les Ravel les premiers artistes du monde.
Si la troupe des Ravel arrive dans une ville des États-
Unis, les musiciens qui devaient y donner un concert se sauvent au plus vile pour éviter cette rivalité effroyable. Tous les spectacles, opéra, tragédie ou comédie prennent le deuil et se désolent, pendant que le public satisfait se réjouit d'avance du plaisir qu'on lui prépare.
Depuis quinze ans, les frères Ravel jouent en Amérique les mêmes pantomimes; ils les joueront, si cela leur plaît, quinze ans encore avec un succès égal.
Quand il pleut, en Amérique, les théâtres sont déserts, et cependant, ni la pluie, ni la neige, ni le vent, ni la chaleur, ni les crises financières, ni l'élection du présiden, ni le choléra, n'empêchent les Ravel d'avoir salle comble. C'est une fureur, une démence. La pantomime, par les Ravel, mais rien que par les Ravel (d'autres ont échoué), est le spectacle le plus populaire en Amérique, avec les exercices des nègres ménestrels, dont nous parlerons tout à l'heure.
C'est à cet heureux théâtre de Niblo' s-Garden que la charmante transfuge de l'Opéra-Comique, M™® Anna Thillon, a fait sa fortune, en jouant en anglais les opéras de Scribe et d'Auber, qu'elle avait chantés chez nous en français.
C'est aussi au Niblo's-Garden que, deux années plus tard. M"® Pyne captivait la foule, ravie des mélodies de son flexible gosier.
Presqu'en face de ce théâtre, et dans Broadway, M. Lafarge, régisseur des biens de la famille d'Orléans en Amérique, a fait bâtir, il y a peu de mois, un magnifique théâtre auquel il a donné le nom de Metropolitan-theatre. Cette salle, qui a été choisie par M''" Rachel pour y donner
ses représentations, n'est pas toujours ouverte. Elle est, comme celle de Niblo, à la disposition de ceux qui la louent pour une ou plusieurs soirées.
En Amérique, les théâtres ne sont pas donnés en privilège par le gouvernement, qui ne s'occupe que des affaires de l'État. Chacun est libre de bâtir un théâtre où bon lui semble, de l'ouvrir quand il lui plaît, de le fermer quand il le veut, et d'y faire jouer tous les genres à son gré. N'ayez pas peur, le capital, qui est intelligent, ne se placera pas dans de nouvelles salles de spectacle, si celles qui existent déjà sont suffisantes.
Il est difficile de parler du théâtre Metropolitan sans dire quelques mots des soirées dramatiques de M''« Rachel dans cette salle. J'ai lu plusieurs relations de ces soirées dans différents journaux ; je les ai trouvées inexactes pour la plupart. La vérité, c'est que l'arrivée de notre célèbre tragédienne a produit à New-York une sensation profonde et générale. Depuis Jenny Lind, aucun artiste n'avait excité autant de curiosité. On a plus parlé de Racine et de Corneille en Amérique, durant les quelques semaines que cette actrice est restée à New-York, qu'on ne l'avait certainement fait depuis la découverte de ce pays; et cependant les Américains, habitués aux drames émouvants de Shakespeare, ont trouvé nos tragédies monotones et passablement ennuyeuses.
Je sais des Français qui, sur ce point, pensent exactement comme les Américains.
Cela étant, si vous me demandez quel plaisir si grand pouvaient prendre les New-Yorkers, dont la langue est l'anglais, à entendre débiter des tragédies en français
qu'ils trouvaient médiocres au fond, et dont ils ne pouvaient qu'imparfaitement apprécier les détails, je vous répondrai ce que les métaphysiciens disent aux personnes trop curieuses : C'est un mystère.
On se ferait une bien fausse idée du goût des Américains si, d'après les succès extraordinaires de M"^ Rachel, on se les représentait comme passionnés pour la tragédie française. Toute la troupe du Théâtre-Français de Paris se rendrait à New-York pour y donner des représentations, qu'elle ne ferait pas une demi-salle après les six premières soirées.
Non, ce qui attirait la foule à celles de M"® Rachel, ce n'était ni Corneille, ni Racine, ni la langue française, ni Sarah, ni Dinah, ni Lia, ni les autres; ce n'était peut-être pas M"^ Rachel elle-même, quoique son nom fût depuis longtemps célèbre ; c'était surtout sa garde-robe, dont les réclames avaient d'avance popularisé les merveilles. L'illustre tragédienne avait débarqué dans le nouveau monde avec cinquante-deux caisses (ce chiffre est exact) toutes remplies de splendides costumes. Cet attirail n'était pas un faible attrait pour les Américaines, coquettes entre toutes les femmes. Les costumes d'Adrienne Lecouvreur, dans la pièce de ce nom, ont eu un succès fou dans le monde gracieux et influent des ladies. — « Oh ! les belles robes ! les magnifiques diamants! » s'écriaient-elles. Il n'en fallait pas davantage pour que l'actrice fût proclamée la plus grande artiste de l'univers.
J'ignore les motifs qui ont pu faire dissoudre la troupe dirigée par M. Raphaël Félix. Tout me porte à croire que cette dislocation n'a eu d'autre cause que la santé
délicate de M"^ Rachel; mais certainement celte compagnie eût gagné des militons si seulement elle eût pu promener pendant six mois ses cinquante-deux caisses de costumes.
Au Broadwaij-theatre, on donne souvent et avec succès des féeries fort passables pour les personnes qui n'ont pas vu ce genre de pièces à Paris.
On joue aussi dans cette salle des tragédies anglaises, avec le concours de Forrest, le Talma de l'Amérique. M. Forrest a de bonnes qualités avec de grands défauts. Le plus grand de ces défauts est de crier comme un aveugle qui aurait perdu non-seulement son bâton, mais encore son cbien et l'espérance. Quel organe! il me semble encore l'entendre 1
Néanmoins, malgré ses cris, ou peut-être à cause de ses cris, Forrest est considéré comme le premier acteur tragique du continent américain, et le public n'a pas assez de mains pour l'applaudir.
C'est dans ce théâtre que M"® Alboni, malgré ses précieuses qualités vocales, a fait perdre à son directeur, M. Marshall, le seul argent qu'elle ait rapporté d'Amérique : neuf raille dollars environ.
En descendant Broadway, qui est tout le quartier élégant de New- York, nous trouvons la fraîche et si coquette salle du Lycewn. C'est à ce théâtre que nous avons vu Henri Placide, Blake, Brougham, Lesler, et Wallack, qui en est le directeur. Ces comédiens ont une réputation méritée qui s'étend dans tous les États-Unis.
La direction du Lyceum a eu l'art de former la meilleure compagnie qu'on ait jamais vue en Amérique. Ar-
tisles de premier ordre, jolies femmes, variété et choix heureux de pièces, exactitude de costumes, luxe de décors, rien ne manque à ce charmant théâtre. L'art dramatique américain devra une éternelle reconnaissance à M. Wallack, qui a rompu avec le vieux système des acteurs-étoiles, et s'est attaché à former un ensemble complet.
On y joue des pièces charmantes , écrites par des Américains. Ces pièces sont pour la plupart des comédies en prose, ingénieusement combinées, généralement gaies, spirituelles, remplies d'observations critiques sur les habitudes américaines.
La comédie, si difficile en Amérique, où la liberté pratique est si grande que le ridicule disparaît, où la vie est si remplie par le travail, qu'on n'a ni le temps ni la volonté de censurer les actions de personne, commence pourtant à se faire jour. Les associations baroques, les religions saugrenues, qui naissent, pour ainsi dire chaque jour, de l'esprit inquiet des Américains, en vue de la spéculation; la ridicule loi de tempérance, si souvent violée par les plus fervents apôtres de l'eau claire; l'émancipation des esclaves, prêchée à Boston par des propriétaires de nègres en Louisiane; les incidents insolites, les traits de mœurs curieux qu'on observe à chacune des élections populaires, et tant de choses encore où l'intérêt, la passion, l'aveuglement, tournent à la comédie, sont une pâture plus que suffisante pour alimenter l'esprit et la verve des rares auteurs dramatiques américains. Ajoutons que les fils du nouveau monde ne sont point insensibles à la satire, non pas personnelle, nous l'avons dit, mais simplement générale, et rient de bon cœur chaque fois qu'ils en trouvent
l'occasion. Les journaux même, d'ordinaire si peu plaisants, contiennenlde temps à autre des observations critiques, touchées au coin de l'esprit et du bon sens.
Je me souviens d'avoir lu, au moment des dernières élections, il y a quelques mois, un fait extrêmement original. Je demande au lecteur la permission de le rapporter ici d'une manière incidentelle, notre travail n'étant nullement politique et ne devant, par conséquent, renfermer aucun chapitre sur cette matière toute spéciale.
Un certain capitaine Jack, de Mobile, voulant, à la veille des élections, réchauffer le zèle des votants de son parti, n'imagina rien de mieux que de leur offrir un bal politique. Ce genre de fête paraît être populaire à Mobile, où, par une gracieuse antithèse, l'entrechat s'allie à la voix grave des candidats; l'un fait passer l'autre.
Cet excellent monsieur Jack, sachant combien, en fait d'élections surtout, il ne faut pas lésiner quand on veut réussir, se garda bien d'imiter un de ses concurrents malavisés, qui, dans sa parcimonie, n'avait offert à ses électeurs qu'une boutique de cordonnier pour salle de danse, qu'un baril de whiskey défoncé pour toute boisson, et qu'un malheureux nègre, jouant successivement du violon, de la clarinette et du banjo pour tout orchestre. M. Jack fit les choses plus en grand, et la majorité des votants l'en récompensa en lui donnant ses voix.
Mais voilà qu'après sa nomination, ne se sentant pas assez riche, comme la France à une certaine époque, pour payer sa gloire, il ne trouva rien de mieux que de la faire payer à ceux-là même qui en étaient les auteurs. Voici
textuellement la note des frais qu'il présenta au comité électoral de son parti ;
DOIT le parti du capitaine Jack, savoir :
Décorations du bal.
Boissons. . . .
Cinquante danseuses Cigares. . . .
Préposé aux billets.
Musique. . . .