I. Macchab., IV, 3. — 2. TaixDud
TROIS ANS EN JUDÉE. a5
Ms^al et tant d'autres, ce qui rend extrêmement difQ€ttes les recherches sur la géographie des livres saints.
En approchant de Latroun^ village abandoimé depuis une vingtaine d'années et déjà tout en ruines, je me rappelai la légende touchante de Biraas^ fe bon larron, qui y avait son repaire. Un jour que la sainte famille passait par là, s'enfuyant en Egypte» cet honnête voleur, ^xompagné d'un associé, l'arrêta pour lui £aire payer rançon. Dimas, touché de la grâce du divin Enfant, le protégea contre la brutalité de son complice ; il dut à cette bonne inspiration la faveur de se convertir au moment d'expirer sur la croix, tandis que l'autre mourut dans l'impénitence finale.
Latroun tire soi; nom de Yicus Latronum.
Les croisés y élevèrent sur la hauteur, à gauche, un château fort qui commandait l'entrée de la vallée ; sur le bord de la route, du même côté, l'on voit encore des seuils de portes taillés dans le roc.
Je m'étais détourné vers la droite pour al-
1er examiner de plus près les mines do TiUage et y chercher le tombeau de Samson; mais il n*en reste aucun Tcstige. D s*éle¥ait, à mi quart d*henre de Tendroit oft nous étions, entre deux Tillages, dont Tun est Saurah^ et l'autre Eschteyèh. La Bible le place entre Tsœa et Estaol. Hais nous voilà bientôt dans la montage; la route, quoique bopne encore pour une heure, n*est plus qu'une large Tallée.
Profitons-en et gagnons du terrain.
Une demi-heure après, nous passions i côté des puits de Job (Biar Eyoub) que Mgr Mislin identifie avec la fontaine Nephtoa*. Ce sont deux bassins circulaires, grossièrement revêtus de pierres brutes, où croupit une eau fangeuse. On les considère comme marquant le milieu de la route entre JafiËi et Jérusalem.
Hadji-Moustapha me demanda si je voulais boire, et je crus qu'il se moquait de moi.
« C'est pourtant ici que nous allons faire notre provision d'eau pour le déjeuner, » me