Actes, VII
mence en vérité la Passion \ cette défaillance si humaine dont triomphe Théroïsme divin du sacrifice. Que celte caverne ne soit pas précisément le lieu de Tagonie du Rédempteur, mais bien, comme le prétendent les pèlerins du douzième siècle, Tendroit où se cachèrent les apôtres, cela m'importe peu : ce qui me frappe, c'est la grandeur de cette résignation volontaire à laquelle le monde va devoir son salut. « Mon âme est triste jusqu'à la mort.... Mon Père, éloignez de moi ce calice, s*il est possible; toutefois, que votre volonté soit faite et non la mienne*. »
Descendons maintenant dans l'église du tombeau de la sainte Vierge qui est contiguë.
Cette chapelle souterraine appartient aux schismatiques. Bien que la tradition place plus généralement à Éphèse le lieu de la mort de la sainte Vierge, on montre ici son tombeau depuis le temps de l'impératrice Pulchérie*; on fait même de ce petit temple un vrai
I. Luc, XXII , 41 , 44. — 2. Matt., XXVI, 38, 39. - 3. J. Dam., Orat., II, de B.-M.-V. , kssomip. — Ex Euthymiaca, hist., III, 40.
caveau de famille, car, à droite, en montant l'escalier, vous avez le tombeau de saint Joseph, à gauche ceux de sainte Anne et de saint Joachim.
Du reste cetle hécropole, monument d'un style sévère mais non sans mérite, était jadis surmonté d'une église supérieure qui a disparu; la reine Mélisende y fut ensevelie; au temps des croisades, c'était un siège abbatial sous le nom de Sainte-Marie de la vallée de Josaphat*.
A trente pas au-dessus du tombeau de Sitti'Mériem, en descendant vers le sud et sur le côté gauche de la vallée, se trouve l'enclos de Gethsémani, le jardin des Oliviers où le Christ se retira avec ses disciples le soir de la trahison'. Ce carré de terrain bien cultivé par les Pères de Terre-Sainte, renferme huit oliviers d'un aspect vénérable. Sans doute ce ne sont pas les mêmes arbres qui abritaient sous leur ombrage le divin Docteur, mais